Qu’est-ce qui change en 2026 ?

Comme chaque année, le 1er janvier amène son lot d’évolutions en matière de réglementation, notamment dans le domaine de la consommation. En ce début 2026, quels sont les principaux changements qui vont impacter votre quotidien ? L’Adéic vous dévoile succinctement les principales mesures.

En 2026 le droit de la consommation évolue et voici en quelques lignes ce qui change :

    • Les frais bancaires vont être plafonnés en cas de succession, ils ne pourront pas excéder 1% du montant total des soldes des comptes et de la valorisation des produits d’épargne du défunt et ne dépasseront pas 850 euros. Dans certains cas, ces frais seront même interdits (compte ou épargne détenu par une personne mineure ou solde total des comptes et épargne inférieure à 5910 euros).
    • Les centres de contrôle technique devront afficher le prix du contrôle des véhicules motorisés à deux roues, trois roues et quadricycles à moteurs sur le site https://prix.conso.gouv.fr/controle-technique. Cela était déjà le cas pour les voitures et permet de comparer plus facilement les prix.
    • Les allégations environnementales vont être encadrées plus strictement. Les labels environnementaux devront se mettre en conformité avec de nouvelles exigences, et notamment répondre à des critères définis et certifiés par un organisme indépendant et cela en application de la directive européenne « transition écologique » (directive 2024/825).
    • Les produits du petit-déjeuner vont être mieux étiquetés pour garantir la bonne information du consommateur (composition, teneur en sucre, allégations …) c’est l’objectif de la directive dite « Breakfast » (EU) 2024/1438.
    • Le démarchage téléphonique sera interdit à partir du 11/08/2026 à deux exceptions près : si le consommateur a donné au préalable son consentement explicite ou si l’appel est celui d’une entreprise avec laquelle il a un contrat en cours et qu’une amélioration directe de ce contrat lui est proposée.
    • La DGCCRF devient le guichet unique pour l’agrément des associations qui souhaitent exercer une action de groupe. Pour rappel, l’action de groupe permet de demander au juge d’ordonner la cessation d’une pratique illicite et/ou la réparation d’un préjudice subi par une pluralité de personnes physiques ou morales ayant subi un dommage en raison d’une même cause. Depuis 2025, la procédure d’action de groupe n’est plus limitée à certains domaines mais couvre désormais un champ universel
    • Enfin, certaines dispositions du règlement sur l’intelligence artificielle adopté en 2024 entrent en application.

SI vous voulez plus de détails sur ces différents points, rendez-vous sur le site de la DGCCRF : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/actualites-dgccrf/consommation-ce-qui-va-changer-en-2026.

Image: Pixabay Mohamed-Hassan

Dangers des réseaux sociaux :  l’Adéic demande aux pouvoirs publics de protéger nos jeunes

Mardi 13 janvier 2025, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a publié une expertise scientifique collective approfondie des risques sanitaires associés aux usages des Réseaux sociaux chez les jeunes. Plus d’un millier d’études scientifiques ont été analysées par un groupe pluridisciplinaire pour cette expertise. (https://www.anses.fr/fr/content/securiser-les-usages-des-reseaux-sociaux-pour-proteger-la-sante-des-adolescents )

« Au service de l’intérêt général, l’Anses œuvre chaque jour à mobiliser la science pour un monde plus sûr, plus sain, pour tous ». (https://www.anses.fr/fr/content/notre-identite)  Ce monde, plus sûr, plus sain, mis en avant par l’étude de l’ANSES est celui que l’Adéic souhaite pour tous les consommateurs. Les plateformes doivent assurer la sécurité mentale des jeunes qui les fréquentent et les pouvoirs publics doivent développer une politique de prévention pour que les adolescents ainsi que leurs parents soient éduqués au numérique et sensibiliser aux risques que représentent les réseaux sociaux. C’est une question de santé publique.

L’Adéic fait le point.

Un constat qui inquiète : les jeunes toujours plus sur les réseaux sociaux

Le constat est clair : les usages des réseaux sociaux sont en augmentation constante chez les adolescents.  Il faut savoir qu’actuellement, « en France, un adolescent sur deux passe entre deux et cinq heures par jour sur un smartphone, souvent pour s’y connecter aux réseaux sociaux numériques. ». Le baromètre CREDOC 2025 indique même que 58% des 12-17 ans consultent quotidiennement les réseaux sociaux.

Or, cela n’est pas sans risques pour la santé. Les scientifiques s’inquiètent et dressent une liste des conséquences néfastes d’une exposition trop importante aux réseaux sociaux sur une population adolescente ayant « moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes » et étant, de ce fait, particulièrement vulnérables aux effets délétères de ces réseaux.

Des risques particulièrement importants pour la santé mentale des adolescents

Les plateformes mettent tout en place pour accroître le temps passé par les jeunes sur leurs réseaux. Comme on peut le lire dans l’étude de l’Anses : « Le modèle économique des réseaux sociaux vise à maximiser le temps d’utilisation à des fins commerciales. L’objectif est de vendre à la fois des espaces publicitaires et des données sur les préférences et habitudes des utilisateurs. Les entreprises qui développent les réseaux sociaux mettent donc en œuvre des stratégies de captation de l’attention visant à maintenir l’engagement des utilisateurs le plus longtemps possible. » C’est ce que l’Anses appelle « les « dark patterns », et qui désigne ces interfaces manipulatrices

Les scientifiques ont mis en avant plusieurs risques importants (altération du sommeil, développement d’une mauvaise image de soi et son corps, installation de comportements à risques, confrontation à de la cyberviolence ou à du cyberharcèlement) aux conséquences possiblement graves, voire dramatiques, comme la dépression ou le suicide dans certains cas. Les filles, selon l’expertise scientifique, seraient plus exposées que les garçons sur les réseaux sociaux.

Les mesures à mettre en place pour préserver la santé des adolescents

L’Anses préconise tout d’abord que les jeunes de moins de treize ans n’aient pas du tout accès aux réseaux sociaux. Cela demande que les plateformes mettent en place un système efficace de vérification de l’âge et du consentement des parents. Ensuite, les mineurs de plus de treize ans ne devraient pas être manipulés par ces plateformes pour consommer toujours plus de réseaux sociaux, ni confrontés à « des contenus préjudiciables pour la santé ». « L’Anses recommande donc que les mineurs puissent accéder uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé ». Pour l’Adéic, les plateformes doivent appliquer le Règlement européen sur les services numériques, applicable depuis le 17 février 2024. Si elles ne le font pas, c’est à l’Etat qu’incombe la responsabilité de les contraindre à le faire en mettant en place un cadre législatif clair et un contrôle renforcé.

Autre mesure à mettre en place, la prévention. L’école doit éduquer aux usages et aux risques du numérique en impliquant les adolescents dans ces actions de prévention pour que celles-ci soient plus efficaces. Les parents ne doivent pas pour autant être oubliés et doivent aussi être formés pour accompagner au mieux leurs enfants. De manière plus large, il faut agir envers les citoyens dans leur ensemble. Chacun devrait se sentir concerné par les risques courus par les adolescents.  L’Anses préconise donc de mener des campagnes de santé public pour informer la société sur la santé mentale, le cyberharcèlement, la cyberviolence etc.

L’Adéic : Un acteur engagé pour la santé mentale des jeunes consommateurs

En relayant cette expertise capitale de l’Anses, l’Adéic réaffirme son engagement aux côtés des familles françaises. Notre association les informe mais elle ne s’arrête pas là. A l’Adéic, nous agissons concrètement pour faire respecter les droits des consommateurs, y compris les plus jeunes et les plus vulnérables.

La protection de la santé mentale de nos adolescents est un enjeu de société majeur. Ensemble, construisons un environnement numérique plus sûr et plus respectueux de la santé de tous.

En savoir plus

Lire l’avis et rapport sur les usages des réseaux sociaux numériques et santé des adolescents

Lire l’étude des dispositifs légaux relatifs à l’usage des réseaux sociaux par les mineurs – Analyse du cadre juridique existant, des enjeux et des évolutions en cours

Photo: Geralt chez Pixabay

Le droit de se rétracter en cas de souscription d’un contrat en ligne

Madame X a souscrit un contrat de prévoyance en ligne. Elle a par la suite souhaité se rétracter. Elle a adressé un courrier à la compagnie d’assurance moins d’une semaine après la souscription du contrat mais la compagnie a refusé de faire droit à sa demande au motif que « les contrats d’assurance ne peuvent être résiliés qu’à leur date d’échéance ».
Madame X s’est donc rapprochée de notre association.
Nous avons adressé un courrier recommandé à la compagnie d’assurance lui rappelant que la rétractation était un concept juridique distinct de la résiliation et que la consommatrice disposait d’un droit de rétractation de 14 jours légalement prévu à compter de la souscription du contrat (article L221-18 du code de la consommation) qu’elle avait exercé dans le délai.
Nous avons souligné que Madame X avait respecté le formalisme prévu par l’article L221-21 du code de la consommation en adressant une déclaration écrite dénuée d’ambiguïté manifestant sa volonté de se rétracter.
Enfin, nous avons indiqué au professionnel que toute entrave à l’exercice du droit de rétractation était passible d’une amende administrative pouvant aller jusqu’à 75000 euros (article L242-13 euros).
Ces arguments ont permis de faire respecter les droits de notre adhérente et de mettre un terme à la mauvaise foi de l’assureur.
La souscription de contrats en ligne a pour avantage d’offrir au consommateur un droit de rétractation de 14 jours qui n’existe pas en cas de souscription en magasin, pensez-y avant de souscrire un contrat !

Photo Pixabay- Bru-no

Seniors : les nouvelles cibles des escrocs en ligne

En France, 800 000 personnes de plus de 75 ans sont victimes chaque année d’abus de faiblesse, et 85 % des seniors déclarent avoir subi au moins une tentative d’escroquerie dans l’année.  Les seniors, en tant que public « fragile »,  sont ainsi devenus le public le plus visé par les arnaques numériques.

A l’Adéic, nous disposons sur notre site Internet de contenus utiles pour informer et alerter tous les consommateurs sur les arnaques, notamment :

  • Une rubrique d’arnaques répertoriant des cas et permettant aux lecteurs de repérer les tactiques frauduleuses.
  • Des supports pédagogiques (ConsoMag et vidéos) traitant de conseils concrets liés à la fraude numérique ou aux mauvais usages.
  • Un communiqué de sensibilisation plus large sur la protection contre les fraudes.

N’hésitez pas à les consulter.

Les 3 grandes familles d’arnaques en ligne qui reviennent le plus

Le phishing (hameçonnage)

Un message imite une banque, un livreur, un service de l’état. L’objectif de l’arnaqueur est de récolter vos données personnelles ou vos informations bancaires. Savoir reconnaître un message de phishing permet d’éviter de tomber dans le piège. Méfiez-vous notamment des adresses d’expéditeur ou de site inhabituelles. Rendez-vous sur le site officiel en question pour ne pas être dirigé vers un faux site se faisant passer pour un organisme.

 L’abus commercial déguisé

Il s’agit d’une offre trop belle pour être vraie qui promet une aide ou un équipement presque gratuit. L’objectif est de faire signer un contrat inutile, trop onéreux ou même difficile à résilier. Les exemples connus de cet abus commercial sont par exemple les offres de panneaux solaires ou pompes à chaleur subventionnés, qui conduisent par la suite les personnes à s’endetter à des taux d’intérêts abusifs sur de longues périodes pour des installations énergétiques.

 L’arnaque financière

Elle vise directement le compte bancaire. Les arnaqueurs tentent d’obtenir par la manipulation vos codes bancaires confidentiels. Les méthodes évoluent mais les mécanismes restent les mêmes :

  • se faire passer pour des conseillers bancaires ayant besoin de votre aide et de vos codes pour faire opposition à des supposés virements frauduleux
  • cloner la voix de vos proches en utilisant l’Intelligence Artificielle.
  • entrer avec le sénior, via Internet, dans une relation sentimentale fictive puis tenter ensuite, par différents moyens, de lui soustraire des sommes d’argent plus ou moins conséquentes.

Les escrocs misent sur certaines fragilités des séniors :

L’isolement social: il conduit les seniors à accorder facilement leur confiance à des figures d’autorité (conseillers bancaires, service des impôts…) pour lesquelles se font passer les escrocs. Ceux-ci savent bien que leurs victimes n’ont personne  vers qui se tourner pour obtenir de l’aide, des conseils ou une simple vérification.

Le manque d’habilités numériques: cela rend complexe, pour les seniors, le fait de se repérer dans les mails, les sites etc. L’escroc peut profiter du manque de repères de sa victime pour immiscer des sentiments d’urgence et de peur chez elle et accroitre la confusion dans laquelle elle est déjà. Ainsi, il est essentiel que les proches des séniors se montrent vigilants, les accompagnent dans leurs démarches en ligne et créent autour d’eux un filet de sécurité.

10 conseils clés pour éviter les arnaques en ligne

  • Ne communiquez jamais vos codes bancaires par message ou appel
  • Méfiez-vous des situations présentées comme urgentes, qui cachent souvent un stratagème de tromperie de la part de votre interlocuteur
  • Ne cliquez sur aucun lien reçu, ouvrez plutôt le site ou l’application vous-même
  • Vérifiez l’expéditeur : fautes, chiffres dans le nom, adresse bizarre… sont des signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille
  • Refusez tout logiciel inconnu et tout accès à distance
  • Définissez un mot de passe différent pour chaque site, même s’il reste facile à retenir, mais fiable.
  • Activez la double vérification par SMS quand elle est proposée
  • Demandez à un proche de valider vos démarches avant toute action sensible
  • Ignorez les gains et jeux concours non sollicités
  • Évitez de répondre aux inconnus : les escrocs repèrent ceux qui interagissent

Pour conclure, soyez vigilant. Rester attentif aux signes trahissant une arnaque reste le moyen le plus sûr pour ne pas en être la victime. Si toutefois vous êtes victime, ne restez pas sans rien faire. Les bons réflexes peuvent encore limiter les dégâts : appelez immédiatement la banque pour bloquer ou annuler une opération, faites-vous conseiller par des personnes de confiance, conservez des preuves. Déposez plainte si nécessaire. A l’Adéic, nous sommes là pour vous aider. N’hésitez pas à signaler l’arnaque dont vous avez été victime à l’adresse suivante https://www.adeic.fr/arnaques/ et à nous contacter par mail contact@adeic.fr ou par téléphone  01 44 53 73 93.

Photo libre de droit-Pixabay

 

 

Le téléphone sonne-Vos cadeaux sous le sapin: raisonnables ou pas cette année?

Julie Vanhille, la secrétaire générale de notre association l’Adeic, a participé le 24 décembre 2025 à l’émission « le téléphone sonne » sur France Inter. Elle y répondait  aux questions du journaliste François Geffrier portant sur les cadeaux de Noël. A cette occasion, Julie Vahnille a redit l’attachement de notre association aux cadeaux « responsables et durables », ceux de seconde main, faits par soi-même de manière artisanal, les cadeaux immatériels… Elle a tenu à rappeler aussi que « la magie de Noël n’est pas dans les présents (ou pas exclusivement) mais dans la présence ». 

Pour écouter l’article dans son intégralité, cliquez ci-dessous.

Photo: Marie Carpe Diem- site Pixabay

Réinventer Noël : cadeaux utiles, économie circulaire et gestes solidaires

Dans cette interview accordée à France Info, Julie Vanhille, secrétaire générale de l’ADEIC, répond au journaliste Ersin Leibowitch. Elle invite à redonner du sens aux fêtes et plaide pour des cadeaux choisis avec discernement, parfois trouvés d’occasion ou issus de structures solidaires. Elle rappelle que la valeur d’un présent ne se mesure pas à son prix.

Un échange qui propose d’autres manières de célébrer Noël, sans excès mais avec attention et convivialité.

Pour écouter l’article dans son intégralité, cliquez ci-dessous.

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La fermeture progressive du réseau cuivre

Vous passez par l’ADSL pour vous fournir en services téléphoniques et internet. Vous n’avez pas encore accès à la fibre optique car vous vivez dans un endroit où elle n’est pas déployée. Eh bien, cet article vous concerne ! L’Adéic vous explique ce qui va changer prochainement dans votre situation et de quelle manière vous allez devoir vous y préparer.  

L’ADSL, qu’est-ce que c’est? 

Cela signifie Asymmetrique Digital Subscriber Line. C’est ce qui vous permet de bénéficier d’une connexion internet à haut débit. La ligne ADSL utilise les mêmes fils de cuivre que les lignes téléphoniques pour transmettre les données numériques jusque chez vous. Le problème, c’est que le réseau cuivre qui fournit les services téléphoniques et Internet est vieillissant et il n’assure plus une qualité de connexion suffisante pour les usages actuels du numérique. C’est pourquoi le réseau cuivre (qui appartient à l’opérateur réseau Orange), va fermer progressivement et qu’en 2030, il n’existera plus. L’État a décidé de moderniser les infrastructures de téléphonie fixe et d’internet et de favoriser le déploiement de la fibre optique partout où elle n’est pas déjà présente. 

Comment se préparer en amont à la fermeture du réseau cuivre de sa commune? 

Le réseau ne fermera pas partout en France au même moment mais les premières communes concernées le seront dès le 2 janvier 2026. Il s’agit de Buellas dans l’Ain (01), de 49 communes dans l’Aine (02) dont par exemple, Clamecy ou Vuillery ; de 6 communes des Alpes-de-Haute-Provence (06), Saint-Paul de Vence et  La Colle-sur-Loup, de la commune de Guilherand-Granges dans l’Ardèche (07), de 42 communes dans les Ardennes (O8), Saint-Quentin-le-Petit ou encore Banogne-Recouvrance par exemple, de Hérouville-Saint-Clair dans le Calvados (14), de 47 communes en Charente (16), Vouharte et Triac-Lautrait notamment. 19 communes seront touchées par cette fermeture en Charente-Maritime (17). On peut citer Cherbonnières et La Villedieu. Enfin, la fermeture se fera dans 10 communes du Cher (18) dont Quincy et Saint-Florent-sur-Cher. 

N’hésitez pas à consulter la liste complète ici.

Pour ceux dont le nom de la commune n’est pas dans la liste jointe, restez vigilant et demandez à votre mairie s’ils ont des informations sur la date de fermeture. Lorsque vous serez directement concerné, votre opérateur vous contactera et vous aurez alors plusieurs mois pour anticiper vos démarches. Il est possible que le raccordement de la fibre optique à votre logement demande des travaux et il ne faudra pas attendre le dernier moment pour solliciter les opérateurs qui seront à ce moment-là débordés par les demandes.  

Pour en savoir plus… 

N’hésitez pas à vous référer à la documentation existante sur le site du Ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

https://www.economie.gouv.fr/treshautdebit/lessentiel 

Si vous ne savez pas si votre commune est concernée, entrez le nom de votre commune à l’adresse suivante : https://www.economie.gouv.fr/treshautdebit/la-fermeture-du-reseau-cuivre-dans-votre-commune.

Si vous avez besoin d’un contact humain pour vous aider dans vos démarches avec le numérique, contacter un conseiller sur : https://www.conseiller-numerique.gouv.fr/ 

Le « grand réveil alimentaire »

L’ADEIC a participé, lundi 8 décembre au MIN de Rungis, au « grand réveil alimentaire », l’événementiel organisé par Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire.

Cette réunion, regroupant plusieurs centaines de participants, était destinée à lancer au niveau national et régional des conférences de la souveraineté alimentaire.

Depuis la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture du 25 mars 2025 (LOSARGA), la problématique de la souveraineté alimentaire a été en effet érigée en France au rang d’intérêt général, jugé vital et prioritaire.

C’est Ludovic Spiers, ancien directeur général d’Agrial, qui sera chargé d’assurer la coordination et la cohérence des diverses conférences organisées, le pilotage territorial du dispositif étant confié aux préfets de région. Pour les territoires ultramarins, ces travaux seront menés sous l’égide de l’ODEADOM (l’Office de développement de l’économie agricole d’outre-mer).

Pour le ministère de l’Agriculture, cette souveraineté alimentaire peut se définir comme « la capacité de la France à produire, transformer et distribuer sur son territoire une alimentation saine, durable et accessible à tous, tout en préservant ses capacités exportatrices au service de la sécurité alimentaire mondiale ».

L’objectif est ambitieux et sans doute louable, dans un environnement géopolitique international des plus complexes où la France, semble-t-il, perd depuis plusieurs années des parts de marché.

Quelques exemples révélateurs :

  • Nous sommes toujours le 1er producteur européen de viande bovine mais 25% de la viande consommée est désormais importée ;
  • Notre consommation de poulets a été multipliée par 2 en 30 ans mais 1 poulet sur 2 est aujourd’hui importé ;
  • Nous sommes le 3ème producteur européen de légumes frais et nous produisons 656 000 tonnes de tomates par an mais 94% des tomates d’industrie sont importées ;
  • Nous exportons 70% de notre production de blé dur et nous n’en importons presque pas mais 65% des pâtes de blé dur vendues en France sont importées.

Pour notre agriculture, dans ce contexte inquiétant, il est effectivement important de réagir, d’autant que nous prévoyons qu’un exploitant agricole sur deux va partir en retraite durant les dix prochaines années et que le changement climatique va probablement imposer rapidement de nouveaux types de cultures.

Mais, objectivement, sans vouloir remettre en cause les enjeux de souveraineté alimentaire exposés par la Ministre, l’ADEIC s’interroge concrètement sur ce qu’elle entend réellement derrière l’objectif ciblé et affiché d’une « alimentation saine, durable et accessible à tous ».

Les orientations stratégiques de la SNANC (Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat), attendues depuis plus de deux ans, semblent en effet avoir été mises en pause par le gouvernement, alors qu’elles devraient a priori pleinement s’inscrire dans cet objectif national et territorial affiché, visant une « alimentation saine, durable et accessible à tous ». Notamment à travers les PAT (Projets alimentaires territoriaux) qui pourraient permettre de décliner, au plan local, les diverses orientations retenues, à la suite des travaux des conférences de souveraineté alimentaire.

Par ailleurs, l’utilisation accrue de produits phytosanitaires dans l’agriculture et le manque cruel d’informations fiables à ce sujet, comme parfois aussi sur l’origine exacte des produits et denrées consommés, pose aujourd’hui un problème de santé publique et crée une véritable crise de confiance chez les consommateurs. 

L’Etat n’exerce pas à l’évidence toutes ses responsabilités en matière de santé publique. Une récente étude de l’Anses nous montre en effet qu’il y a aujourd’hui en France une pollution quasi généralisée de l’eau du robinet par les PFAS (substances per-et polyfluoroalkylées), des substances chimiques dangereuses pour la santé, issues des implantations industrielles et /ou des épandages de pesticides agricoles.

Nous avons découvert, ces derniers mois, que certaines eaux minérales commercialisées en bouteilles sont elles aussi polluées.

Tout en essayant de mieux connaître l’ampleur de la contamination de l’eau, destinée à la consommation humaine et animale, il sera nécessaire d’informer régulièrement, à ce sujet, les professionnels et les consommateurs.

Il y aura probablement des territoires où, en raison de la pollution de l’eau et/ou du réchauffement climatique, il faudra interdire localement à l’avenir l’utilisation de certains produits phytosanitaires. Tous les syndicats agricoles sont-ils prêts aujourd’hui à s’adapter à ces nouvelles contraintes ? Et l’industrie chimique ?

Compte tenu des nombreuses dérives observées, la vraie question à se poser est, pour l’ADEIC : peut-on encore avoir pleinement confiance actuellement en France dans la qualité de notre alimentation et des ressources en eau ?

Dans le contexte complexe de « guerre agricole mondiale » et de changement climatique, il parait en effet prioritaire de rétablir déjà un climat de confiance avec les consommateurs.

D’après la Ministre, à travers leurs choix de consommation, ils restent évidemment l’un des maillons incontournables de la réussite du « grand réveil national » qui serait aujourd’hui exigé en matière d’alimentation saine, durable et accessible à tous.

 Dans son discours final, la Ministre a annoncé que l’éducation à l’alimentation serait le grand enjeu de l’année 2026. Il parait donc important, dans cette logique, que le gouvernement maintienne, malgré les restrictions budgétaires, les subventions allouées aux associations de défense et d’information des consommateurs, qui s’inscrivent depuis des années dans les champs de l’éducation à l’alimentation.

Pesticides : 114 organisations dont l’ADEIC exigent le retrait immédiat du projt « omnibus VII » de la Commission européenne qui accorderait des autorisations illimitées à la grande majorité des pesticides

Pesticides : 114 organisations dont l’ADEIC exigent le retrait immédiat du projet « omnibus VII » de la Commission européenne qui accorderait des autorisations illimitées à la grande majorité des pesticides

Paris, le 1er décembre 2025

Dans une tribune parue dans Le Monde du 1er décembre  plus de 110 organisations de défense de l’environnement, de la santé publique, de l’agriculture paysanne, des associations de patients et d’usagers dénoncent la tentative de la Commission européenne de déréguler massivement les pesticides via le projet dit « omnibus VII » sur la sécurité des aliments.

De nombreuses mesures inquiétantes sont proposées dans ce texte à paraître officiellement le 16 décembre, mais un point a particulièrement suscité notre inquiétude : la suppression du réexamen systématique et périodique (tous les 10 ou 15 ans) des autorisations de mise sur le marché pour la très grande majorité des substances pesticides. Concrètement, si cette mesure était adoptée, des centaines de pesticides chimiques bénéficieraient d’une autorisation à vie, et il sera très difficile de prendre en compte les nouvelles données scientifiques démontrant leur dangerosité.

« Sans cette procédure de réexamen, des substances aujourd’hui interdites comme le chlorpyriphos (neurotoxique), le mancozèbe (perturbateur endocrinien et toxique pour la reproduction), le chlorothalonil (qui contamine massivement les eaux) ou le phosmet seraient toujours autorisées en Europe », alertent les signataires. Générations Futures a recensé au moins 23 substances non classées « candidates à la substitution » qui n’ont été interdites que grâce à ces réexamens depuis 2011.

Cette proposition va à l’encontre de plusieurs décisions de justice récentes, dont un arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025 qui pointe déjà le caractère lacunaire des évaluations actuelles des pesticides par les agences sanitaires.

Les signataires appellent à une mobilisation citoyenne massive et demandent à la Commission européenne de retirer immédiatement ce projet qui « ferait reculer l’Europe de plus de 30 ans en matière de protection de la santé et de l’environnement ».

Notes : Les citoyennes et citoyens qui le souhaitent peuvent également signer cette tribune en cliquant sur ce lien : https://shaketonpolitique.org/petitions/pesticides-omnibus/ Ils pourront ainsi être également tenus informés des actions à venir portées par nos ONG sur ce dossier.

Nous invitons également les internautes à interpeller les décideurs grâce à notre outil Shake ton politique en se rendant sur ce lien.

Lettre ouverte : Renforçons la lutte contre la précarité énergétique : il y a urgence !

L’ACLC, dont l’ADEIC fait partie, signe avec d’autres associations de consommateurs une lettre ouverte à destination du Gouvernement et des parlementaires afin qu’ils mettent en place, en urgence, des mesures pour renforcer la lutte contre la précarité énergétique.

UFE x Associations de consommateurs_Lettre ouverte Précarité énergétique_