Batailles des prix : les consommateurs les plus fragiles perdants…

En ce début d’été caniculaire, l’histoire retiendra que l’on s’est battu en France à main nue pour acheter des climatiseurs !   Ces scènes surréalistes ont mis en lumière, d’un côté, la détresse de populations en souffrance vivant dans des logements dégradés, véritables bombes thermiques, et de l’autre, la grande distribution avec ses techniques traditionnelles pour appâter le chaland.  Combien de clients ce jour-là sont repartis sans le moindre ventilateur mais avec un caddy bien rempli !

Cette technique marketing du produit d’appel, hier annoncée dans nos boites aux lettres, aujourd’hui relayée tous azimuts par les réseaux sociaux et internet, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée par l’enseigne, peut et a donc conduit à des débordements. Dans le cas d’espèce des climatiseurs, il était prévisible qu’au vu du faible nombre de produits disponibles par rapport à la demande, des tensions, voire pires, adviendraient.

Cette pratique, malheureusement courante, nous l’avons tous expérimentée en entrant dans les magasins où les rayons des produits à prix cassés étaient peu garnis voire vides, nous obligeant parfois à nous rabattre sur des produits voisins plus chers !

Parce que les premières victimes sont les plus vulnérables, il est urgent de réguler ces opérations promotionnelles.

Hasard du calendrier, en même temps que ces premières « émeutes du réchauffement climatique », une autre bataille des prix vient enfin de se déclencher au niveau européen contre les plateformes, en particulier chinoises, commercialisant de nombreux produits notamment de fast fashion.

Avec la mise en place d’une taxe de trois euros pour les petits colis, c’est déjà un premier pas ! Maintenant, nous espérons une réforme douanière européenne complète !

Cette fragile barrière à l’entrée a cependant déjà des limites. Elle ne permettra pas de prévenir l’arrivée en France d’articles dangereux et toxiques et ce surcout sera sans doute supporté par le consommateur.

Les populations les plus en difficulté, confrontées à des problématiques de pouvoir d’achat, acheteuses majoritaires de ce type de produits seront ainsi, à nouveau, les premières perdantes de ces batailles de prix.

Patrice Bédouret,

Président de l’Adéic

 

Réseau mobile 2G et 3G : de l’arrêt en cours à l’arrêt définitif fin 2028

En décembre 2025, dans l’un de ses articles, l’Adéic informait les usagers se fournissant en services téléphoniques et Internet par le biais de l’ADSL, de la fermeture imminente du réseau cuivre. Aujourd’hui, nous souhaitons attirer votre attention sur une nouvelle évolution, indépendante de cette dernière mais qui va, tout comme elle, avoir des conséquences non négligeables pour certains usagers.

De quelle évolution s’agit-il ?

Les opérateurs de téléphonie mobile ont commencé à arrêter le réseau mobile 2G depuis fin mars 2026. Cela a commencé à Bayonne, Anglet et Biarritz, pour ensuite concerner les départements 64 et 40 en mai puis s’étendre aux départements 47, 46, 32, 65, 31, 82 et 09 à partir du 9 juin 2026. Le reste de la France métropolitaine sera concerné par cette fermeture entre fin septembre et fin décembre 2026. Quant aux territoires d’Outre-mer, pour connaître les échéances, n’hésitez pas à consulter le site de l’ARCEP. Après la fermeture de la 2G, ce sera au tour du réseau 3G, dont l’extinction débutera à partir de la fin de l’année 2028

Qu’est-ce qu’implique cette fermeture ?

Les téléphones fonctionnant uniquement en 2G ne peuvent plus passer ou recevoir d’appels ni envoyer ou recevoir de SMS. Si vous habitez dans les départements concernés,  que votre téléphone ne fonctionne plus correctement et affiche uniquement la lettre « E » ou ne permet plus de passer des appels, il est possible que votre appareil soit uniquement compatible avec le réseau 2G. Dans ce cas, rapprochez-vous de votre opérateur ou de votre conseiller en téléphonie mobile.

Pourquoi cette fermeture ?

Selon l’Institut National de la Consommation  (INC), plusieurs raisons expliquent l’arrêt de ces réseaux :

– les réseaux 2G et 3G ne sont plus assez performants et ne présentent pas les mêmes garanties de sécurité face aux menaces actuelles que les réseaux 4G et 5G,

-les réseaux 2G et 3G ne sont plus utilisés que par une infime partie de la population, et sont par ailleurs plus énergivores et plus couteux,

– la couverture de la 4G dépasse aujourd’hui 99,9 % de la population métropolitaine.

En pratique, la plupart des consommateurs ne seront pas concernés par cette fermeture. Seuls le seront ceux dont le téléphone n’est pas compatible avec la 4G ou la 5G. En revanche, les personnes utilisant encore un ancien téléphone mobile ou certains équipements connectés (alarmes, systèmes de téléassistance, objets communicants, etc.) doivent vérifier leur compatibilité afin d’éviter toute interruption de service. L’Adéic invite donc les consommateurs à se rapprocher de leur opérateur en cas de doute .

Attention aux bagages !

Le présent cas pratique vous explique sur quels articles de droit vous appuyer en cas d’inexécution contractuelle de la part des professionnels.

En novembre 2025, M et Mme P ont effectué un vol de France vers Angleterre avec une compagnie de voyage. Après enquête, leurs bagages ont été considérés comme définitivement perdus. En février 2026, ils ont reçu de la part de la compagnie de voyage un courrier de proposition de remboursement. Quelques jours plus tard, le couple a accepté cette proposition et a fourni son RIB.

Cependant, au mois de mars, soit plus d’un mois après leur acceptation, la compagnie de voyage a invoqué, à tort, que le compte de M. et Mme P était invalide. A cette occasion, la compagnie de voyage leur a redemandé leur RIB alors que ce dernier, parfaitement clair et lisible, figurait en pièce jointe de leur réponse.

A partir de là, le couple a contacté l’Adéic et a adhéré à notre association. Le service juridique a pris connaissance du litige et a rédigé pour M et Mme P. une lettre de mise en demeure qu’ils ont envoyé à la compagnie de voyage en recommandé avec accusé de réception. Cette dernière a alors procédé au règlement de la somme due.

Que dit la loi ?

L’inexécution contractuelle de la part des professionnels est très fréquente. L’argumentation de notre service juridique s’est appuyée sur l’article 1104 du code civil qui disposent que les contrats (en l’espèce, l’engagement de remboursement de la compagnie de voyage) doivent être exécutés de bonne foi.

Cette disposition est d’ordre public.

Nous avons également cité l’article 1231-1 du code civil qui permet, à défaut de remboursement, à M. et Mme P de demander des dommages et intérêts devant les tribunaux.

Devant cette menace, la compagnie de voyage a préféré payer.

Image : izhar-ahamed-suitcas in Pixabay

Les Jardins de Cocagne : une ruche au service d’un projet solidaire, social et environnemental

L’Adéic siège au conseil consommateur d’Aprifel, l’Agence pour la recherche et l’information sur les fruits et les légumes. Chaque année, l’agence organise une visite de terrain pour aller à la rencontre d’un ou plusieurs acteurs de la branche fruits et légumes.

Cette année, les 24 et 25 juin, nous nous sommes rendus, avec d’autres représentants d’associations de consommateurs, à Besançon. Tout d’abord, nous avons visité les Jardins de Cocagne de Chalezeule, structure créée par l’association Julienne Javel (Association d’insertion sociale et professionnelle dans le Doubs)
« En structurant son projet autour de la lutte contre les exclusions, du développement local, et de la protection de l’environnement, les Jardins de Cocagne sont enracinés au cœur du Développement Durable et de l’Économie Sociale et Solidaire. Le réseau Cocagne mène des actions pour soutenir l’ensemble des Jardins de Cocagne de France. » 

Les jardins de Cocagne vendent chaque semaine 450 paniers de légumes bio, locaux, de saison aux habitants des alentours. En tant qu’association de défense des consommateurs, nous voulions savoir si les personnes qui s’abonnent à  ces paniers venaient uniquement chercher des légumes bio ou si, par leur adhésion, ils soutenaient l’agriculture biologique, les circuits courts, l’insertion professionnelle, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’aide alimentaire.

En espérant pouvoir les rencontrer, nous avons commencé la visite. Très vite, nous avons découvert une véritable ruche.

Les Jardins de Cocagne sont un lieu où travaillent 60 personnes à temps partiel, en démarche d’insertion, encadrées par des maraichers et par des travailleurs sociaux placés sous l’autorité d’un chef de service. Ces personnes, habitant toutes à proximité, sont sélectionnées sur une liste d’attente sur orientation de prescripteurs habilités. Elles restent  entre 3 et 18 mois.

Sur ce chantier, plusieurs métiers sont représentés et les personnels exercent celui pour lequel ils ont le plus de compétences ou pour lequel ils développent un projet professionnel. Les activités sont nombreuses : semis, désherbage, plantations, secrétariat, ménage, logistique des livraisons, conditionnement, conduite de tracteurs, réparations mécaniques, vente. Chaque expérience acquise constitue un véritable atout pour retrouver ensuite un emploi durable. Savoir semer et désherber est par exemple un gage de minutie et de patience.

Les fruits et légumes des paniers sont récoltés la veille du jour où les acheteurs viennent les chercher. Quand il y a du surplus, les travailleurs en récupèrent, un certain nombre est donné aux  » Restos du Cœur » ou vendu à la Banque alimentaire, deux structures situées à proximité des Jardins de Cocagne. La Banque alimentaire finance ses achats grâce aux ressources obtenues via le programme « mieux manger pour tous » : « destiné à améliorer l’accès des publics en situation de précarité aux denrées alimentaires durables et de bonne qualité nutritionnelle. » Par ailleurs, dans la liste des acheteurs du panier, il y a des personnes qui relèvent de l’aide alimentaire et qui payent le panier moins cher. Elles bénéficient aussi d’un accompagnement plus large car elles peuvent participer gratuitement à des ateliers de cuisine. Ces ateliers permettent d’apprendre à se nourrir autrement, en mangeant moins de viande, moins de produits transformés et plus de fruits et légumes. Outre la cuisine, ces personnes peuvent suivre des ateliers d’éducation à l’étiquetage alimentaire, visiter librement les jardins maraichers, bénéficier de dons de plants si elles veulent cultiver un potager sur leur balcon, ou dans les jardins partagés de l’association. Les ateliers de cuisine sont les seuls ouverts à l’ensemble des adhérents. Ils favorisent ainsi une véritable mixité sociale, qui ne se produit pas spontanément dans la vie quotidienne.

Les Jardins de Cocagne ont aussi développé des actions envers les étudiants en s’adressant à leurs associations et en leur proposant des paniers de fruits et légumes à trois euros. Ce rapprochement s’est fait à l’occasion de la mise en place du projet MIAM ( Mutualisons les Initiatives entre Agriculteurs et Mangeurs). Les Jardins de Cocagne souhaiteraient aussi développer un partenariat avec la restauration collective, les EHPAD, les hôpitaux… Dans l’immédiat, ce n’est pas possible pour des problèmes de logistique.

A l’issue de cette visite, nous n’avons pas pu rencontrer les acheteurs des paniers bio et donc, nous n’avons pas pu les interroger sur leurs motivations à venir s’approvisionner aux Jardins de Cocagne. Mais en visitant cette ruche où se croisent agriculture biologique, insertion professionnelle, solidarité alimentaire, formation et développement local et qui est donc bien plus qu’un simple lieu de production maraichère, nous avons imaginé qu’ils n’étaient pas seulement des « acheteurs » mais également des « consommateurs-citoyens », participant en toute conscience au soutien d’initiatives locales, sociales et responsables, et contribuant à construire une économie plus humaine et plus durable.

Passage à Windows 11 : une obsolescence logicielle contraire aux valeurs de l’Adéic

En mai 2015, Microsoft annonçait l’arrivée de Windows 10, en assurant aux utilisateurs que celle-ci serait la dernière version de Windows et que toutes les futures mises à jour se feraient directement sur Windows 10. Malgré cela, en juin 2021, soit 6 ans plus tard, la multinationale américaine revient en arrière et déclare la sortie de Windows 11.  À la même période, la fin du support de Windows 10 est officiellement déclarée pour octobre 2025. Face aux plaintes de nombreux utilisateurs et entreprises, Microsoft repousse la fin du support avec un délai supplémentaire jusqu’en octobre 2026 sous certaines conditions. Ce délai reste insuffisant selon Samuel Sauvage, cofondateur de l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP) qui demande un report jusqu’en 2030.

 Pourquoi Microsoft nous incite à passer à Windows 11 ?

À partir d’octobre 2026, Windows 10 ne sera plus pris en charge, mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Votre ordinateur continuera de fonctionner mais ne pourra plus recevoir les correctifs de sécurité et de fonctionnement qui assurent la protection de votre machine. Vous serez donc plus exposé aux virus et aux cyberattaques. Par ailleurs, l’assistance technique ne sera plus disponible sur les PC n’ayant pas Windows 11.  De plus, Microsoft recommande de faire le changement « pour éviter les problèmes de performances et de fiabilité » liés aux applications.

Or, pour pouvoir installer cette nouvelle mise à jour, il y a des exigences techniques demandées dont une puce TPM version 2.0, qui a commencé à apparaitre sur les ordinateurs à partir de 2018. Cela veut dire que tous les ordinateurs antérieurs à 2018 n’ont plus les critères requis par Microsoft pour pouvoir installer Windows 11. Il faudra donc remplacer les ordinateurs par des machines plus récentes.

 Passage à Windows 11 : un scandale écologique et économique

Ce choix de Microsoft ne concerne pas certains appareils isolés. Les entreprises vont devoir renouveler une bonne partie de leur parc informatique, comme la mairie de Paris, qui a annoncé au journal 20minutes que dix mille ordinateurs étaient obsolètes dans ses locaux en 2025. Ce sera donc autant de déchets informatiques qu’il faudra traiter sachant que selon l’ONU, seulement 22% des DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) ont été recyclés correctement en 2022. Certaines entreprises sont spécialisées dans le recyclage d’appareils électroniques mais cela représente un coût supplémentaire. Le reste du temps, les déchets sont exportés illégalement dans des pays d’Afrique ou d’Asie, qui deviennent des décharges à ciel ouvert, ce qui représente une grande pollution et un risque sanitaire pour ces pays mais aussi du gaspillage de ressources précieuses, qui auraient pu être réutilisées.

On pourrait penser que la destruction d’un appareil représente le plus gros impact environnemental mais selon l’Arcep « 70% à 80% de l’empreinte carbone d’un ordinateur est générée avant même que vous ne l’allumiez pour la première fois ». En effet, la fabrication demande des ressources importantes qu’il faut extraire, comme les métaux rares qui sont coûteux en eau et en énergie. De plus, le transport et la distribution s’additionnent à un impact déjà bien trop lourd.

Sur le plan financier, le remplacement des parcs informatiques représente une grosse dépense non prévue. Ce budget peut être compliqué voire impossible à trouver pour certains particuliers ou certaines associations ou PME. Pour vous donner un exemple, prenons l’ADEIC. L’association possède sept ordinateurs qui seront prochainement obsolètes. En moyenne, une unité centrale avoisine les 700 euros pour un usage bureautique. Le calcul est rapide, on remarque que l’ADEIC va devoir dépenser environ 5000 euros simplement à cause de la fin de Windows 10. Et ce budget concerne seulement le matériel. Pour beaucoup de structures, cela s’ajoute aux différents logiciels proposés comme la suite Microsoft 365 (Word, Excel …). Même s’il existe des tarifs réduits pour les associations, il faut maintenant acheter l’abonnement pour chaque utilisateur et non plus par ordinateur, ce qui alourdit encore la facture.

Pour rappel, une autre solution a été mise en place par Microsoft sur une durée limitée. Les particuliers peuvent s’inscrire au programme ESU (Extended Security Updates) pour une année au prix de 30 € et c’est cette option qui permet d’étendre le support jusqu’en octobre 2026. Pour les entreprises, le programme ESU peut s’étendre jusqu’en octobre 2028 avec un tarif qui double chaque année. Ce n’est pas une vraie solution malgré tout, cela revient juste à décaler le problème.

Quelles alternatives à Windows 11 ?

Pour continuer à utiliser vos ordinateurs plus anciens, une alternative est disponible, les systèmes d’exploitation libres. La plupart de ces logiciels sont gratuits et disponibles pour tous, le plus connu étant Linux. Ils permettent de s’éloigner de Microsoft et toutes les GAFAM (les 5 plus grandes entreprises qui contrôlent le marché du numérique). En plus d’être gratuits, les logiciels libres sont plus respectueux de votre vie privée et sont hébergés localement. Cela vous permet de reprendre la main sur vos données mais surtout, les logiciels libres n’ont pas de date de péremption comme Windows, vous allez donc pouvoir garder vos ordinateurs aussi longtemps que possible. Pour bien comprendre, voici une analogie simple ; votre système d’exploitation c’est une maison. Utiliser un système libre revient à être propriétaire et construire soi-même ses murs et ses fondations. Vous savez comment cela est construit et cela vous appartient pour toujours. A l’inverse, utiliser Windows c’est être locataire d’une maison, avec un propriétaire qui vous observe avec des caméras de surveillance. En plus de connaitre toutes vos habitudes et de s’en servir pour vous manipuler, il peut décider de couper votre bail à tout moment.

Cependant, il existe quand même certaines contraintes à utiliser des systèmes libres. Certains peuvent être relativement différent des logiciels qu’on connait déjà c’est pourquoi la prise en main peut être un peu longue. De plus, même si une grande partie des applications disponibles sur Windows possède un équivalent en version libre, certaines plus spécifiques ne peuvent pas encore être remplacées. Par exemple, les applications de Microsoft 365 ne pourront plus être téléchargées directement sur votre machine mais la version en ligne sera toujours accessible, néanmoins elles possèdent moins de fonctionnalités.

Une fois ces contraintes prises en compte, imaginons que vous décidez quand même de passer aux systèmes libres. Cela peut être un petit peu compliqué. Si vous n’avez aucune connaissance en informatique, n’hésitez pas à vous diriger vers un professionnel du secteur. Il réalisera alors une migration vers Linux et votre ordinateur sera débarrassé de Windows. Mais cela a un coût. Et si vous décidez en plus de faire appel à une infogérance qui fera le suivi de votre ordinateur pour d’éventuels problèmes informatiques, il faudra payer aussi. Si en revanche vous êtes à l’aise en informatique ou bien accompagné, sachez que le passage à Linux est largement accessible, de nombreux tutoriels sont à disposition sur internet. Prenez quand même des précautions, faites une sauvegarde de toutes vos données pour ne rien perdre en cas de problème.

Si finalement vous décidez de rester sur Windows mais que vous voulez commencer à vous décentraliser, ou simplement si vous cherchez des équivalents à vos services en ligne habituels, le collectif des CHATONS (Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires) est là pour vous. Ils recensent gratuitement de nombreuses structures qui proposent des services en ligne respectueux de vos données.  Voici le lien de leur site internet : https://www.chatons.org/presentation

Tout ça demande beaucoup de réflexions et de temps pour pouvoir se renseigner. À l’ADEIC, cela dure depuis des mois. Passer à Windows 11, c’est beaucoup d’argent pour notre association et ça heurte nos valeurs et notre éthique. Après beaucoup de recherches et de discussions avec différents prestataires (infogérances, acteurs des Chatons) nous avons finalement opté pour Linux. Nous savons que le changement ne sera pas simple mais nous préférons tout de même tenter l’aventure du libre et faire un choix plus responsable.

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Des conseils pratiques pour garder son logement frais en période de fortes chaleurs

Image : ChatGpt

Les fortes chaleurs que nous venons de connaître nous rappellent une réalité : les épisodes de canicule vont devenir de plus en plus fréquents.

Face à la chaleur, les climatiseurs se vendent comme des petits pains, au point que certaines enseignes sont déjà en rupture de stock. S’ils apportent un confort immédiat, ils ont aussi un impact sur l’environnement et peuvent alourdir la facture d’électricité.

Avant de vous équiper, l’Adéic vous invite à découvrir les recommandations de l’Adème. Vous y trouverez de nombreuses solutions pour rafraîchir votre logement sans recourir systématiquement à la climatisation. Et si vous choisissez malgré tout d’en installer une, vous y découvrirez aussi les conseils indispensables pour faire un achat adapté à vos besoins.

A lire aussi : le guide : garder un logement frais tout l’été. A télécharger sur le site de l’Adème. librairie.ademe.fr/

Garder un logement frais pendant l’été : il n’y a pas que la climatisation ! – notre-environnement

Comment bien choisir les fournitures scolaires de nos enfants ?

Chaque année à l’approche de la rentrée scolaire, de nombreuses familles se retrouvent perdues dans les listes d’achat des fournitures. Le nombre élevé de références proposées avec différentes gammes de prix ne facilite pas non plus ce moment déjà stressant. L’ADEIC tient à vous accompagner pour trouver des repères clairs dans les rayons et faire le tri entre fausses bonnes affaires et risques pour la santé. Quelles sont les astuces qui vous permettront de choisir les meilleurs produits pour vos enfants ?

Des substances toxiques trop souvent invisibles

Plusieurs études menées par la DGCCRF, l’Anses ou encore 60 millions de consommateurs alertent sur la présence de produits toxiques dans les fournitures scolaires. Ces produits sont utilisés au quotidien par les enfants et présentent un risque pour leur santé.

Certaines fournitures scolaires (peinture, feutres…) relèvent de la réglementation européenne sur les jouets lorsqu‘elles sont destinées à être utilisées par des enfants ; elles bénéficient donc du logo CE, gage de sécurité. Pour tous les autres produits, les fabricants de fournitures sont seulement soumis à la réglementation chimique générale (le REACH), bien moins stricte et protectrice que celle des jouets. Par conséquent les enfants se retrouvent régulièrement au contact de produits toxiques en mâchouillant le bout de leur stylo, en inhalant les odeurs de certaines colles ou encore par simple contact avec la peau.

Selon Céline DUBOIS, qui a participé à une étude de l’Anses, il faudrait privilégier les fournitures qui ne contiennent ni parfum ni paillettes. En effet même si les odeurs semblent agréables, cela signifie que le produit contient des COV (composés organiques volatils) potentiellement toxique qui seront respirés par l’enfant. Évitez aussi les couleurs trop vives, car cela peut inciter les enfants à porter l’objet à leur bouche.  

Les bons réflexes pour une rentrée sans risque

Pour éviter de prendre des risques, certaines astuces simples peuvent vous permettre de reconnaitre les produits moins nocifs. Dans un premier temps, privilégiez des matières robustes comme le bois ou le métal pour remplacer le plastique (règle, équerre, compas…). Certains labels environnementaux vous renseignent sur les produits les moins impactants pour la santé et l’environnement. Voici le guide simple de l’ADEME pour les retrouver en un coup d’œil, selon le type de fourniture.

 

Certains autres logos au contraire sont à regarder avec sérieux, notamment les pictogrammes de danger. On peut les retrouver sur les emballages de colle ou de correcteur au format liquide. Privilégiez donc les colles aux formats solides sans solvant, à base d’eau ou de matières végétales et les correcteurs secs format souris, surtout pour les enfants très jeunes qui sont plus susceptibles de les mettre à leur bouche. 

L’astuce santé : N’attendez pas le jour de la rentrée pour déballer vos affaires. Ouvrez les fournitures neuves quelques jours à l’avance et laissez-les s’aérer dans une pièce ventilée pour évacuer un maximum de COV avant leur utilisation. De même, prenez le réflexe d’aérer la pièce après chaque séance de peinture ou de collage.

Allier sécurité, durabilité et économie

Au-delà de l’aspect sécurité, les courses de fournitures peuvent aussi représenter un budget important pour les familles. Voici une liste rapide de tous les points à vérifier pour votre santé mais aussi pour votre portefeuille :

Avant d’aller au supermarché :

  • Faites l’inventaire de ce qu’il vous reste
  • Testez les feutres et stylo pour vérifier qu’ils fonctionnent toujours
  • Conservez ce qui est en bon état, les cahiers pas finis peuvent servir de brouillon

Au supermarché :

  • Comparez les prix des enseignes tout en sachant qu’un prix élevé ne veut pas dire qualité ou sécurité
  • Attention aux prix des lots qui ne sont pas forcément avantageux
  • Vérifiez les labels et les pictogrammes de danger
  • Évitez les fournitures à la mode et privilégiez celles robustes qui durent dans le temps

En rentrant à la maison :

  • Étiquetez les fournitures au nom de votre enfant
  • Expliquez-lui l’importance d’en prendre soin
  • Laissez les fournitures à l’air libre quelques jours avant la rentrée pour enlever un maximum de COV

Image : adonyig in Pixabay