Attention aux bagages !

Le présent cas pratique vous explique sur quels articles de droit vous appuyer en cas d’inexécution contractuelle de la part des professionnels.

En novembre 2025, M et Mme P ont effectué un vol de France vers Angleterre avec une compagnie de voyage. Après enquête, leurs bagages ont été considérés comme définitivement perdus. En février 2026, ils ont reçu de la part de la compagnie de voyage un courrier de proposition de remboursement. Quelques jours plus tard, le couple a accepté cette proposition et a fourni son RIB.

Cependant, au mois de mars, soit plus d’un mois après leur acceptation, la compagnie de voyage a invoqué, à tort, que le compte de M. et Mme P était invalide. A cette occasion, la compagnie de voyage leur a redemandé leur RIB alors que ce dernier, parfaitement clair et lisible, figurait en pièce jointe de leur réponse.

A partir de là, le couple a contacté l’Adéic et a adhéré à notre association. Le service juridique a pris connaissance du litige et a rédigé pour M et Mme P. une lettre de mise en demeure qu’ils ont envoyé à la compagnie de voyage en recommandé avec accusé de réception. Cette dernière a alors procédé au règlement de la somme due.

Que dit la loi ?

L’inexécution contractuelle de la part des professionnels est très fréquente. L’argumentation de notre service juridique s’est appuyée sur l’article 1104 du code civil qui disposent que les contrats (en l’espèce, l’engagement de remboursement de la compagnie de voyage) doivent être exécutés de bonne foi.

Cette disposition est d’ordre public.

Nous avons également cité l’article 1231-1 du code civil qui permet, à défaut de remboursement, à M. et Mme P de demander des dommages et intérêts devant les tribunaux.

Devant cette menace, la compagnie de voyage a préféré payer.

Image : izhar-ahamed-suitcas in Pixabay

Matinale « Les 10 ans de la médiation de la consommation : atouts, freins et nouveaux défis »

Le 6 mars, la DGCCRF a organisé une Matinale portant sur les 10 ans de la médiation de la consommation. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/actualites-dgccrf/matinale-les-10-ans-de-la-mediation-de-la-consommation-atouts-freins-et-nouveaux-defis

Pour voir la Matinale dans son intégralité : cliquez ici : https://www.youtube.com/watch?v=GLjkiW9gtZA  

Julie Vanhille, la Secrétaire générale de l’ACLC et de l’Adéic, a participé à la première table ronde dont la problématique était la suivante :

Quel bilan à l’occasion des 10 ans de la médiation de la consommation ?

Cette première table ronde, animée par Bruno Deffains, professeur en sciences économiques à l’Université de Paris II Panthéon-Assas, avait pour objet de « dresser un bilan objectivé et opérationnel du dispositif après dix ans d’existence, en évaluant son effectivité réelle, son efficacité pratique et sa capacité à jouer un rôle de régulation des litiges de masse ». D’autres personnes étaient également invitées :

  • Pierre Bocquet, Directeur « Banque de détail » à la Fédération bancaire française (FBF)
  • Frédérique Feriaud, Directrice générale des services du Médiateur national de l’énergie
  • Marc El Nouchi, Président de la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC), Conseiller d’État

Après un focus fait par Jean-Christophe Marchal, Chef du bureau – Mouvement consumériste et médiation de la consommation, DGCCRF, sur les grandes lignes de la directive (UE) 2025/2647 du 16 décembre 2025 modifiant la directive (UE) 2013/11, une deuxième table ronde a eu lieu animée par Sabine Bernheim-Desvaux, professeure en droit à l’Université d’Angers. La problématique était la suivante :  

Quel avenir pour la médiation de la consommation dans le contexte de révision de la directive de 2013 ? 

Cette table ronde proposait « d’identifier, dans la révision modifiée, les leviers d’amélioration du dispositif à la lumière des constats empiriques, des évolutions normatives européennes et des attentes des acteurs économiques. Étaient présents :

  • Frédéric Billon, Délégué général de la Fédération de la vente directe (FVD)
  • Jacques Cosnefroy, Médiateur de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD)
  • Bianca Schulz, Responsable du Centre européen des consommateurs France (CEC)

Photo: Julie Vahnille sur You tube (capture d’écran)