En décembre 2025, dans l’un de ses articles, l’Adéic informait les usagers se fournissant en services téléphoniques et Internet par le biais de l’ADSL, de la fermeture imminente du réseau cuivre. Aujourd’hui, nous souhaitons attirer votre attention sur une nouvelle évolution, indépendante de cette dernière mais qui va, tout comme elle, avoir des conséquences non négligeables pour certains usagers.

De quelle évolution s’agit-il ?

Les opérateurs de téléphonie mobile ont commencé à arrêter le réseau mobile 2G depuis fin mars 2026. Cela a commencé à Bayonne, Anglet et Biarritz, pour ensuite concerner les départements 64 et 40 en mai puis s’étendre aux départements 47, 46, 32, 65, 31, 82 et 09 à partir du 9 juin 2026. Le reste de la France métropolitaine sera concerné par cette fermeture entre fin septembre et fin décembre 2026. Quant aux territoires d’Outre-mer, pour connaître les échéances, n’hésitez pas à consulter le site de l’ARCEP. Après la fermeture de la 2G, ce sera au tour du réseau 3G, dont l’extinction débutera à partir de la fin de l’année 2028

Qu’est-ce qu’implique cette fermeture ?

Les téléphones fonctionnant uniquement en 2G ne peuvent plus passer ou recevoir d’appels ni envoyer ou recevoir de SMS. Si vous habitez dans les départements concernés,  que votre téléphone ne fonctionne plus correctement et affiche uniquement la lettre « E » ou ne permet plus de passer des appels, il est possible que votre appareil soit uniquement compatible avec le réseau 2G. Dans ce cas, rapprochez-vous de votre opérateur ou de votre conseiller en téléphonie mobile.

Pourquoi cette fermeture ?

Selon l’Institut National de la Consommation  (INC), plusieurs raisons expliquent l’arrêt de ces réseaux :

– les réseaux 2G et 3G ne sont plus assez performants et ne présentent pas les mêmes garanties de sécurité face aux menaces actuelles que les réseaux 4G et 5G,

-les réseaux 2G et 3G ne sont plus utilisés que par une infime partie de la population, et sont par ailleurs plus énergivores et plus couteux,

– la couverture de la 4G dépasse aujourd’hui 99,9 % de la population métropolitaine.

En pratique, la plupart des consommateurs ne seront pas concernés par cette fermeture. Seuls le seront ceux dont le téléphone n’est pas compatible avec la 4G ou la 5G. En revanche, les personnes utilisant encore un ancien téléphone mobile ou certains équipements connectés (alarmes, systèmes de téléassistance, objets communicants, etc.) doivent vérifier leur compatibilité afin d’éviter toute interruption de service. L’Adéic invite donc les consommateurs à se rapprocher de leur opérateur en cas de doute .