Arnaques ou escroqueries par téléphone ou Internet : L’Adéic vous explique…

Les arnaques et les escroqueries par téléphone ou par Internet se multiplient et sont de plus en plus difficiles à détecter.

Dans cette fiche, l’Adéic vous présente celles qui peuvent vous toucher en tant que consommateur :

Par téléphone :

      • Démarchage par spam vocal (ping call) qui consiste à appeler un utilisateur et à raccrocher après une ou deux sonneries, sans laisser de message, dans le but de l’inciter à rappeler le numéro inconnu.
      • L’hameçonnage (phishing/ Smishing/Vishing) qui est une technique de cybercriminalité où un fraudeur se fait passer pour un tiers de confiance (banque, administration, service en ligne) afin de tromper la victime pour lui voler des données sensibles,
      • L’usurpation de numéro de téléphone (Spoofing),
      • L’arnaque au faux conseiller bancaire,
      • L’arnaque au faux livreur.

Par Internet :

      • Les faux investissements et placements qui promettent des gains rapides et miraculeux,
      • L’escroquerie sentimentale qui vise à escroquer de l’argent à une personne qu’on aura préalablement mis en confiance et /ou séduite,
      • Le chantage à la Webcam (sextorsion) où celui qui détient des images intimes d’une personne menace de les dévoiler si elle ne lui donne pas rapidement de l’argent.
      • Les fausses annonces immobilières ou les fausses petites annonces,
      • Les rançongiciels (Ransonwares) qui consiste à bloquer l’accès à votre ordinateur à cause de logiciels malveillants et de ne pouvoir débloquer cet accès qu’en payant une rançon.

 SOYEZ VIGILANT.E AU QUOTIDIEN

      • En cas d’arnaque, vous pouvez contacter l’Adéic via ce lien :
      • https://www.adeic.fr/arnaques/ ou par téléphone au 01 44 53 73 93.
      • Ne restez pas seul.e face à un problème. Nous pouvons vous aider, alors n’hésitez pas …

Image : Mohammed Hassan in Pixabay

 

Comment réagir et qui contacter en cas d’arnaque ou d’escroquerie ?

Les arnaques et les escroqueries par téléphone ou par Internet se multiplient et sont de plus en plus difficiles à détecter.

Dans cette fiche, l’Adéic vous présente certaines situations fictives et  vous explique qui contacter si cela vous arrive un jour.

🟪 Bernard, après avoir consulté une page sur Instagram, est contacté par Loïc qui lui propose de faire fructifier facilement une somme d’argent. Pour cela, Bernard doit déposer sur son compte le chèque de 500€ que Loïc lui a fait, puis virer 400€ à Loïc sur son compte en banque. Bernard croit « gagner » 100€ au passage. Cela lui semble très intéressant… Malheureusement, Bernard est vite contacté par sa banque qui lui annonce que le chèque déposé est un chèque volé et que la banque va le bloquer. Non seulement Bernard n’a plus les 500€ sur son compte, mais il a bien perdu 400€… Il n’arrive, bien sûr, plus à joindre Loïc…

▶️ Si vous êtes victime d’une escroquerie, vous pouvez contacter Info-escroqueries, plateforme de la police nationale qui vous conseillera et vous orientera sur les démarches à faire pour obtenir réparation.

✅ Info-escroqueries : 08.05.80.58.17 – appel gratuit du lundi au vendredi de 9h à 18h30 https://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/actualite/info-escroqueries-plate-forme-pour-signaler-escroqueries-sur-internet

🟪 Glawdys reçoit un sms contenant une photo de colis étiqueté à son nom, indiquant que le colis ne rentre pas dans la boîte aux lettres et qu’il faut reprogrammer la livraison. Pour cela, elle doit cliquer sur un lien. Glawdys est presque tombée dans le panneau : l’escroc a créé cet habile montage grâce à l’IA.

▶️ Face une tentative d’arnaque, signalez-la au 33700 qui recueille les spams vocaux qui seront traités par les opérateurs téléphoniques ou sur la plateforme officielle https://www.cybermalveillance.gouv.fr/

✅ https://www.cybermalveillance.gouv.fr/ ou 33700

N’hésitez pas à déclarer des faux sms de livraison / bancaire ou avec lien douteux / appel qui raccroche et incite ainsi à rappeler.

 🟪 Malika a commandé une robe en ligne fabriquée avec de la laine 100 % française. Lors de la livraison, elle constate avec déception que la robe est en fait en acrylique et qu’elle a été fabriquée en Chine !

▶️ Une entreprise vous arnaque, signalez-le à la DGCCRF sur la plateforme dédiée : https://signal.conso.gouv.fr/fr

Les agents de la DGCCRF vous transfèreront la réponse de l’entreprise et effectueront des contrôles.

✅ https://signal.conso.gouv.fr/  – achats internet / artisans/magasins

 Pour résumer je fais quoi si :

☎️ Sms frauduleux / appel suspect ▶️ J’appelle le  33700 ou je le signale sur https://www.cybermalveillance.gouv.fr/

🧐 Escroquerie/besoin de conseils ▶️ info-escroqueries au 08.05.80.58.17 et https://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/actualite/info-escroqueries-plate-forme-pour-signaler-escroqueries-sur-internet

💰 Faux site marchand / pratique trompeuse / prélèvement abusif d’entreprise, artisan ▶️ je fais un signalement sur https://signal.conso.gouv.fr/

💶 Fraude entraînant une perte d’argent ▶️ Je contacte ma banque et dépose plainte.

Dans tous les cas :

SOYEZ VIGILANT.E AU QUOTIDIEN

ET EN CAS D’ARNAQUE OU D’ESCROQUERIE, RÉAGISSEZ !

Image : jetalproducoes-anonymity-9960375 in Pixabay

LETTRE OUVERTE AUX SÉNATRICES ET SÉNATEURS :  100 produits sains à prix coûtant : le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile et votez cette proposition de loi

LETTRE OUVERTE AUX SÉNATRICES ET SÉNATEURS :

100 produits sains à prix coûtant : le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile et votez cette proposition de loi

Santé publique, pouvoir d’achat et liberté du commerce : une réponse concrète pour les concilier

 Paris, le 21 octobre 2026

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

Ce jeudi 22 octobre, vous examinerez la proposition de loi portée au Sénat visant à garantir l’accès à un panier diversifié de produits favorables à la santé vendus à prix coûtant.

Cette initiative est née de la mobilisation de 42 associations issues de tous les horizons de la société civile : consommateurs, patients, médecins et professionnels de santé, étudiants, acteurs de la solidarité, de la lutte contre la précarité, de l’alimentation, de la restauration collective et de la protection de l’environnement. Elle répond à une préoccupation commune : comment répondre au problème urgent de pouvoir d’achat et lever une partie des obstacles économiques qui empêchent tant de ménages de suivre les recommandations nutritionnelles de santé publique ?

Dès 2023, 43 % des Français déclaraient avoir déjà renoncé à certains achats alimentaires pour des raisons financières. Depuis 2015, le prix des fruits frais a augmenté de 54 % et celui des légumes frais de 62 %, contre 21 % pour l’inflation générale. Face au poids des dépenses contraintes, l’alimentation devient trop souvent une variable d’ajustement.

C’est précisément pour répondre à cette réalité que la proposition de loi entend rendre économiquement plus accessibles les aliments dont les autorités sanitaires recommandent la consommation. Elle ne prétend pas résoudre à elle seule la précarité alimentaire, mais apporte une réponse concrète, ciblée et équilibrée, qui ne coûte rien au budget de l’Etat, ni ne fait      peser son coût sur les producteurs agricoles ou intermédiaires.

Rejetée en commission des affaires économiques le 14 octobre, elle a suscité plusieurs objections auxquelles le texte apporte pourtant des  réponses.

 La première concerne le calcul et le contrôle du prix coûtant. Or le texte définit les coûts pouvant être intégrés au prix de vente, en exclut la marge bénéficiaire, prévoit qu’un décret en Conseil d’État précise les méthodes de calcul et organise les contrôles et les sanctions. Le prix coûtant n’est donc pas une notion laissée sans encadrement.

 La seconde concerne la liberté du commerce et la proportionnalité du dispositif. La liberté d’entreprendre est constitutionnellement protégée, mais elle doit aussi être conciliée avec l’objectif constitutionnel de protection de la santé. Le Conseil constitutionnel reconnaît expressément cette possibilité, sous réserve que les limitations apportées soient proportionnées.

Or, de quelle ampleur parle-t-on ? Un panier permanent composé d’au moins 80 références distinctes sur l’année, alors que certains hypermarchés commercialisent jusqu’à 50 000 à 60 000 références et que les supermarchés en proposent plusieurs milliers. La mesure est ciblée sur une partie limitée de l’offre, tout en permettant aux distributeurs de couvrir les coûts nécessaires à la commercialisation des produits concernés. On est loin du risque de “prix administrés” soulevé par certains.

Des garde-fous ont également été prévus pour protéger les acteurs en amont : agriculteurs et agricultrices, intermédiaires et entreprises de transformation, notamment les PME agroalimentaires. Le texte interdit expressément de transférer le coût du dispositif aux producteurs et fournisseurs, notamment par des baisses de prix imposées, des remises supplémentaires ou une dégradation de leurs conditions commerciales. Des règles d’application spécifiques sont également prévues pour les réseaux composés de commerçants juridiquement indépendants.

La question des marges mérite, elle aussi, d’être replacée dans son contexte. En 2024, le rayon fruits et légumes de la grande distribution a dégagé environ 200 millions d’euros de résultat net, tandis que d’autres rayons étaient déficitaires comme celui de la boulangerie – viennoiserie – pâtisserie (-65 millions d’euros).

Nous ne demandons pas à la grande distribution de renoncer à sa rentabilité, mais de la construire autrement qu’au détriment des aliments dont les autorités sanitaires recommandent précisément d’augmenter la consommation. Les produits sains et durables ne doivent pas être leur variable d’ajustement alors même que les maladies chroniques liées à une alimentation déséquilibrée explosent et que notre système de solidarité peine à faire face aux conséquences sanitaires et financières de cette situation.

Cette exigence rejoint celle de la Commission nationale consultative des droits de l’homme qui, dans son avis adopté à l’unanimité le 19 mars 2026, appelle à rendre effectif le droit à une alimentation saine, durable et choisie et recommande notamment de mieux réguler les acteurs privés pour rendre ces aliments économiquement plus accessibles.

 Cette proposition de loi apporte une réponse concrète à la double urgence du pouvoir d’achat et de la santé : elle facilite l’accès aux aliments recommandés, protège les producteurs et fournisseurs contre tout transfert de coût et concilie ces objectifs avec les libertés économiques. Le tout sans mobiliser d’argent public pour financer le panier, alors que la prévention nutritionnelle constitue un enjeu majeur pour notre système de santé.

 Dans un contexte où la vie chère fragilise les budgets des ménages et où l’alimentation devient trop souvent une variable d’ajustement, le pouvoir d’achat et l’accès à une alimentation favorable à la santé constituent des enjeux qui dépassent les clivages politiques.

Le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile : adoptez  cette mesure concrète et urgente de pouvoir d’achat et de santé publique  et votez cette proposition de loi d’intérêt général.

Découvrez ci-dessous la liste des signataires de cette lettre ouverte :

 

Odette, bénévole à l’Adéic : « je suis fière d’aider les autres ! »

Elle est arrivée à l’Adéic ce matin, comme à son habitude, souriante et agréable, prête à « travailler », comme elle dit. Elle s’est immédiatement assise à son bureau, a sorti la feuille sur laquelle elle note d’une écriture régulière toutes les informations dont elle a besoin et a contrôlé les appels en absence reçus ce matin avant son arrivée, mais également ceux reçus hier soir après la fermeture ou cette nuit. Puis, elle a commencé à rappeler tout le monde, d’une voix professionnelle pour savoir s’ils avaient encore besoin de nous. Il faut dire que le standard et l’accueil du public, elle connait cela parfaitement puisque dans sa vie active, ça a été son travail pendant quarante-et-un ans.

Elle, c’est Odette, standardiste bénévole dans notre structure depuis 2022. Elle m’a raconté comment elle était arrivée là. « Un jour, je cherchais une activité bénévole et je suis tombée sur cette association. J’ai téléphoné et j’ai été reçue rapidement par Julie Vanhille, la secrétaire générale de l’Adéic. Le premier jour, pendant que je répondais aux gens, elle est restée à côté de moi, elle écoutait ce que je disais et elle trouvait que c’était bien. Alors, j’ai décidé de revenir. »

Le standard, c’est sa mission principale. Au début de notre entretien, en toute humilité, elle ne fait référence qu’à cela mais je la connais bien alors je lui rappelle qu’elle est aussi présente aux forums des associations pour représenter la nôtre, aux distributions des chocolats de Noël aux séniors, au salon des Seniors…  Ça lui plaît, me dit-elle, parce qu’elle y fait plein de rencontres. C’est aussi très utile à l’association pour se faire connaître. Pendant les forums, Odette essaye de recruter de nouveaux bénévoles, ce qui n’est pas simple. Elle informe les gens sur les sujets de consommation. Et bien sûr, elle présente notre association, l’Adéic. Elle explique ce que sont nos missions et ce que nous faisons pour les consommateurs. C’est une excellente ambassadrice de l’Adéic pour que les gens fassent appel à nous quand ils ont des soucis.

Quand elle part pour un forum, Odette range toute la documentation à distribuer aux consommateurs dans son caddie. Quand je la regarde s’éloigner, je repense à ce qu’elle m’a confié : « je voudrais en faire plus mais je dois me ménager ! »

Elle vient à l’association deux fois par semaine. Ce qui la motive à venir, c’est son envie d’aider les autres, d’être utile. Et puis, elle aime le droit. À l’Adéic, depuis toutes ces années, elle a appris beaucoup de choses. Bien sûr, elle ne donne pas de conseils juridiques, ce n’est pas sa mission, c’est celle des juristes de l’association, mais son travail a une grande importance. En effet, quand les gens appellent l’Adéic, c’est qu’ils ont un problème avec une entreprise ou parfois, avec un bailleur social. Ils peuvent être stressés, désorientés, voire catastrophés. Beaucoup ont vécu des choses difficiles, des situations qu’ils n’arrivent pas à régler seuls. La standardiste est leur première interlocutrice et elle se doit de savoir écouter, poser des questions pour comprendre la situation et aussi, orienter. Son objectif à elle, c’est qu’une fois le combiné raccroché, les consommateurs sachent quelles informations et quelles  documents nous transmettre. Car après l’accueil au standard d’Odette, les consommateurs envoient leurs documents par mail à nos juristes, qui auront ainsi tous les éléments essentiels pour pouvoir les renseigner le plus précisément possible sur le plan juridique.

Odette passe plusieurs minutes avec chaque personne. Derrière les appels, elle voit des gens et cela la touche. Ainsi, quand elle me parle de cette dame bouleversée, elle est encore très émue : « j’ai eu une personne qui avait fait des travaux de rénovation chez elle. Le menuisier avait quitté le chantier sans l’avoir vraiment terminé. Je l’ai rassurée. C’était difficile pour elle. Elle pleurait. »

Je lui ai demandé si elle avait déjà eu envie d’arrêter. Elle m’a dit que non, sauf quand sa santé s’en mêle, car le bénévolat, c’est un échange qui la nourrit. Elle donne beaucoup mais en contrepartie, elle reçoit de la camaraderie, des moments de complicité avec les collègues de l’association, elle apprend des choses. Et puis comme elle le dit : « Je suis fière d’aider les autres. »

L’Adéic, comme beaucoup d’associations, fonctionne essentiellement grâce aux bénévoles. Odette est l’une des nôtres. Elle n’est pas la seule et nous les remercions toutes et tous pour leur engagement à nos côtés.

Si vous aussi vous souhaitez nous rejoindre, sachez que les missions se discutent selon vos compétences et vos disponibilités.

Pour nous contacter, cliquer sur le lien ci-dessous :

https://www.adeic.fr/index.php/contact/

Et si vous avez des questions, appelez-nous !

01 44 53 73 93

Rentrée : consommation sous pression !

Le pouvoir d’achat est la principale préoccupation de cette rentrée : une situation internationale compliquée et ses conséquences directes sur les prix, notamment dans le secteur de l’énergie, un débat budgétaire national tendu avec son lot de menaces sur les revenus des actifs (épargne salariale…) comme des retraités.

Au lendemain de vacances dont sont privés, faut-il rappeler, près d’un quart des Français, le très mauvais chiffre de l’inflation (2,4 % en août contre 0,9 % en août 2025) a encore davantage rafraîchi l’atmosphère !

Selon le dernier observatoire du crédit COFIDIS, 42 % des personnes sondées sont ainsi inquiètes pour leur pouvoir d’achat (+ 4 points en un an !) et la crainte d’une baisse du niveau de vie est réelle.

Les consommateurs sont donc contraints d’arbitrer en permanence leurs dépenses et d’en réduire certaines, non essentielles, comme les loisirs ou les vacances… voire plus problématiques, celles dans le domaine de la santé ou de l’alimentation.

Ces difficultés ont des conséquences pour la trésorerie des ménages : 39 % des Français se retrouvent à découvert au moins une fois par an (+ 3 points par rapport à 2024).

Dans ce contexte dégradé, ce sont les Français aux revenus les plus modestes qui sont les plus impactés.

À cet égard, les sempiternelles critiques contre le versement de l’allocation de rentrée scolaire sont extrêmement choquantes tant elles sont déplacées, voire méprisantes.

Alors que le nombre de personnes défavorisées a augmenté de plus d’un million depuis 2017, avec son corollaire le taux de pauvreté (+1,6 point), le pouvoir d’achat est un enjeu politique majeur.

Pour l’ADÉIC, il y a urgence à trouver des solutions.

Meilleur partage de la valeur au sein de l’entreprise, conférence salariale, hausse des minimas sociaux, TVA sociale … À quelques mois de l’élection présidentielle, les propositions commencent à fleurir : certaines sont pertinentes, d’autres à discuter et d’autres encore, contradictoires, inapplicables, voire inappropriées.

L’ADÉIC portera donc un regard vigilant sur les programmes des candidats, et participera aux débats à l’occasion de cette échéance majeure pour notre pays.

Patrice Bédouret,

Président de l’Adeic

Nutri-Score : comment mieux le comprendre pour mieux choisir ?

De plus en plus de consommateurs regardent le Nutri-Score avant de choisir un produit au supermarché. Certains font la chasse aux A et aux B, facilement repérables à leurs couleurs vert foncé et vert clair. D’autres s’en méfient : ils pensent qu’il est influencé par les industriels ou qu’il ne vaut rien parce qu’il ne tient compte ni des pesticides ni des additifs.

Les réseaux sociaux entretiennent aussi certaines idées fausses. Non, un produit classé C ou D n’est pas pour autant toxique ou dangereux. Et si des frites surgelées peuvent obtenir un bon score, c’est parce que le Nutri-Score évalue le produit tel qu’il est vendu. L’huile, le sel ou les sauces ajoutés au moment de la préparation peuvent ensuite changer la qualité nutritionnelle du plat.

Face à ces confusions, l’Adéic a décidé de faire le point : que mesure réellement le Nutri-Score ? Comment bien l’utiliser ? Et quelles sont ses limites ?

Qu’est-ce que le Nutri-Score ?

Le Nutri-Score a été créé à la demande du ministère de la Santé. Il a été adopté en France en 2017, à partir des travaux de l’équipe du professeur Serge Hercberg et des expertises de l’Anses et du Haut Conseil de la santé publique. Contrairement à ce que prétendent certaines rumeurs, il n’a donc pas été conçu par les lobbies de l’industrie agroalimentaire.

Son objectif est simple : permettre aux consommateurs de repérer rapidement la qualité nutritionnelle d’un produit. Placé à l’avant de l’emballage, le logo associe cinq lettres à cinq couleurs. Le classement va de A, en vert foncé, pour les produits les plus favorables sur le plan nutritionnel, à E, en orange foncé, pour les moins favorables.

Le calcul est effectué pour 100 g ou 100 ml. Il tient compte des éléments à favoriser, comme les fibres, les protéines, les fruits, les légumes et les légumes secs, mais aussi de ceux qu’il vaut mieux limiter, comme les calories, les sucres, le sel et les acides gras saturés.

Le Nutri-Score donne donc un repère global. Pour obtenir des informations plus précises, il faut aussi consulter le tableau nutritionnel et la liste des ingrédients.

La méthode de calcul a évolué en 2025 pour mieux tenir compte des connaissances scientifiques et des recommandations alimentaires. Elle différencie notamment davantage les produits selon leur teneur en sucre et en sel. Les édulcorants sont désormais pris en compte dans certaines boissons.

Comment bien l’utiliser ?

Pour répondre à cette question, nous avons consulté la brochure publiée par Santé publique France. Celle-ci donne plusieurs conseils simples.

Tout d’abord, le Nutri-Score ne doit pas être utilisé seul. Lorsque cela est possible, il est préférable de cuisiner des plats faits maison à partir d’aliments bruts. Il faut aussi tenir compte de la préparation : l’ajout d’huile, de sel ou de sauce peut modifier la qualité nutritionnelle du plat. Pour les produits transformés, le Nutri-Score permet toutefois de repérer rapidement les choix les plus favorables.

Il faut ensuite interpréter la note selon le type de produit. Il est inutile de chercher une huile classée A, puisque B est le meilleur score possible pour une huile. Parmi les boissons, seule l’eau peut obtenir un A. La volaille est, quant à elle, généralement mieux classée que la viande rouge et la charcuterie.

L’objectif n’est donc pas de remplir son panier uniquement avec des produits A ou B. Les aliments classés D ou E peuvent trouver leur place dans une alimentation équilibrée, s’ils sont consommés moins souvent et en quantité raisonnable.

Enfin, le Nutri-Score sert surtout à comparer des produits de même catégorie ou consommés à la même occasion. Des lasagnes à la bolognaise, par exemple, peuvent obtenir des notes très différentes selon les marques. Pour le dessert, on peut aussi comparer un yaourt aux fruits et une crème caramel. Le produit le moins bien noté n’est pas interdit : le logo aide simplement à faire son choix en connaissance de cause.

Quelles sont ses limites ?

Le Nutri-Score évalue uniquement la qualité nutritionnelle. Il ne dit pas si un produit contient des pesticides ou des additifs, s’il est très transformé, s’il est biologique, d’où il vient, ni quel est son impact sur l’environnement. Pour obtenir ces informations, il faut regarder la liste des ingrédients, les labels et les autres indications présentes sur l’emballage.

Une mauvaise note ne signifie pas non plus qu’un aliment est dangereux. Le beurre ou le fromage, par exemple, sont pénalisés par leur teneur en graisses saturées ou en sel. Ils peuvent néanmoins être consommés en quantité raisonnable dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Une recette peut obtenir un meilleur score après l’ajout de fibres ou la réduction du sucre, du sel ou des graisses saturées. Certaines de ces modifications sont bénéfiques. Mais elles peuvent aussi servir une stratégie commerciale : décrocher un A ou un B plus attractif sur l’emballage. Un industriel peut donc améliorer la note de son produit sans le rendre moins transformé, sans supprimer certains additifs et sans agir sur son impact environnemental. La meilleure lettre ne garantit pas la meilleure qualité globale.

Enfin, L’affichage du Nutri-Score reste facultatif puisque le logo n’est pas obligatoire. Les fabricants peuvent l’utiliser gratuitement, après s’être enregistrés, mais certains refusent toujours de le faire. Pour les marques qui vendent des produits trop gras, trop sucrés ou trop salés, une mauvaise note peut en effet devenir un repoussoir. Ne pas afficher le logo permet alors d’éviter que cette information saute immédiatement aux yeux du consommateur. Ce refus est légal, mais il limite la transparence et rend les comparaisons plus difficiles dans les rayons. Attention cependant, l’absence de Nutri-Score ne permet pas de conclure qu’un produit est de bonne ou de mauvaise qualité nutritionnelle.

Un repère utile, à condition de bien le comprendre

Le Nutri-Score n’est ni un label de qualité générale ni un jugement définitif sur un aliment. C’est un repère simple pour comparer, en un coup d’œil, la qualité nutritionnelle de produits similaires.

Pour choisir en connaissance de cause, il faut aussi regarder la liste des ingrédients, le tableau nutritionnel et la place du produit dans l’ensemble de son alimentation. Et vous, regardez-vous le Nutri-Score lorsque vous faites vos courses ?

Pour en savoir plus

À lire : https://www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/nutri-score

Et aussi : https://www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/brochure/le-nutri-score-pour-mieux-manger-en-un-coup-doeil

 

Marie-Hélène Ruby : « Un locataire accompagné par une association, ça fait bouger les choses ! »

Du 15 novembre au 15 décembre 2026, les locataires des organismes HLM seront appelés à élire leurs représentants. Présents dans les conseils d’administration et les instances de concertation, ces élus portent la voix des locataires auprès des bailleurs et participent aux décisions qui concernent leur logement et leur cadre de vie. À l’approche de ce scrutin, nous avons rencontré Marie-Hélène Ruby, présidente de l’Adéic Logement, qui revient sur son engagement, le rôle de l’association et la campagne menée sur le terrain.

Magalie Jauneau : Pouvez-vous vous présenter, nous expliquer comment vous avez rejoint l’Adéic logement et quels sont vos rôles dans cette association ?

Marie-Hélène Ruby : Je suis Marie-Hélène Ruby.  En 2016, j’ai déménagé et nous avons constaté avec mon mari, que les premières régulations de charges étaient énormes dans notre office HLM. Alors, avec des voisins, nous sommes partis voir une association, l’Adéic Logement, anciennement, Fédération Logement Consommation (FLC). De fil en aiguille, je suis rentrée dans l’association, je suis d’abord devenue secrétaire, puis, présidente adjointe, et enfin, présidente en 2023. L’ancien président a démissionné et c’est moi qui ai pris sa place. Être présidente, ça veut dire que j’aide les représentants des locataires élus auprès de différents bailleurs à remplir leurs missions au quotidien. Je suis moi-même représentante des locataires auprès du bailleur Office 64.

Magalie Jauneau : Pourquoi y a-t-il des élections de représentants des locataires auprès des bailleurs sociaux entre le 15 novembre et le 15 décembre 2026 ?

Marie-Hélène Ruby : Les représentants des locataires auprès des organismes HLM sont élus tous les quatre ans. Depuis les élections de 2018, l’Adéic Logement présente des listes afin de porter la voix des locataires auprès des bailleurs sociaux. Le nombre de candidats à présenter sur chaque liste varie selon le statut du bailleur : il peut être de six, huit ou dix personnes, avec une alternance entre les femmes et les hommes. Les sièges sont ensuite attribués proportionnellement aux résultats obtenus aux élections par chaque liste. Les représentants des locataires sont là pour défendre les droits, les intérêts des locataires et pour faire entendre leur voix. Une fois élus, ils sont présents dans toutes les instances où sont prises les décisions qui concernent les locataires, notamment dans les conseils d’administration.

Magalie Jauneau : Comment abordez-vous concrètement ces élections ?

Marie-Hélène Ruby : D’abord, notre association participe aux réunions organisées avec le bailleur pour préparer les élections. Nous prenons connaissance du protocole électoral et nous discutons de ce qui nous paraît acceptable ou doit être modifié. Une fois que nous sommes parvenus à un accord avec le bailleur, nous signons ce protocole. A la suite de cela, il faut faire connaître notre association auprès des locataires, faire « campagne ». Cela signifie, rédiger un programme, créer des outils de communication, des banderoles, des flyers qu’il faudra aller distribuer dans les résidences, dans les boîtes aux lettres, ou directement aux locataires en faisant du porte-à-porte.  Bien souvent, on est mal reçus parce qu’ils pensent que nous travaillons pour le bailleur ou alors, ils ignorent notre existence. Tracter, c’est intéressant car ça permet de rencontrer les gens, bien sûr mais aussi de repérer des problèmes, des scooters démontés qui trainent en bas d’un immeuble par exemple, un câble électrique qui pend d’une fenêtre pour charger une petite voiture au-dehors. Notre association peut directement faire remonter tout cela aux bailleurs.

Magalie Jauneau : Quelles autres associations présentent des listes lors de ces élections ?

Marie- Hélène Ruby : En fait, les organisations nationales représentatives des locataires sont définies par décret du 18 mars 1988. Il s’agit de : L’AFOC (Association Force Ouvrière Consommateurs) ; La CGL (Confédération Générale du Logement) ; La CNL (Confédération Nationale du Logement) ; La CSF (Confédération Syndicale des Familles) ; La CLCV (Consommation Logement et Cadre de Vie). A celles-là s’ajoutent, depuis la loi « égalité et citoyenneté » de 2017, toutes les associations nationales de défense des consommateurs dont fait partie l’Adeic.

Pour nous différencier de ces associations, on met en avant notre présence auprès des locataires. On n’est pas seulement joignables par téléphone ou par courrier. Nous, on se déplace chez les gens. On va sur le terrain, parfois très loin de chez nous. Je prends des photos de tout ce qui ne va pas. Je fais des rapports très détaillés ; et quand les locataires n’ont aucune réponse de leur bailleur, je fais remonter souvent plus haut que le responsable. Quand il n’y a pas de réponse, je fais carrément remonter à la direction. Un locataire accompagné par une association, ça fait bouger les choses, alors qu’un locataire seul, eh bien, souvent, il ne se passe rien du côté des bailleurs.

Magalie Jauneau : Pouvez-vous nous donner quelques exemples de ce que peuvent faire les représentants des locataires élus pour tenter de défendre les locataires et d’améliorer leur qualité de vie ?

Marie- Hélène Ruby : Par exemple, ils assistent aux conseils de concertation locative (CCL) chez le bailleur. Beaucoup de sujets sont abordés et les bailleurs demandent l’avis des représentants des locataires. Dans ces réunions, on aborde les questions de réhabilitations et les travaux à envisager, celles des chaudières qu’il faut ou non remplacer, des baignoires qui doivent ou non laisser place à des douches. On se demande comment adapter les logements pour les personnes handicapées et comment répondre à la problématique du bien vieillir. Prochainement, nous allons commencer à travailler sur tout ce qui est à la charge du locataire et tout ce qui est à la charge du bailleur.

Pour conclure, on peut donc dire qu’à travers ces élections, les locataires choisissent celles et ceux qui porteront leur voix pendant quatre ans auprès de leur bailleur et qui les accompagneront pour que les problèmes soient réglés.

Débarqués par la compagnie : le combat de nos adhérents pour faire valoir leurs droits !

L’Adéic a été sollicitée par des consommateurs suite à un litige aérien.

Alors que les passagers avaient embarqué et qu’ils étaient installés à bord de l’appareil, le commandant a annoncé que, pour des raisons liées aux vents contraires et au poids de l’appareil, cinq passagers devaient débarquer et seraient réacheminés le lendemain. Nos adhérents ont donc quitté l’appareil pour être conduits dans le hall de l’aéroport afin de récupérer leurs bagages, recevoir de nouveaux titres de transport et bénéficier d’une prise en charge de leur hébergement.

Toutefois, après plus d’une heure d’attente, la compagnie aérienne leur a annoncé que le vol promis pour le lendemain était complet et qu’aucune place n’était désormais disponible. On leur a également annoncé qu’aucun vol pour la France ne pouvait être proposé avant le surlendemain.

Par ailleurs, la prise en charge de nos adhérents s’est révélée particulièrement insuffisante et tardive. En effet,  ils n’ont pu occuper leur chambre d’hôtel qu’après minuit et le réacheminement différé a entraîné des conséquences directes sur leur activité professionnelle. Ils ont été contraints de prolonger leur absence jusqu’au mercredi et de poser des congés sans solde. De même, en arrivant à Paris, ils ont dû engager de nouvelles dépenses  :  réserver  une nuit d’hôtel et acheter des billets de TGV. Tout cela pour rejoindre leur destination finale.

Conformément aux dispositions du règlement (CE) n°261/2004, ils ont sollicité l’indemnisation et le remboursement des frais engagés. Toutefois, seule la demande de Monsieur a été acceptée et a donné lieu à indemnisation, celle de Madame a été refusée au motif que la réservation avait été réalisée sous le nom de naissance de Madame, tandis que le relevé d’identité bancaire communiqué était établi sous son nom marital.

Afin de lever toute ambiguïté sur son identité, notre adhérente a fourni une copie de son livret de famille, établissant sans équivoque qu’elle était la même personne que celle figurant sur la réservation; mais la compagnie a persisté à refuser l’indemnisation.

Aussi, notre association est intervenue auprès du transporteur aérien pour lui rappeler qu’aux termes des articles 2, 4, 7, 8 et 9 du règlement (CE) n°261/2004, notre adhérente était en droit d’obtenir une assistance, un réacheminement et une indemnisation en cas de refus d’embarquement imputable au transporteur. Et que par ailleurs, le principe de bonne foi contractuel posé par l’article 1104 du code civil imposait aux parties un devoir de loyauté, de coopération et de diligence dans l’exécution de leurs obligations. Dès lors, il n’était pas possible pour le transporteur de se prévaloir d’une simple irrégularité administrative sans incidence sur l’identité du cocontractant pour se soustraire à ses obligations contractuelles.

A la suite de notre intervention, notre adhérente a finalement été indemnisée.

 

Batailles des prix : les consommateurs les plus fragiles perdants…

En ce début d’été caniculaire, l’histoire retiendra que l’on s’est battu en France à main nue pour acheter des climatiseurs !   Ces scènes surréalistes ont mis en lumière, d’un côté, la détresse de populations en souffrance vivant dans des logements dégradés, véritables bombes thermiques, et de l’autre, la grande distribution avec ses techniques traditionnelles pour appâter le chaland.  Combien de clients ce jour-là sont repartis sans le moindre ventilateur mais avec un caddy bien rempli !

Cette technique marketing du produit d’appel, hier annoncée dans nos boites aux lettres, aujourd’hui relayée tous azimuts par les réseaux sociaux et internet, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée par l’enseigne, peut et a donc conduit à des débordements. Dans le cas d’espèce des climatiseurs, il était prévisible qu’au vu du faible nombre de produits disponibles par rapport à la demande, des tensions, voire pires, adviendraient.

Cette pratique, malheureusement courante, nous l’avons tous expérimentée en entrant dans les magasins où les rayons des produits à prix cassés étaient peu garnis voire vides, nous obligeant parfois à nous rabattre sur des produits voisins plus chers !

Parce que les premières victimes sont les plus vulnérables, il est urgent de réguler ces opérations promotionnelles.

Hasard du calendrier, en même temps que ces premières « émeutes du réchauffement climatique », une autre bataille des prix vient enfin de se déclencher au niveau européen contre les plateformes, en particulier chinoises, commercialisant de nombreux produits notamment de fast fashion.

Avec la mise en place d’une taxe de trois euros pour les petits colis, c’est déjà un premier pas ! Maintenant, nous espérons une réforme douanière européenne complète !

Cette fragile barrière à l’entrée a cependant déjà des limites. Elle ne permettra pas de prévenir l’arrivée en France d’articles dangereux et toxiques et ce surcout sera sans doute supporté par le consommateur.

Les populations les plus en difficulté, confrontées à des problématiques de pouvoir d’achat, acheteuses majoritaires de ce type de produits seront ainsi, à nouveau, les premières perdantes de ces batailles de prix.

Patrice Bédouret,

Président de l’Adéic