France Info: L’ADEIC Guadeloupe s’exprime sur la vie chère en Outre-mer

Les journalistes Olivier Lancien  et Nadine Fadel ont relevé les propos d’Hilarion Bévis-Surprise, secrétaire général de l’ADEIC Guadeloupe.

https://la1ere.franceinfo.fr/guadeloupe/vie-chere-nous-sommes-dans-une-societe-qui-n-est-pas-concurrentielle-du-tout-selon-une-association-de-consommateurs-guadeloupeenne-1671174.html

Vie chère : « Nous sommes dans une société qui n’est pas concurrentielle du tout », selon une association de consommateurs guadeloupéenne »

Quoi qu’en dise l’Autorité de la concurrence, les consommateurs dressent le même constat en Outre-mer, notamment en Guadeloupe et en Martinique : les prix sont nettement plus élevés localement que dans l’Hexagone. L’ADEIC réagit au rapport qui dit que les marges des opérateurs ne sont pas « anormales ». L’association réclame des contrôles, des sanctions, une ouverture à davantage de concurrence et une table ronde avec tous les acteurs.

Les réactions se multiplient, après la publication du rapport de l’Autorité de la concurrence sur la vie chère et ses mécanismes. Ce rapport avait été commandé en janvier 2025 par le gouvernement, pour répondre à la contestation populaire, qui avait occasionné des manifestations, voire parfois à des émeutes fin 2024, en Martinique. Mais son analyse et ses conclusions s’appliquent, de l’aveu même de l’Autorité, aux autres régions d’Outre-mer, également concernées par cette « vie chère » tant décriée par les populations locales.

« L’Autorité estime que le niveau de marges pratiquées par les grossistes-importateurs et des acteurs de la grande distribution intégrés actifs en Martinique présente des similitudes avec celui observé dans l’Hexagone. »

Extrait du rapport de l’Autorité de la concurrence

En somme, les marges des opérateurs ne sont pas jugées « anormales« .

Contrôle et sanctions, la clé ?

Hilarion Bévis-Surprise, se dit surpris des conclusions de l’Autorité de la concurrence. Il exige qu’il y ait plus de contrôles et de sanctions.

« Je suis surpris, surtout quand je me mets à la place des consommateurs qui, quand ils vont dans les grandes surfaces, se rendent compte que les prix sont n’ont rien à voir avec les ceux pratiqués en Hexagone.  Ce qui est important pour nous avant tout, c’est contrôler les prix.  On veut des points, on peut vraiment qu’il y ait des inspecteurs de la consommation qui puissent aller sur place, sans prévenir qu’ils arrivent, et contrôler. »

Pour cet acteur, qui accompagne les consommateurs, le nombre d’intermédiaires influe sur les prix.

« Entre le produit qui est acheté en France hexagonale et qui arrive en Guadeloupe, il faut payer le transport, il faut payer la logistique, il faut payer par la suite beaucoup d’intermédiaires fantômes et, le plus souvent, ce sont les intermédiaires qui sont dans le même groupe. Ça fait 5 intermédiaires, avant que le prix arrive dans les rayons. Donc il va falloir éliminer des gens qui, financièrement, ne font pas grand-chose et qui se sucrent sur le dos des consommateurs guadeloupéens. »

Le BQP, un coup d’épée dans l’eau ?

Hilarion Bévis-Surprise est tout de même d’accord sur le constat de l’Autorité, s’agissant de l’inefficacité du Bouclier qualité prix (BQP), censé lutter contre la vie chère. Un dispositif qui se traduit par un panier de produits de première nécessité à moindre coût.

« Ça fait des années que nous, au niveau de l’ADEIC Guadeloupe, on le dit : le fameux BQP ne sert absolument à rien ! Et ça serait bien qu’on puisse s’asseoir autour d’une table et qu’on puisse discuter. Quels sont les produits dont un consommateur guadeloupéen a vraiment besoin ? Il s’agit surtout de se baser sur les produits de première nécessité. »

L’association rejoint aussi entièrement l’Autorité de la concurrence sur la nécessité d’appliquer des sanctions, plutôt que des rappels à l’ordre : ceux qui ne respectent pas les prix imposés doivent payer de lourdes amendes. Ainsi, les choses évolueront, de son point de vue.

À quand plus de concurrence ?

Autre nécessité, selon l’ADEIC : la mise en place d’une véritable concurrence, dans les centrales d’achats.

« Il faut qu’il y ait davantage de concurrence et, surtout, donner la possibilité à des investisseurs guadeloupéens d’avoir des centrales d’achat. Actuellement, tout est bloqué et c’est bloqué par les mêmes personnes. Donc nous sommes dans une société qui n’est pas concurrentielle du tout, au détriment du Guadeloupéen. »

Pour l’ADEIC, l’organisation d’une table ronde, avec les collectivités, les distributeurs, les grossistes, ainsi que les associations de consommateurs, s’impose. Il s’agira de « parler concrètement des prix en Guadeloupe et non pas se baser sur certains fonctionnaires qui ont fait des études », explique Hilarion Bévis-Surprise.

À ECOUTER > « Le Panier« , le podcast qui suit mensuellement l’évolution du prix d’un panier de 15 produits du quotidien dans les 4 hypermarchés de l’île (un mélange entre marques locales et de distributeurs), depuis octobre 2024.

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Image: Lesbains39 in PIxabay

Usurpation d’identité : plutôt prévenir que guérir !

Qu’est-ce que l’usurpation d’identité ?

C’est un moyen de commettre une escroquerie en utilisant vos données personnelles et/ou bancaires sans votre accord.  Ces informations peuvent servir aux usurpateurs pour effectuer des opérations financières ou agir en votre nom.  Les conséquences peuvent être graves. Il est donc essentiel de comprendre ses mécanismes et de prendre des mesures préventives pour se protéger.

L’usurpation numérique

Elle peut se produire à la suite de la perte ou du vol d’un document, mais aussi être numérique.  L’usurpation numérique est de plus en plus répandue, car elle permet aux escrocs d’opérer à distance et d’atteindre un plus grand nombre de victimes.  Les usurpateurs peuvent voler vos données via une faille de sécurité ou se faire passer pour un organisme privé ou public, dans le but d’instaurer un climat de confiance et de vous amener à donner des informations personnelles. Ces méthodes sont appelées phishing, et sont de plus en plus courantes.  Le phishing peut prendre la forme de faux courriels, de messages texte ou d’appels téléphoniques, où l’usurpateur se fait passer pour un autre pour vous inciter à révéler vos informations personnelles.

Le coût collectif et individuel de l’usurpation d’identité

On recense plusieurs milliers de cas d’usurpations d’identité chaque année en France, ayant un grand coût collectif, mais surtout individuel pour les victimes.  En effet, celles-ci peuvent avoir à batailler longtemps pour prouver l’usurpation d’identité et justifier qu’elles ne sont pas à l’origine des transactions, contraventions et autres actes réalisés par les usurpateurs.  Le processus de rétablissement de son identité peut être long et complexe, nécessitant de nombreuses démarches administratives et juridiques.  Les victimes peuvent également subir un stress lié à la perte de confiance en soi et à la peur des conséquences futures.

La nécessité d’adopter une bonne hygiène numérique

A ce titre, il est primordial d’adopter une hygiène numérique pour limiter la surface d’attaque disponible pour ces personnes :

  • Utilisez un gestionnaire de mots de passe pour créer des mots de passe uniques et complexes pour chaque compte en ligne.
  • Ne réutilisez pas vos mots de passe, car si un de vos comptes est compromis, les autres le seront également.  Lors de l’envoi d’une pièce d’identité par courriel pour un contrat ou une location, l’utilisation du service public FiligraneFacile permet d’ajouter un marquage empêchant toute réutilisation frauduleuse du document.
  • Pensez également à activer l’authentification à deux facteurs, qui ajoute une couche de sécurité supplémentaire en demandant une deuxième vérification de votre identité.
  • Soyez vigilant face aux appels urgents de prétendus conseillers bancaires ; rappelez-vous que les organismes officiels ne demandent jamais de codes secrets par téléphone. N’hésitez pas à rappeler votre conseiller depuis votre application bancaire en cas de doute, pour être sûr qu’il ne s’agit pas d’un usurpateur tentant de se faire passer pour lui.
  • Vérifiez toujours l’adresse e-mail ou le numéro de téléphone de l’expéditeur avant de répondre à un message ou de décrocher le téléphone.  Si vous recevez un message suspect, ne cliquez sur aucun lien et ne fournissez aucune information personnelle.
  • Informez-vous régulièrement sur les nouvelles méthodes d’usurpation d’identité et les bonnes pratiques à adopter pour vous protéger.

Que faire en cas d’usurpation d’identité ?

Si  votre identité venait à être usurpée, ne paniquez pas.  Réagir rapidement est essentiel pour limiter les conséquences négatives et le nombre d’actes à contester.  Un ensemble d’étapes doivent être suivies pour faire opposition aux paiements effectués, obtenir les remboursements et faire cesser les nouvelles usurpations :

  • Portez plainte le plus vite possible, afin de pouvoir attester de votre bonne foi et pouvoir justifier votre situation.
  • Enregistrez les factures, relevés bancaires, procès-verbaux et tout autre document vous permettant d’étayer votre dossier.
  • Contactez votre conseiller bancaire pour faire opposition des opérations frauduleuses et mettre en marche les procédures bancaires de recouvrement des paiements et prélèvements effectués.  Il sera peut-être nécessaire de solliciter une vérification auprès de la Banque de France concernant d’éventuelles inscriptions aux fichiers d’incidents de paiement.
  • Rapprochez-vous des juristes de l’ADEIC pour obtenir renseignements et accompagnement dans vos démarches.

Ne pas être seul face au problème est une première étape vers le rétablissement d’une situation normale.  L’ADEIC offre un soutien précieux aux victimes d’usurpation d’identité, en les guidant à travers les démarches administratives et juridiques et en les aidant à retrouver leur tranquillité d’esprit.

L’Adéic et 30 organisations unies pour rendre l’alimentation saine accessible à toutes et tous

Notre association, l’Adéic, se mobilise au sein d’une grande coalition pour exiger une mesure simple et concrète : 100 produits alimentaires, bons pour la santé, vendus à prix coûtant dans tous les supermarchés, tout en assurant des prix justes aux agriculteurs et agricultrices.

Aujourd’hui, près d’1 personne sur 3 déclare devoir sauter un repas faute de moyens. Les produits recommandés pour la santé sont souvent trop chers, avec des marges opaques, accentuant les inégalités sociales et sanitaires.

En unissant nos voix, nous demandons une obligation claire pour la grande distribution : rendre accessibles 100 produits bons pour la santé afin de soutenir le pouvoir d’achat et améliorer la santé publique en contribuant à plus d’accès à une alimentation digne pour toutes et tous. La grande distribution doit agir. Le gouvernement doit imposer des règles claires.

Signez la pétition dès maintenant :  urlr.me/2basNJ 

Liste des membres de la coalition

Dans l’ordre alphabétique :

Action contre la faim

ADEIC (Association de défense, éducation et information du consommateur)

AEQUITAZ

Alerte des médecins sur les pesticides

Association Addictions France

Association française des Diététiciens Nutritionnistes

Association pour la prise en charge et la prévention de l’obésité (APOP)

Association Léo Lagrange de défense des consommateurs (ALLDC)

ATTAC

Avenir santé environnement

Bloom

Cancer colère

Confédération Syndicale des Familles (CSF)

Ecole comestible

Familles de France

Familles Rurales

Fédération des centres sociaux et socioculturels de France

Fédération française des diabétiques

Fédération promotion santé

foodwatch

France Assos Santé

Greenpeace France

Le collectif : Les pieds dans le plat

Ligue contre l’obésité

Noé: association pour la biodiversité

Oui Change

On Est Prêt

ONAV

Oxfam France

Réseau Environnement Santé

RESES (Réseau étudiant pour une société écologique et solidaire)

Réseau Action Climat

Secours Catholique Caritas France

Tablée des chefs

UFC Que Choisir

Union des Groupements des Epiceries Sociales et Solidaires (UGESS)

VRAC

Suppression de l’Agence Bio : un recul pour la santé et l’information des consommateurs

A L’ADEIC, nous nous engageons pour l’éducation à l’alimentation et nous revendiquons un accès à une information fiable en matière de sécurité sanitaire. C’est la raison pour laquelle nous alertons aujourd’hui les consommateurs sur les conséquences graves que représenterait la suppression de l’Agence Bio.

À plusieurs reprises, cette agence essentielle a été menacée de disparition, notamment lors de l’adoption de la loi de finances en janvier 2025, ainsi que dans le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les agences de l’État, où sa suppression figure parmi les propositions. (Rappelons en passant qu’un tiers de ces agences sont ciblées par Bercy) Ces orientations apparaissent en totale contradiction avec les recommandations de la Cour des comptes en 2022, qui appelait au contraire à renforcer son rôle et ses moyens.

Elles contredisent également les engagements publics pris dans le cadre du Plan Ambition Bio 2027, qui fixait des objectifs ambitieux : atteindre 18 % de surfaces agricoles en bio et introduire 20 % de produits biologiques dans la restauration collective. Or, ces objectifs sont déjà fragilisés, la France ayant enregistré un recul de 2 % des surfaces dédiées au bio entre 2023 et 2024. Dans ce contexte, affaiblir davantage les outils de structuration et de promotion du secteur apparaît incohérent et contre-productif.

La réduction progressive des moyens alloués à l’Agence Bio — baisse de 5 millions d’euros de son budget de communication et diminution de 10 millions d’euros du fonds Avenir Bio — témoigne d’un désengagement préoccupant. Comme l’a rappelé la Fédération nationale d’agriculture biologique dans une tribune : « Supprimer l’Agence Bio, c’est renier les engagements de la France pour la qualité de l’eau, pour la santé des Françaises et des Français, et pour le respect de l’environnement et du vivant. »

Pour l’ADEIC, cette évolution est en contradiction directe avec les valeurs qu’elle défend au quotidien : une consommation éclairée, durable et responsable, fondée sur la transparence, la qualité des produits et la préservation des ressources naturelles. L’Agence Bio joue précisément un rôle structurant dans l’information des consommateurs, l’accompagnement des filières et la garantie de pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé publique.

Au-delà, cette remise en cause entre également en tension avec les principes portés par la SNANC, qui promeut une alimentation saine, accessible à tous, respectueuse des écosystèmes et ancrée dans une logique de prévention sanitaire. Supprimer un outil public central dans la structuration du secteur biologique revient à fragiliser l’ensemble de ces objectifs.

L’ADEIC appelle donc à reconsidérer cette décision. La disparition de l’Agence Bio aurait des conséquences durables et délétères sur la qualité de nos sols, de notre eau, sur la biodiversité, mais aussi sur la santé des consommateurs. Elle constituerait un recul majeur dans la construction d’un modèle alimentaire plus soutenable et plus protecteur.

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à lire également cet article d’Alimenterre :

https://reporterre.net/Apres-avoir-coupe-les-moyens-on-coupe-la-tete-comment-le-gouvernement-demantele-l-Agence

Les clauses illicites ou abusives dans les contrats de fournisseurs de gaz naturel ou d’électricité

Le contexte de la guerre en Ukraine a fortement impacté la consommation énergétique des français. Cette situation conflictuelle au sein de l’Europe a eu des conséquences, l’une étant la hausse des coûts énergétiques.

La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) a mené l’enquête :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes/deux-fournisseurs-delectricite-et-de-gaz-naturel-controles

Celle-ci a révélé qu’au cours de l’année 2022, les fournisseurs avaient procédé à une révision des conditions générales de ventes (CGV) de leurs contrats. Les agents de la DGCCRF se sont donc intéressés aux clauses contractuelles, aux relations précontractuelles ainsi qu’à la résiliation des contrats de consommateurs avec les fournisseurs.

Étaient insérés dans ces contrats des clauses dites illicites (clauses prohibées par la loi, qui créent un déséquilibre entre les droits et obligations des parties au contrat) et abusives (clauses ayant pour effet un déséquilibre significatif des droits et obligations du consommateur) qui trompaient le consommateur. Selon la DGCCRF, ces fournisseurs omettaient de prévenir les consommateurs en cas de modification des prix, n’informaient pas du prix des kWh des contrats ou encore, restreignaient les moyens de paiement de leurs clients.

À travers ces contrats illicites et abusifs, les fournisseurs exploitaient le manque d’information des clients pour justifier leurs pratiques abusives. Certains contrats de fournisseurs allaient jusqu’à refuser aux consommateurs tout délai de paiement supplémentaire.

L’ensemble de ces pratiques préjudiciables pour les consommateurs entraînait des interruptions de fourniture d’énergie en pleine trêve hivernale. À cet égard, le fournisseur Primagaz a fait l’objet de nombreuses plaintes de la part de ses clients et a été impliqué dans plusieurs procédures de dédommagement.

Au terme de cette enquête, la DGCCRF a sanctionné les fournisseurs concernés. Ils ont reçu une amende de 20 000 euros. Par ce biais, la Direction générale met en garde contre les manquements des entreprises en matière de droit à la résiliation, ainsi que contre l’insertion de clauses abusives et illicites dans les contrats de fourniture d’énergie.

Afin  d’informer les consommateurs sur ces pratiques, de leur permettre de les dénoncer, de les renseigner sur leurs droits, de nombreux sites gouvernementaux existent. Nous pouvons notamment citer Signal Conso.

Le Médiateur national de l’énergie peut également être saisi par les particuliers dans un délai de 2 mois/1an après l’envoi d’une première réclamation écrite. Cette autorité est chargée de trouver des solutions amiables aux litiges avec les entreprises du secteur de l’énergie.

Il est important de rappeler que les différents forums présents sur les réseaux sociaux sont d’excellents moyens pour les consommateurs de se tenir informés. Certaines situations évoquées peuvent en effet les concerner.

Enfin, si vous êtes victimes de ces clauses illicites ou abusives insérées par votre fournisseur d’énergie dans votre contrat de gaz ou d’électricité, vous pouvez vous tourner vers les associations de défense des consommateurs. A l’Adéic, nos juristes sont justement là pour vous aider dans vos démarches et faire en sorte qu’une solution soit trouvée.

Matinale « Les 10 ans de la médiation de la consommation : atouts, freins et nouveaux défis »

Le 6 mars, la DGCCRF a organisé une Matinale portant sur les 10 ans de la médiation de la consommation. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/actualites-dgccrf/matinale-les-10-ans-de-la-mediation-de-la-consommation-atouts-freins-et-nouveaux-defis

Pour voir la Matinale dans son intégralité : cliquez ici : https://www.youtube.com/watch?v=GLjkiW9gtZA  

Julie Vanhille, la Secrétaire générale de l’ACLC et de l’Adéic, a participé à la première table ronde dont la problématique était la suivante :

Quel bilan à l’occasion des 10 ans de la médiation de la consommation ?

Cette première table ronde, animée par Bruno Deffains, professeur en sciences économiques à l’Université de Paris II Panthéon-Assas, avait pour objet de « dresser un bilan objectivé et opérationnel du dispositif après dix ans d’existence, en évaluant son effectivité réelle, son efficacité pratique et sa capacité à jouer un rôle de régulation des litiges de masse ». D’autres personnes étaient également invitées :

  • Pierre Bocquet, Directeur « Banque de détail » à la Fédération bancaire française (FBF)
  • Frédérique Feriaud, Directrice générale des services du Médiateur national de l’énergie
  • Marc El Nouchi, Président de la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC), Conseiller d’État

Après un focus fait par Jean-Christophe Marchal, Chef du bureau – Mouvement consumériste et médiation de la consommation, DGCCRF, sur les grandes lignes de la directive (UE) 2025/2647 du 16 décembre 2025 modifiant la directive (UE) 2013/11, une deuxième table ronde a eu lieu animée par Sabine Bernheim-Desvaux, professeure en droit à l’Université d’Angers. La problématique était la suivante :  

Quel avenir pour la médiation de la consommation dans le contexte de révision de la directive de 2013 ? 

Cette table ronde proposait « d’identifier, dans la révision modifiée, les leviers d’amélioration du dispositif à la lumière des constats empiriques, des évolutions normatives européennes et des attentes des acteurs économiques. Étaient présents :

  • Frédéric Billon, Délégué général de la Fédération de la vente directe (FVD)
  • Jacques Cosnefroy, Médiateur de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD)
  • Bianca Schulz, Responsable du Centre européen des consommateurs France (CEC)

Photo: Julie Vahnille sur You tube (capture d’écran)

L’importance de lire l’étiquette avant d’acheter un vêtement

L’Adéic a pour mission l’information des consommateurs afin de leur permettre de faire des choix éclairés et responsables en matière de consommation. Nous souhaitons les aider à comprendre les conséquences de leurs choix.

Au quotidien, notre association s’engage pour défendre ses idées et ses valeurs et les partager avec le plus grand nombre. Nous avons ainsi organisé l’an dernier des ateliers de sensibilisation à une consommation durable et responsable auprès de différents publics pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la surconsommation du textile et pour promouvoir un usage plus sobre du numérique.

https://www.adeic.fr/sensibilisation-et-accessibilite-a-la-consommation-durable-le-rapport-de-laclc/

Nous avons aussi cosigné un communiqué de presse contre l’ultra-fastfashion avec d’autres associations de consommateurs

https://www.adeic.fr/la-conquete-sans-limite-du-geant-shein/

Aujourd’hui, notre objectif est de vous guider dans vos achats en vous proposant un petit guide pratique des éléments/labels auquel vous reporter. Il est en effet possible que les nombreux scandales récents concernant Shein (conditions de fabrication, toxicité des tissus pour la peau, pollution) vous aient incité à vous tourner vers d’autres enseignes mais que vous ne sachiez pas comment choisir vos vêtements pour être sûrs qu’ils soient produits de manière plus éthique, plus durable et en respectant les normes sanitaires.

L’Adéic vous éclaire :

  • Concernant la sûreté du vêtement : Le label STANDARD 100 par OEKO TEX atteste de l’absence de substances chimiques nocives pour l’Homme et pour la planète.
  • Concernant l’éco-conception du produit : le label Global Recycled Standard certifie que le produit a été conçu à partir de matériaux recyclés mais respecte aussi des exigences environnementales et sociales.

  • Concernant l’éthique des conditions de fabrication : un vêtement fabriqué dans un pays européen garantit une conformité au droit du travail européen et donc le respect des minimas sociaux. En Asie, les conditions de fabrication pour les travailleurs sont souvent dégradées. Il existe toutefois des usines respectueuses de ses salariés. Elles sont certifiées par des labels comme FAIRTRADE, FAIR WEAR Foundation (s’appuie sur les standards de l’organisation internationale du travail), SA 8000, GOTS, WFTO. Si vous souhaitez vous assurez que la personne qui a fabriqué votre vêtement a été payée décemment, qu’elle n’est pas un enfant et/ou n’a pas été forcée de travailler, le plus sûr est d’acheter un vêtement fabriqué dans l’Union européenne ou de chercher l’un de ces labels sur les étiquettes.
  • Label rassemblant tous les critères : -le label GOTS (global organic textile standard) certifie une matière biologique à 95% minimum (donc sans pesticide pouvant contenir des perturbateurs endocriniens) et le respect d’exigences sociales (interdiction du travail des enfants et du travail forcé) et environnementales (interdiction de certains intrants dangereux).

-Le label bluesign interdit les substances toxiques pour l’Homme et l’environnement et pose aussi des règles en matière d’optimisation des ressources, de transparence et de traçabilité.

A l’ADEIC, nous revendiquons la transparence des conditions de fabrication, la production raisonnée, la sécurité pour l’acheteur des vêtements, mais aussi pour les travailleurs du textile. Nous pensons que cette transparence devrait également s’appliquer aux produits commandés en ligne et à ceux promus par les influenceurs.

Si vous souhaitez plus d’informations sur les labels textiles, n’hésitez pas à consulter le blog de WeDressFair. https://www.wedressfair.fr/blog/3-etapes-pour-reconnaitre-un-vetement-eco-responsable?oc=nav (bien que WeDressFair soit un site marchand, sa partie « information » est très détaillée et c’est cette partie que nous vous invitons à lire).

 

Les Rencontres de l’Adéic- le logement social en tension : politiques publiques, défense des locataires… Les enjeux en 2026

Image: Pixabay Eu-Eugen

Mercredi 18 mars 2026 aura lieu la 2 -ème édition des « Rencontres de l’Adéic » à Tours, sur le thème du logement social. Avec nos intervenants, nous échangerons et réfléchirons sur les enjeux nationaux et territoriaux du logement social et sur les leviers d’action disponibles pour améliorer durablement les relations locatives avec les bailleurs publics.

Rencontres-Adeic-Flyer-V8