Rentrée : consommation sous pression !

Le pouvoir d’achat est la principale préoccupation de cette rentrée : une situation internationale compliquée et ses conséquences directes sur les prix, notamment dans le secteur de l’énergie, un débat budgétaire national tendu avec son lot de menaces sur les revenus des actifs (épargne salariale…) comme des retraités.

Au lendemain de vacances dont sont privés, faut-il rappeler, près d’un quart des Français, le très mauvais chiffre de l’inflation (2,4 % en août contre 0,9 % en août 2025) a encore davantage rafraîchi l’atmosphère !

Selon le dernier observatoire du crédit COFIDIS, 42 % des personnes sondées sont ainsi inquiètes pour leur pouvoir d’achat (+ 4 points en un an !) et la crainte d’une baisse du niveau de vie est réelle.

Les consommateurs sont donc contraints d’arbitrer en permanence leurs dépenses et d’en réduire certaines, non essentielles, comme les loisirs ou les vacances… voire plus problématiques, celles dans le domaine de la santé ou de l’alimentation.

Ces difficultés ont des conséquences pour la trésorerie des ménages : 39 % des Français se retrouvent à découvert au moins une fois par an (+ 3 points par rapport à 2024).

Dans ce contexte dégradé, ce sont les Français aux revenus les plus modestes qui sont les plus impactés.

À cet égard, les sempiternelles critiques contre le versement de l’allocation de rentrée scolaire sont extrêmement choquantes tant elles sont déplacées, voire méprisantes.

Alors que le nombre de personnes défavorisées a augmenté de plus d’un million depuis 2017, avec son corollaire le taux de pauvreté (+1,6 point), le pouvoir d’achat est un enjeu politique majeur.

Pour l’ADÉIC, il y a urgence à trouver des solutions.

Meilleur partage de la valeur au sein de l’entreprise, conférence salariale, hausse des minimas sociaux, TVA sociale … À quelques mois de l’élection présidentielle, les propositions commencent à fleurir : certaines sont pertinentes, d’autres à discuter et d’autres encore, contradictoires, inapplicables, voire inappropriées.

L’ADÉIC portera donc un regard vigilant sur les programmes des candidats, et participera aux débats à l’occasion de cette échéance majeure pour notre pays.

Patrice Bédouret,

Président de l’Adeic

Batailles des prix : les consommateurs les plus fragiles perdants…

En ce début d’été caniculaire, l’histoire retiendra que l’on s’est battu en France à main nue pour acheter des climatiseurs !   Ces scènes surréalistes ont mis en lumière, d’un côté, la détresse de populations en souffrance vivant dans des logements dégradés, véritables bombes thermiques, et de l’autre, la grande distribution avec ses techniques traditionnelles pour appâter le chaland.  Combien de clients ce jour-là sont repartis sans le moindre ventilateur mais avec un caddy bien rempli !

Cette technique marketing du produit d’appel, hier annoncée dans nos boites aux lettres, aujourd’hui relayée tous azimuts par les réseaux sociaux et internet, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée par l’enseigne, peut et a donc conduit à des débordements. Dans le cas d’espèce des climatiseurs, il était prévisible qu’au vu du faible nombre de produits disponibles par rapport à la demande, des tensions, voire pires, adviendraient.

Cette pratique, malheureusement courante, nous l’avons tous expérimentée en entrant dans les magasins où les rayons des produits à prix cassés étaient peu garnis voire vides, nous obligeant parfois à nous rabattre sur des produits voisins plus chers !

Parce que les premières victimes sont les plus vulnérables, il est urgent de réguler ces opérations promotionnelles.

Hasard du calendrier, en même temps que ces premières « émeutes du réchauffement climatique », une autre bataille des prix vient enfin de se déclencher au niveau européen contre les plateformes, en particulier chinoises, commercialisant de nombreux produits notamment de fast fashion.

Avec la mise en place d’une taxe de trois euros pour les petits colis, c’est déjà un premier pas ! Maintenant, nous espérons une réforme douanière européenne complète !

Cette fragile barrière à l’entrée a cependant déjà des limites. Elle ne permettra pas de prévenir l’arrivée en France d’articles dangereux et toxiques et ce surcout sera sans doute supporté par le consommateur.

Les populations les plus en difficulté, confrontées à des problématiques de pouvoir d’achat, acheteuses majoritaires de ce type de produits seront ainsi, à nouveau, les premières perdantes de ces batailles de prix.

Patrice Bédouret,

Président de l’Adéic

 

Les présidents de l’Adéic dans les studios de Souvenirs FM

Image : Alles in Pixabay

Patrice BEDOURET, président de l’Adéic (Association de Défense, d’Éducation et d’Information du Consommateur) et Patrick MERCIER, président d’honneur de l’Adéic, ont participé en direct à l’émission « L’Invité(e) du 12/13 », dans les studios de Souvenirs FM, le 27 mai 2026, aux côtés de l’animateur Jean-Philippe Danduran.

Au cours de cette émission, ils ont présenté l’Adéic, une association qui défend les consommateurs face aux litiges du quotidien (arnaques en ligne, factures abusives, problèmes de téléphonie, etc.). Ils ont aussi souligné l’importance de l’union et de la défense collective : un consommateur isolé est souvent démuni face à un professionnel, alors qu’un groupe organisé peut faire entendre sa voix et obtenir gain de cause.

Ils ont également évoqué leur travail de terrain :  interventions dans les écoles pour éduquer les jeunes à une consommation responsable, représentation de l’Adéic dans les instances de concertation, afin de rétablir un équilibre juste entre consommateurs et professionnels.

Voici le lien vers le podcast de leur émission :https://urls.fr/T815qA

L’Adéic interviewée par l’UNSA Retraités

Les lecteurs de l’ infolettre d’UNSA Retraités s’intéressent aux sujets qui concernent la défense du consommateur. Patrice Bédouret, le Président de l’Adéic, dans l’interview qu’il donne à Claude Lassalvy, explique ce qu’est notre association, quelles sont ses missions, ses combats actuels et en quoi elle peut utilement aider les adhérents d’UNSA Retraités. Il rappelle également les liens historiques entre l’Adéic et l’UNSA et notamment l’UNSA Education.  

Pour lire l’interview en entier, cliquez ci-dessous:

https://retraites.unsa.org/mieux-connaitre-l-adeic-mouvement-de-defense-d-education-et-d-information-du

De l’instrumentalisation des consommateurs contre les travailleurs

L’inflation dépasse les 2% et bien davantage pour certains produits alimentaires. Le tarif du gaz vient d’augmenter de 15 %. Le prix de l’essence poursuit son envolée… et pourtant, c’est l’ouverture des boulangeries qui a fait la une de l’actualité, le premier mai dernier.

Les médias ne se sont pas contentés des interventions de leurs experts habituels. Ils ont sur le sujet convoqué des consommateurs dont la principale préoccupation semblait être de pouvoir se procurer du pain frais ou de revendiquer la possibilité d’acheter de la viande en cette journée de fête du travail !

Quelle belle diversion offerte à des politiques qui ne trouvent aucune solution à la crise du pouvoir d’achat actuel ! Une aubaine pour un patronat qui dans de nombreux secteurs et notamment celui du commerce, poursuit une politique de salaires indécents.

Instrumentaliser le consommateur n’est pas nouveau. C’est un grand classique lorsqu’il s’agit, par exemple, de promouvoir l’ouverture des enseignes le dimanche ou la magie des plateformes de livraison de repas…

A l’ADEIC, et c’est dans notre ADN, nous ne pouvons accepter que sous prétexte de soi-disant commodités pour le consommateur, on dérégule, on porte atteinte au code du travail, on veuille mettre à bas un symbole des luttes sociales comme le premier mai.

Plus largement, notre association, liée depuis l’origine au syndicalisme, ne peut rester indifférente face à des projets de société qui visent à affaiblir les droits des travailleurs.

A cet égard, voir un premier ministre féliciter un boulanger en infraction avec le code du travail, et l’assurer de la mansuétude des services de l’état interroge !

Le président de l’Adéic

Patrice Bédouret

 

Image: Heinz Teuber in Pixabay

Le téléphone sonne-Vos cadeaux sous le sapin: raisonnables ou pas cette année?

Julie Vanhille, la secrétaire générale de notre association l’Adeic, a participé le 24 décembre 2025 à l’émission « le téléphone sonne » sur France Inter. Elle y répondait  aux questions du journaliste François Geffrier portant sur les cadeaux de Noël. A cette occasion, Julie Vahnille a redit l’attachement de notre association aux cadeaux « responsables et durables », ceux de seconde main, faits par soi-même de manière artisanal, les cadeaux immatériels… Elle a tenu à rappeler aussi que « la magie de Noël n’est pas dans les présents (ou pas exclusivement) mais dans la présence ». 

Pour écouter l’article dans son intégralité, cliquez ci-dessous.

Photo: Marie Carpe Diem- site Pixabay

Lettre ouverte : Renforçons la lutte contre la précarité énergétique : il y a urgence !

L’ACLC, dont l’ADEIC fait partie, signe avec d’autres associations de consommateurs une lettre ouverte à destination du Gouvernement et des parlementaires afin qu’ils mettent en place, en urgence, des mesures pour renforcer la lutte contre la précarité énergétique.

Photovoltaïques : les arnaques se multiplient !

Qu’est-ce que l’énergie solaire photovoltaïque ? L’Adéic vous éclaire.

C’est une énergie électrique produite à partir du rayonnement solaire grâce à des capteurs ou à des centrales solaires photovoltaïques. C’est une énergie renouvelable, une alternative aux énergies fossiles car la production d’électricité par un module photovoltaïque n’émet pas de gaz à effet de serre. Il faut néanmoins savoir que la fabrication, le transport, l’installation et l’élimination des panneaux qui produisent cette électricité ont un certain impact sur l’environnement. Malgré cet aspect négatif, on a pu constater, en France, un premier semestre 2025 particulièrement dynamique pour le solaire photovoltaïque avec 2 765 MW raccordés si l’on en croit les chiffres publiés par Enedis et l’Observatoire France Territoire Solaire. La tendance est à la hausse ! En effet, les Français souhaitent réaliser des économies sur leur facture d’électricité et l’installation de panneaux solaires performants leur semble être une bonne solution pour contrer l’inflation sur les prix de l’électricité.

Les arnaques liées à l’installation de panneaux solaires

Le succès du photovoltaïque amène des individus ou des entreprises peu scrupuleux à tenter de piéger les consommateurs en diffusant des informations fausses, en les démarchant par téléphone pour leur proposer une installation solaire alors que c’est interdit, en vendant des panneaux solaires peu chers mais de mauvaise qualité. Sur son site, EDF fait le point sur les arnaques les plus fréquentes et met en garde les consommateurs français. Sachez par exemple qu’il est impossible de bénéficier de « panneaux solaires financés intégralement par l’Etat ou par une mairie » ni des « panneaux solaires à 1 euros ». Pour EDF toujours, « ces arnaques aux panneaux solaires sont souvent des crédits à la consommation déguisés avec des taux d’intérêt très élevés ». De la même manière, il ne faudra pas croire « des entreprises qui vous proposent des multiplier les panneaux solaires sur le toit pour couvrir 100 % de vos besoins. » C’est en effet impossible de parvenir à une autonomie totale avec le photovoltaïque ou de ne plus payer de facture d’électricité. Enfin, il faudra se méfier des escrocs qui feraient « miroiter des aides mirobolantes comme la prise en charge à 100% ou à un prix de vente de l’électricité particulièrement élevée. »

Pour ne pas se faire arnaquer. L’Adéic vous guide.

Se faire arnaquer n’est pas une fatalité. Si vous êtes intéressés par l’installation de panneaux solaires sans risquer de tomber sur un escroc, il vous faudra prendre quelques précautions :

  • Bien vous documenter sur les critères d’une installation solaire fiable (puissance, certification, RGE) afin de ne pas donner la possibilité aux arnaqueurs de vous vendre des équipements sous-dimensionnés ou non conformes. Bien vous renseigner sur les prix approximatifs de l’installation de panneaux solaires pour avoir un ordre d’idée en tête.
  • Connaître les aides disponibles pour l’installation de panneaux photovoltaïques en 2025.
  • Choisir un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
  • Vérifier les avis clients et la réputation de l’installateur et s’assurer qu’il est agréé.
  • Refuser tout démarchage téléphonique.
  • Faire faire plusieurs devis (3 au minimum) et les comparer. Aucun ne doit être anormalement haut ou bas.
  • Faire faire une étude technique préalable personnalisée avec une visite sur place.
  • Lire tous les documents attentivement avant de signer quoi que ce soit et ne rien signer le jour de la visite de l’installateur.
  • Connaître le délai légal de rétractation qui est de 14 jours après la signature d’un document.

Vous pouvez retrouver de nombreuses informations fiables sur ce sujet sur les sites d’EDF et d’Engie . Il est également possible de contacter le GPPEP, l’Association des Particuliers Producteurs d’Électricité Photovoltaïque. En effet, comme le stipule son président Joël Mercy, son association s’efforce de « faire la promotion des énergies renouvelables et plus particulièrement du photovoltaïque résidentiel tout en accompagnant les futurs producteurs dans leur projet et en apportant un soutien à ceux victimes d’arnaques ». Bien entendu, l’Adéic est là pour vous donner des conseils juridiques et vous aider à régler un litige si besoin est.

 

Nouvelles menaces sur le chèque énergie

COMMUNIQUE DE PRESSE : Nouvelles menaces sur le chèque énergie
Dans la perspective de la préparation de la loi de finances 2026, l’Association Citoyenne et Laïque des Consommateurs (ACLC) s’inquiète du possible impact d’un rapport de l’IGF (Inspection Générale des Finances) et de l’IGEDD (Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable) sur le dispositif du chèque énergie et demande au gouvernement d’en garantir le principe et le financement. La transition énergétique se doit d’être juste et socialement acceptable, en particulier pour les 20% de nos concitoyens les plus fragiles !
Dans leur rapport publié le 18 juillet 2025, intitulé « Moyens publics et pratiques dommageables à la biodiversité », l’Inspection Générale des Finances et l’Inspection Générale de l’Environnement et du Développement Durable ont examiné les moyens publics à destination de 6 secteurs, parmi lesquels celui de l’énergie, dont les activités ont un impact connu sur la biodiversité, soit au total 750 dispositifs étudiés, pour plus de 250 à réexaminer.
Cette étude colossale et exhaustive conclut que pour 92 Milliards d’aides publiques examinées, 37 méritent d’être réexaminées, dont 20 Mds€ en priorité. Le chèque énergie en fait partie pour un montant de 795 millions d’Euros (PLF 2024).
La mission IGF/IGEDD s’appuie sur le rapport de la Cour des Comptes de février 2022 selon lequel « le fait que le chèque puisse financer tout type d’énergie va à l’encontre des objectifs de la France, puisqu’il aboutit à subventionner pareillement l’usage d’énergies carbonées et décarbonées ».
La mission considère donc que « tout soutien à la consommation d’énergie va à l’encontre de la sobriété énergétique. En outre, elle a un impact partiellement défavorable à la biodiversité pour la part relative aux énergies carbonées ».
La mission n’a pas pris en compte les CEE (certificats d’économie d’énergie), dont il faut rappeler que les bénéficiaires du chèque énergie, au même titre que tous les consommateurs d’énergie, contribuent à l’effort de rénovation énergétique et de décarbonation en supportant le coût, répercuté sur leurs factures d’’énergie ! Pour mémoire, ces CEE représentent actuellement environ 1/3 des coûts commerciaux de leur fournisseur.
La mission propose tout simplement de supprimer le dispositif du chèque énergie, « quitte à (lui) substituer des aides aux revenus non conditionnées à la consommation d’énergie », et de « conditionner les compléments de revenus à des baisses de consommation d’énergie, y compris relatives à des catégories d’énergies dommageables ».
Mais comment identifier les bénéficiaires potentiels de ces aides aux revenus ? Et comment demander à des ménages qui se chauffent peu, ou ne se chauffent plus, de faire acte de sobriété énergétique ?
Selon le dernier état des lieux de la précarité énergétique en France (décembre 2024) établi par l’Observatoire national de la Précarité Energétique, 30% des Français déclarent ainsi avoir souffert du froid à leur domicile lors de l’hiver 2023-2024 ; cette proportion a plus que doublé depuis 2020. 41 % des Français qui ont eu froid en 2024 l’expliquent par la nécessité de limiter le chauffage pour des raisons financières.
Le baromètre du Médiateur National de l’Energie établit les mêmes constats : malgré ces restrictions volontaires des consommateurs d’énergie en 2024, les interventions pour impayés augmentent de 24% par rapport à 2023 avec 1,2 million de coupures (309 000) ou de limitations de puissance (937 000).
Alors que la rénovation énergétique est durement frappée par de nouvelles dispositions réglementaires défavorables, telles que la modification du coefficient d’énergie primaire qui va artificiellement améliorer l’étiquette énergétique des DPE sans le moindre geste d’isolation et remettre sur le marché des centaines de milliers de logements « indécents », ou la rénovation d’ampleur est suspendue faute de budget, puis relancée pour un nombre de logements très inférieur aux objectifs de l’Etat, réduire ou supprimer le bénéfice du chèque énergie pour les ménages les plus fragiles serait compris comme une manifestation d’indifférence voire de mépris à leur égard.
Les politiques publiques en matière d’énergie ne peuvent s’exonérer des exigences de la solidarité, et abandonner tout un pan de la société en grande souffrance.
Contact : Françoise Thiebault, coordinatrice secteur Energie – CNAFAL – Tél : 06 80 10 83 64
i L’ACLC regroupe des associations de défense des consommateurs agréées au niveau national, qui partagent des valeurs comme l’éducation des consommateurs à tous les âges de la vie, la laïcité, la citoyenneté, le respect des droits, le dialogue, la médiation comme méthode de règlement des différends. En sont membres l’ADEIC, l’ALLDC et le CNAFAL.