Odette, bénévole à l’Adéic : « je suis fière d’aider les autres ! »

Elle est arrivée à l’Adéic ce matin, comme à son habitude, souriante et agréable, prête à « travailler », comme elle dit. Elle s’est immédiatement assise à son bureau, a sorti la feuille sur laquelle elle note d’une écriture régulière toutes les informations dont elle a besoin et a contrôlé les appels en absence reçus ce matin avant son arrivée, mais également ceux reçus hier soir après la fermeture ou cette nuit. Puis, elle a commencé à rappeler tout le monde, d’une voix professionnelle pour savoir s’ils avaient encore besoin de nous. Il faut dire que le standard et l’accueil du public, elle connait cela parfaitement puisque dans sa vie active, ça a été son travail pendant quarante-et-un ans.

Elle, c’est Odette, standardiste bénévole dans notre structure depuis 2022. Elle m’a raconté comment elle était arrivée là. « Un jour, je cherchais une activité bénévole et je suis tombée sur cette association. J’ai téléphoné et j’ai été reçue rapidement par Julie Vanhille, la secrétaire générale de l’Adéic. Le premier jour, pendant que je répondais aux gens, elle est restée à côté de moi, elle écoutait ce que je disais et elle trouvait que c’était bien. Alors, j’ai décidé de revenir. »

Le standard, c’est sa mission principale. Au début de notre entretien, en toute humilité, elle ne fait référence qu’à cela mais je la connais bien alors je lui rappelle qu’elle est aussi présente aux forums des associations pour représenter la nôtre, aux distributions des chocolats de Noël aux séniors, au salon des Seniors…  Ça lui plaît, me dit-elle, parce qu’elle y fait plein de rencontres. C’est aussi très utile à l’association pour se faire connaître. Pendant les forums, Odette essaye de recruter de nouveaux bénévoles, ce qui n’est pas simple. Elle informe les gens sur les sujets de consommation. Et bien sûr, elle présente notre association, l’Adéic. Elle explique ce que sont nos missions et ce que nous faisons pour les consommateurs. C’est une excellente ambassadrice de l’Adéic pour que les gens fassent appel à nous quand ils ont des soucis.

Quand elle part pour un forum, Odette range toute la documentation à distribuer aux consommateurs dans son caddie. Quand je la regarde s’éloigner, je repense à ce qu’elle m’a confié : « je voudrais en faire plus mais je dois me ménager ! »

Elle vient à l’association deux fois par semaine. Ce qui la motive à venir, c’est son envie d’aider les autres, d’être utile. Et puis, elle aime le droit. À l’Adéic, depuis toutes ces années, elle a appris beaucoup de choses. Bien sûr, elle ne donne pas de conseils juridiques, ce n’est pas sa mission, c’est celle des juristes de l’association, mais son travail a une grande importance. En effet, quand les gens appellent l’Adéic, c’est qu’ils ont un problème avec une entreprise ou parfois, avec un bailleur social. Ils peuvent être stressés, désorientés, voire catastrophés. Beaucoup ont vécu des choses difficiles, des situations qu’ils n’arrivent pas à régler seuls. La standardiste est leur première interlocutrice et elle se doit de savoir écouter, poser des questions pour comprendre la situation et aussi, orienter. Son objectif à elle, c’est qu’une fois le combiné raccroché, les consommateurs sachent quelles informations et quelles  documents nous transmettre. Car après l’accueil au standard d’Odette, les consommateurs envoient leurs documents par mail à nos juristes, qui auront ainsi tous les éléments essentiels pour pouvoir les renseigner le plus précisément possible sur le plan juridique.

Odette passe plusieurs minutes avec chaque personne. Derrière les appels, elle voit des gens et cela la touche. Ainsi, quand elle me parle de cette dame bouleversée, elle est encore très émue : « j’ai eu une personne qui avait fait des travaux de rénovation chez elle. Le menuisier avait quitté le chantier sans l’avoir vraiment terminé. Je l’ai rassurée. C’était difficile pour elle. Elle pleurait. »

Je lui ai demandé si elle avait déjà eu envie d’arrêter. Elle m’a dit que non, sauf quand sa santé s’en mêle, car le bénévolat, c’est un échange qui la nourrit. Elle donne beaucoup mais en contrepartie, elle reçoit de la camaraderie, des moments de complicité avec les collègues de l’association, elle apprend des choses. Et puis comme elle le dit : « Je suis fière d’aider les autres. »

L’Adéic, comme beaucoup d’associations, fonctionne essentiellement grâce aux bénévoles. Odette est l’une des nôtres. Elle n’est pas la seule et nous les remercions toutes et tous pour leur engagement à nos côtés.

Si vous aussi vous souhaitez nous rejoindre, sachez que les missions se discutent selon vos compétences et vos disponibilités.

Pour nous contacter, cliquer sur le lien ci-dessous :

https://www.adeic.fr/index.php/contact/

Et si vous avez des questions, appelez-nous !

01 44 53 73 93

Débarqués par la compagnie : le combat de nos adhérents pour faire valoir leurs droits !

L’Adéic a été sollicitée par des consommateurs suite à un litige aérien.

Alors que les passagers avaient embarqué et qu’ils étaient installés à bord de l’appareil, le commandant a annoncé que, pour des raisons liées aux vents contraires et au poids de l’appareil, cinq passagers devaient débarquer et seraient réacheminés le lendemain. Nos adhérents ont donc quitté l’appareil pour être conduits dans le hall de l’aéroport afin de récupérer leurs bagages, recevoir de nouveaux titres de transport et bénéficier d’une prise en charge de leur hébergement.

Toutefois, après plus d’une heure d’attente, la compagnie aérienne leur a annoncé que le vol promis pour le lendemain était complet et qu’aucune place n’était désormais disponible. On leur a également annoncé qu’aucun vol pour la France ne pouvait être proposé avant le surlendemain.

Par ailleurs, la prise en charge de nos adhérents s’est révélée particulièrement insuffisante et tardive. En effet,  ils n’ont pu occuper leur chambre d’hôtel qu’après minuit et le réacheminement différé a entraîné des conséquences directes sur leur activité professionnelle. Ils ont été contraints de prolonger leur absence jusqu’au mercredi et de poser des congés sans solde. De même, en arrivant à Paris, ils ont dû engager de nouvelles dépenses  :  réserver  une nuit d’hôtel et acheter des billets de TGV. Tout cela pour rejoindre leur destination finale.

Conformément aux dispositions du règlement (CE) n°261/2004, ils ont sollicité l’indemnisation et le remboursement des frais engagés. Toutefois, seule la demande de Monsieur a été acceptée et a donné lieu à indemnisation, celle de Madame a été refusée au motif que la réservation avait été réalisée sous le nom de naissance de Madame, tandis que le relevé d’identité bancaire communiqué était établi sous son nom marital.

Afin de lever toute ambiguïté sur son identité, notre adhérente a fourni une copie de son livret de famille, établissant sans équivoque qu’elle était la même personne que celle figurant sur la réservation; mais la compagnie a persisté à refuser l’indemnisation.

Aussi, notre association est intervenue auprès du transporteur aérien pour lui rappeler qu’aux termes des articles 2, 4, 7, 8 et 9 du règlement (CE) n°261/2004, notre adhérente était en droit d’obtenir une assistance, un réacheminement et une indemnisation en cas de refus d’embarquement imputable au transporteur. Et que par ailleurs, le principe de bonne foi contractuel posé par l’article 1104 du code civil imposait aux parties un devoir de loyauté, de coopération et de diligence dans l’exécution de leurs obligations. Dès lors, il n’était pas possible pour le transporteur de se prévaloir d’une simple irrégularité administrative sans incidence sur l’identité du cocontractant pour se soustraire à ses obligations contractuelles.

A la suite de notre intervention, notre adhérente a finalement été indemnisée.

 

Les présidents de l’Adéic dans les studios de Souvenirs FM

Image : Alles in Pixabay

Patrice BEDOURET, président de l’Adéic (Association de Défense, d’Éducation et d’Information du Consommateur) et Patrick MERCIER, président d’honneur de l’Adéic, ont participé en direct à l’émission « L’Invité(e) du 12/13 », dans les studios de Souvenirs FM, le 27 mai 2026, aux côtés de l’animateur Jean-Philippe Danduran.

Au cours de cette émission, ils ont présenté l’Adéic, une association qui défend les consommateurs face aux litiges du quotidien (arnaques en ligne, factures abusives, problèmes de téléphonie, etc.). Ils ont aussi souligné l’importance de l’union et de la défense collective : un consommateur isolé est souvent démuni face à un professionnel, alors qu’un groupe organisé peut faire entendre sa voix et obtenir gain de cause.

Ils ont également évoqué leur travail de terrain :  interventions dans les écoles pour éduquer les jeunes à une consommation responsable, représentation de l’Adéic dans les instances de concertation, afin de rétablir un équilibre juste entre consommateurs et professionnels.

Voici le lien vers le podcast de leur émission :https://urls.fr/T815qA

JournalduNet: « 4000 euros en un mois » : son compteur Linky devient fou, sa facture explose

Image: Delphinmedia-contrat in Pixabay

L’Adéic a été mise en lumière dans un article du Journal du Net consacré à un litige opposant un couple à Engie après un dysfonctionnement de compteur Linky ayant entraîné une facture de 4 000 €.

Le journaliste Charles Desthieux a recueilli l’analyse de notre juriste Matthieu Bertrand Neuser, qui explique comment l’intervention de l’Adéic a permis de débloquer la situation après de longs mois de démarches infructueuses.

Voici l’article :

L’Adéic interviewée par l’UNSA Retraités

Les lecteurs de l’ infolettre d’UNSA Retraités s’intéressent aux sujets qui concernent la défense du consommateur. Patrice Bédouret, le Président de l’Adéic, dans l’interview qu’il donne à Claude Lassalvy, explique ce qu’est notre association, quelles sont ses missions, ses combats actuels et en quoi elle peut utilement aider les adhérents d’UNSA Retraités. Il rappelle également les liens historiques entre l’Adéic et l’UNSA et notamment l’UNSA Education.  

Pour lire l’interview en entier, cliquez ci-dessous:

https://retraites.unsa.org/mieux-connaitre-l-adeic-mouvement-de-defense-d-education-et-d-information-du

Les clauses illicites ou abusives dans les contrats de fournisseurs de gaz naturel ou d’électricité

Le contexte de la guerre en Ukraine a fortement impacté la consommation énergétique des français. Cette situation conflictuelle au sein de l’Europe a eu des conséquences, l’une étant la hausse des coûts énergétiques.

La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a mené l’enquête :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes/deux-fournisseurs-delectricite-et-de-gaz-naturel-controles

Celle-ci a révélé qu’au cours de l’année 2022, les fournisseurs avaient procédé à une révision des conditions générales de ventes (CGV) de leurs contrats. Les agents de la DGCCRF se sont donc intéressés aux clauses contractuelles, aux relations précontractuelles ainsi qu’à la résiliation des contrats de consommateurs avec les fournisseurs.

Étaient insérés dans ces contrats des clauses dites illicites (clauses prohibées par la loi, qui créent un déséquilibre entre les droits et obligations des parties au contrat) et abusives (clauses ayant pour effet un déséquilibre significatif des droits et obligations du consommateur) qui trompaient le consommateur. Selon la DGCCRF, ces fournisseurs omettaient de prévenir les consommateurs en cas de modification des prix, n’informaient pas du prix des kWh des contrats ou encore, restreignaient les moyens de paiement de leurs clients.

À travers ces contrats illicites et abusifs, les fournisseurs exploitaient le manque d’information des clients pour justifier leurs pratiques abusives. Certains contrats de fournisseurs allaient jusqu’à refuser aux consommateurs tout délai de paiement supplémentaire.

L’ensemble de ces pratiques préjudiciables pour les consommateurs entraînait des interruptions de fourniture d’énergie en pleine trêve hivernale. À cet égard, le fournisseur Primagaz a fait l’objet de nombreuses plaintes de la part de ses clients et a été impliqué dans plusieurs procédures de dédommagement.

Au terme de cette enquête, la DGCCRF a sanctionné les fournisseurs concernés. Ils ont reçu une amende de 20 000 euros. Par ce biais, la Direction générale met en garde contre les manquements des entreprises en matière de droit à la résiliation, ainsi que contre l’insertion de clauses abusives et illicites dans les contrats de fourniture d’énergie.

Afin  d’informer les consommateurs sur ces pratiques, de leur permettre de les dénoncer, de les renseigner sur leurs droits, de nombreux sites gouvernementaux existent. Nous pouvons notamment citer Signal Conso.

Le Médiateur national de l’énergie peut également être saisi par les particuliers dans un délai de 2 mois/1an après l’envoi d’une première réclamation écrite. Cette autorité est chargée de trouver des solutions amiables aux litiges avec les entreprises du secteur de l’énergie.

Il est important de rappeler que les différents forums présents sur les réseaux sociaux sont d’excellents moyens pour les consommateurs de se tenir informés. Certaines situations évoquées peuvent en effet les concerner.

Enfin, si vous êtes victimes de ces clauses illicites ou abusives insérées par votre fournisseur d’énergie dans votre contrat de gaz ou d’électricité, vous pouvez vous tourner vers les associations de défense des consommateurs. A l’Adéic, nos juristes sont justement là pour vous aider dans vos démarches et faire en sorte qu’une solution soit trouvée.

Lettre ouverte des associations engagées contre le surendettement des consommateurs

Notre association l,’Adéic, au sein de l’ACLC,  signe avec d’autres associations consuméristes, associations de lutte contre la pauvreté et associations familiales,  un communiqué de presse appelant « le Gouvernement à agir avec responsabilité sur deux dispositions clés de la Directive européenne des contrats de crédits aux consommateurs (CCD2): la mise en œuvre des services de conseil aux personnes endettées et les conditions d’octroi des découverts bancaires autorisés. »

Image: Pixabay Géralt

L’INC, éditeur de 60 millions de consommateurs, victime du budget 2026

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 27 janvier 2026

 L’ADEIC condamne la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) actée par le gouvernement Lecornu dans la loi de finances 2026.

Malgré la mobilisation des associations de consommateurs parmi lesquelles l’ADEIC, celle de nombreux élus et des salariés de l’institut, cette liquidation est un coup terrible porté à la défense et à la protection des consommateurs.

Alors que les scandales sanitaires s’enchainent, que l’arrivée de produits et de vêtements dangereux pour la santé et l’environnement inonde les marchés… le maintien d’une information indépendante du consommateur est remise en cause.

L’ADEIC dénonce le mécanisme de cette liquidation, dont le coût très important sera prélevé, en partie, sur les subventions versées aux associations de consommateurs.

Une nouvelle fois, ce sont les corps intermédiaires et la société civile qui seront victimes de ces choix.

L’ADEIC apporte son soutien aux salariés de l’INC, victimes de cette décision injuste encouragée par les services de Bercy depuis plusieurs mois et validée au plus haut niveau politique.