JO de Paris 2024 : les consommateurs, déjà désignés grands perdants ?

Alors que le coût des investissements engagés et l’évaluation des retombées économiques de Jeux Olympiques font l’objet d’études et de débats entre experts, l’impact des jeux sur les prix – en particulier pour les consommateurs franciliens – reste l’angle mort des festivités.

 

Au moins 6,7 milliards d’euros. C’est l’évaluation, sur scénario bas, des retombées économiques des JO pour l’Ile-de-France pour la période 2018-2034. Pour la fourchette haute (ou scénario haut), les projections atteignent les 11,1 milliards d’euros.  Ces chiffres, issus de l’Étude d’impact économique ex-ante de Paris 2024, produite par le Centre de droit et d’économie du sport (CDES) à la demande du Comité international olympique (CIO) et du comité d’organisation des Jeux, ont été récemment revus à la hausse. D’autres études proposent également des prévisions similaires.

Le coût total précis engagé pour les Jeux, estimé à près de 9 milliards d’euros, n’est, en revanche, toujours pas connu, même s’il est avéré qu’il est, sans surprise, largement impacté par l’inflation. Il en découlera le calcul de rentabilité, qui sera logiquement établi a posteriori de l’évènement, et pourra se mesurer à court comme à long terme. Mais pour François de Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, les effets à attendre des JO devraient être plus « psychologiques » qu' »économiques ».

Pour les consommateurs, en revanche, et précisément ceux résidant en Ile–de–France, les Jeux auront un réel impact. Puisqu’il ne fait pas de doute que l’afflux de visiteurs et la diffusion des compétitions vont générer une forte demande de certains biens et services – sans oublier « l’effet psychologique » favorable à la consommation –, nous pouvons craindre des augmentations significatives des tarifs, même sur des produits du quotidien.

Inflation record pour les hébergements et les transports

Alors que Paris attend près de 16 millions de visiteurs pour ses Jeux, le premier poste d’augmentation tarifaire concerne le secteur de l’hébergement, qu’il s’agisse de l’hôtellerie comme des locations temporaires via des agences ou sur des plateformes pour particuliers.  Certains hôteliers parisiens pratiqueraient jusqu’à plus de 300 % d’augmentation à la nuitée, en comparaison à la même période en 2023. Nos confrères de l’association UFC-Que Choisir ont réalisé une étude sur 80 établissements, révélant un tarif moyen à 1033 € … pour la nuit suivant la cérémonie d’ouverture seulement !

Plus édifiant encore, plusieurs situations d’arnaques ont été déclarées au Centre Européen des Consommateurs : des établissements parisiens auraient tout simplement annulé des réservations passées de longue date par des touristes afin d’augmenter démesurément leur prix.

Concernant Airbnb, l’augmentation est finalement moins forte qu’envisagée. Alors qu’une multiplication par six était évoquée il y a quelques mois encore, les montants de loyers sur la période du 26 juillet au 11 août devraient doubler en moyenne. Cette baisse relative tient notamment au fait que l’offre de locations meublées n’a jamais été aussi élevée dans la capitale. En outre, l’appât du gain pourrait encourager certains à pratiquer la sous-location. Une pratique dont il convient de rappeler qu’elle est règlementée, l’augmentation du loyer n’étant pas autorisée, et qu’elle nécessite l’accord du bailleur.

L’inflation des tarifs locatifs résultant des JO a également un impact sur les locations meublées dont l’offre se trouve par conséquent réduite, dans un contexte connaissant déjà une forte tension locative. Enfin, la manne financière promise par les revenus locatifs sur cette période peut également inciter les propriétaires souhaitant vendre à différer la vente de leurs logements.

Concernant les transports en commun parisiens, malgré le tollé suscité, l’augmentation du prix des tickets de métro aura bien lieu. Le prix ticket, par exemple, passera de 2,15 € euros actuellement à 4 € durant la période du 20 juillet au 8 septembre 2024. La société Ile-de-France Mobilités propose néanmoins plusieurs astuces permettant aux franciliens de ne pas être impactés par ces hausses.

À propos des biens de consommation courante, une étude confidentielle relayée par Le Parisien qui s’appuie sur l’analyse des achats pendant les JO de Londres en 2012, anticipe une augmentation des prix sur de nombreux produits de consommation « plaisir », tels que la bière, les sodas, les pizzas, ou encore les préservatifs. Ces augmentations allant de pair avec une forte demande sur ce type de produits.

Enfin, plusieurs établissements culturels franciliens, dont les plus emblématiques que sont le Louvre, le Château de Versailles ou encore la Tour Eiffel, ont récemment augmenté leur tarifs, qui étaient pour certains restés gelés depuis plusieurs années. Malheureusement, il est hautement improbable que ces derniers baissent à l’issue des Jeux. Espérons que les hausses de tarifs des transports et les produits de consommation ne connaissent pas le même sort.  Concernant l’immobilier, les prix étant d’avantage indexés à la demande, nul doute que ceux-ci seront revus à la baisse dès la fin de l’été.

Chèque énergie : 1 million de nouveaux bénéficiaires passeront-ils leur tour ?

[Communiqué de presse]

L’accès au chèque énergie ne doit pas simplement être au service de la communication du gouvernement, c’est un enjeu trop sérieux pour les 5,6 millions de ménages qui attendent de le percevoir. Aujourd’hui, nous demandons au gouvernement de mettre en place une procédure claire et simple, permettant à tous les bénéficiaires d’accéder effectivement à cette aide.

La campagne 2024 du chèque énergie a été lancée le 30 mars. La communication ministérielle indique que les bénéficiaires n’auront « aucune démarche à effectuer, le chèque leur sera envoyé automatiquement ». Si elle ajoute néanmoins qu’un dispositif en ligne va être mis en place d’ici à cet été pour permettre aux ménages de formuler une réclamation s’ils n’ont rien reçu, alors qu’ils estiment être éligibles, elle passe totalement sous silence le fait qu’une part prépondérante des ménages modestes devant bénéficier du chèque énergie sera contrainte de passer par ce système, à cause d’un incroyable raté de l’administration.

Les organisations soussignées regrettent vivement que le message délivré au grand public cache la réalité : à savoir l’impasse dans laquelle se trouvent les services fiscaux pour identifier les unités de consommation et de ce fait l’éligibilité au chèque, et son montant. La fin de la taxe d’habitation et du fichier associé en est la cause, et rien n’a été anticipé pour trouver un critère de remplacement malgré les très nombreuses alertes.

La plateforme en ligne devra en réalité enregistrer les demandes de ce million d’ayants-droit potentiels que les services fiscaux ne peuvent identifier, ainsi que de tous les bénéficiaires de la campagne 2023 dont les ressources ont pu diminuer depuis 2022.

Le taux d’usage pour les chèques exceptionnels fioul et bois, qu’il fallait demander en 2022 sur une plateforme en ligne, est très faible. Qu’en sera-t-il pour le chèque énergie, et ses protections associées, si dès à présent on n’explique pas clairement la situation, et qu’on n’incite pas les bénéficiaires
potentiels à faire la bonne démarche dès que la plateforme sera ouverte ?

Le Ministre de l’Économie et des Finances, réagissant au communiqué de presse d’alerte des organisations de consommateurs et caritatives, affirmait le 5 février dernier qu’aucun bénéficiaire ne serait exclu du chèque énergie en 2024. Cet engagement avait été réitéré par l’administration dans le cadre des débats du Conseil Supérieur de l’Énergie. Nous demandons au Ministre de confirmer cet engagement et de mettre en place une communication claire, et une procédure simple, pour permettre à tous les bénéficiaires d’accéder à cette aide. La recherche permanente d’économies dans le cadre du budget de l’État ne doit pas pénaliser les ménages les plus fragilisés.

Signataires : ADEIC – AFOC – ALLDC – AUE – CFDT – CGL – CLCV – CNAFAL – CNAFC – CNL – Familles de France – FNCCR – FNME CGT – Fondation Abbé Pierre – FO – INDECOSA-CGT – Secours Catholique – UFC-Que Choisir – ULCC – UNAF

Contacts :
Françoise Thiebault (CNAFAL) : 06 80 10 83 64
Jean-Yves Mano (CLCV) : 06 81 99 31 50
Laure Mondet (UNAF) : lmondet@unaf.fr

Inflation : quel bilan pour 2023 ?

            Depuis 2022, l’inflation fait partie de notre quotidien et nous en entendons parler chaque jour dans les médias. La conjonction de crises politiques, économiques et climatiques a beaucoup pesé sur le porte-monnaie des ménages, mais si l’année 2022 a été marquante par la hausse des prix, l’année 2023 a été plus contrastée, livrant un bilan mitigé.

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, l’inflation en décembre 2023 a été de 3,7 %, avec un rebond de 0,2% par rapport à novembre, en raison de l’accélération des prix de l’énergie et des services. Si elle continue de peser sur la population française, le bilan de l’inflation semble moins préoccupant que l’an dernier à la même période, où elle atteignait le pic de 6,3% en février 2023. Une décrue inflationniste semble donc engagée en France, et l’on peut s’attendre à ce que les prix augmentent moins vite, même s’ils continueront d’augmenter.

Si l’on regarde dans le détail, l’année a été cependant marquée par une forte inflation des produits alimentaires, avec une hausse de 7,1% en décembre 2023, mais en décrue par rapport à novembre, où elle atteignait 7,7 %. Les produits frais ont subi une forte hausse (de 6,6% en novembre, à 8,8% en décembre), tandis que les « hors frais » ont été plus épargnés. Mais ce sont surtout les prix de l’énergie qui ont augmenté, avec une hausse de 5,6% sur un an en décembre, contre 3,1% en novembre, notamment en raison d’une augmentation constante des prix du gaz, aggravée par les tensions géopolitiques et une dépendance des importations. Sans compter qu’une nouvelle hausse de l’électricité est d’ores et déjà annoncée début 2024. Les services (locations, assurances…) ont également subi une hausse de 3,1 % en décembre, après 2,8% en novembre.

Augmentation des prix : le rôle opaque des industriels.

Cette inflation est certes due à une situation géopolitique de plus en plus tendue, mais on ne peut ignorer le rôle des industriels, notamment agroalimentaires, et des entreprises de grande distribution dans le gonflement des prix. En effet, plusieurs associations de consommateurs ont dénoncé une augmentation inédite des marges des gros industriels, qui seraient passé, selon elles, de 28% à plus de 48% entre 2021 et 2023[1]. En mars 2023, Fabio Panetta, membre du directoire de la Banque Centrale européenne, dénonçait déjà le « comportement opportuniste des entreprises qui pourrait retarder la baisse de l’inflation », jugeant que certaines d’entre elles « augmentaient les prix au-delà de ce qui était nécessaire pour aborder les augmentations de coûts[2] ». Cependant, l’association Adépale, qui réunit les PME de l’industrie agroalimentaire, y voit un amalgame, estimant que leurs industriels « ont des marges faibles, bien loin des 48% » dénoncés par les associations[3]. Quelle que soit la teneur de ces marges, les marques ont continué à demander des hausses de prix pour l’année 2024, des augmentations justifiées selon elles par des coûts qui continuent d’augmenter, et la baisse des volumes de vente.

2024 : quelles perspectives ?

Face à cette situation inflationniste, le gouvernement a cherché à faire pression auprès des raffineurs, afin de modérer les prix à la pompe. Bercy a également réclamé un effort aux industriels pour limiter le gonflement des marges et l’envol des prix dans les rayons. Ces initiatives ont pu donner quelques résultats, car les derniers chiffres de l’inflation calculés par l’Insee sont meilleurs que prévus. Cependant, le rétablissement d’une taxe sur l’électricité, qui devrait augmenter de 10% en février, pour renflouer les comptes publics, ne sonne pas comme une bonne nouvelle, et fait craindre un début d’année difficile…

Selon Olivier Garnier, directeur des études statistiques de la Banque de France, l’inflation devrait converger vers la barre des 2% au plus tard fin 2025[4]. En attendant, l’Insee prévoit une inflation à 2,6 % sur un an en juin prochain, tandis que la Banque de France l’estime à 2,5 % fin 2024. Quels que soient les chiffres à venir, les consommateurs doivent s’attendre à des prix qui continuent d’augmenter, moins vite on l’espère que l’année passée. La France – et l’Europe – sont prises dans une inflation de longue durée. Il reste à espérer que les grandes entreprises n’accroissent pas encore leurs marges sur des produits de première nécessité, et que le gouvernement adopte rapidement des mesures concrètes pour soutenir les ménages les plus précaires.

 

Sources :

[1] https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2023/inflation-alimentaire-les-marges-indecentes-de-l-industrie-et-de-la-grande-distribution-dans-le-viseur

[2] https://www.ecb.europa.eu/press/key/date/2023/html/ecb.sp230322_2~af38beedf3.en.html

[3] https://www.capital.fr/entreprises-marches/inflation-alimentaire-le-debat-sur-lencadrement-des-marges-des-marques-refait-surface-1487028

[4] Principal frein à l’activité en 2023, l’inflation poursuit son reflux (usinenouvelle.com)

Hausse des prix de l’énergie

De nombreux consommateurs nous ont contacté ce mois-ci au sujet de l’augmentation des prix de l’énergie. En effet, sur un an les prix de l’énergie n’ont cessé d’augmenter enregistrant plus de +19,9 % de hausse en janvier. Une hausse de + 24,3 % pour les produits pétroliers, + 3,9 % pour l’électricité et + 50,9 % pour le gaz (selon l’Insee).

Faisons le point sur ces augmentations :

L’électricité produite en France provient du nucléaire à 69%, du Thermique à combustible fossile à 7%, de l’hydraulique à 12%, de l’éolien 7%, du solaire 3% et du thermique renouvelable et déchets pour 2%.

Le gaz consommé en France est importé de Norvège 36%, de Russie 17%, des Pays Bas 8%, d’Algérie 8%, du Nigéria 7% et du Qatar 2% (source : médiateur de l’énergie pour les années 2020 et 2021 https://www.energie-info.fr/fiche_pratique/les-acteurs-du-marche/?pdf=1159 ).

Depuis 2021, la reprise économique et l’augmentation de la demande mondiale ont accru le prix des matières premières (gaz, charbon et pétrole).

De plus, actuellement, la fourniture de gaz naturel est fortement impactée par le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Ces raisons conjoncturelles expliquent l’augmentation des prix de l’énergie observée.

Sur le marché français, deux types d’offres sont disponibles : le tarif réglementé arrêté par le gouvernement et les offres de marché.

En effet, le marché français de l’énergie est ouvert à la concurrence depuis le 1er juillet 2007, pour les particuliers et les professionnels, cela signifie que le tarif règlementé arrêté par le gouvernement est en concurrence avec des offres de marché fixées par l’ensemble des fournisseurs.

  • Pour les offres au tarif règlementé, le tarif est fixé par les pouvoirs publics et appliqué uniquement par les fournisseurs historiques que sont EDF en électricité (tarif bleu d’EDF) et Engie en gaz naturel.
  • Pour les offres de marché, le prix est fixé librement dans le cadre d’un contrat qui peut être souscrit auprès de divers fournisseurs (Mint, Engie, Total Energies, Antargaz, etc…).

Certaines offres sont indexées sur les tarifs règlementés, d’autres sont évolutives (contrats susceptibles d’évoluer tous les mois) et indexées sur les prix du marché.

Quand le prix du marché est bas, ce type d’offre peut être intéressant ; en revanche, quand le prix du marché est élevé, comme en ce moment, cela devient beaucoup moins avantageux. Les prix restent donc très volatiles et sujets aux variations. Les consommateurs qui voient leur facture d’énergie le plus fortement augmenter en ce moment ont probablement souscrit ce type de contrat.

Pour limiter la hausse des tarifs des prix du gaz et de l’électricité, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures :

  • Un bouclier tarifaire depuis le 30 septembre 2021 qui permet de limiter l’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité à + 4% pour 2022 par rapport à la précédente révision (mais seulement pour le fournisseur historique).
  • Des chèques énergie ont été octroyés aux ménages les plus modestes ; ainsi 1,8 millions de ménages ont bénéficié d’un chèque énergie d’un montant de 150 € en avril 2021 et ont reçu une aide supplémentaire d’un montant de 100 € en décembre 2021.

Dans le contexte actuel, objectivement, ce sont les contrats au tarif règlementé qui sortent gagnants. Sachez qu’il est possible de résilier son contrat d’énergie à tout moment et sans frais, et de souscrire un contrat au tarif règlementé (Article L224-14 et L224-15 du code de la consommation).

Il faut toutefois préciser que cette souscription n’est plus possible désormais pour les contrats de gaz ; en effet les tarifs règlementés du gaz vont disparaitre le 1er juillet 2023 et il n’est plus possible de souscrire un tel contrat depuis le 20 novembre 2019.

Le principal outil pour trouver un nouveau fournisseur est le comparateur du Médiateur national de l’énergie : https://www.energie-info.fr/comparateurs-et-outils/

En matière d’énergie, des questions d’ordre sociétal et social vont devoir également être prises en compte rapidement :

  • Sommes-nous condamnés à consommer toujours plus ?
  • Comment aider, accompagner, faciliter, dans le contexte de guerre auquel nous sommes confrontés, les économies d’énergie à réaliser ? (Rénovation énergétique des bâtiments et habitations anciens, installation accrue de panneaux solaires, polyvalence des moyens de chauffage, diverses stratégies de réduction des consommations, etc..)
  • Jusqu’à quand l’inflation vécue et ses conséquences seront soutenables pour le budget des consommateurs ?
  • Quelles nouvelles aides publiques envisager en urgence pour les publics en difficultés et/ou en précarité ?

💡Bon à savoir :

– En cas de difficulté à payer vos factures vous pouvez aujourd’hui demander à votre fournisseur de l’étaler sur plusieurs mois.

– A quelques jours de la fin de la trêve hivernale, EDF a décidé de ne plus couper l’électricité pour les clients qui rencontrent des difficultés à payer leurs factures. EDF remplacera la coupure par une limitation de puissance en attendant la régularisation de la situation du client (ce qui ne permettra pas au client d’utiliser pleinement l’électricité mais seulement d’assurer le minimum).

– Si les fournisseurs alternatifs ont le droit de modifier votre contrat, ils doivent néanmoins vous prévenir un mois à l’avance et vous êtes en droit de résilier votre contrat sans pénalité dans un délai de 3 mois (Article L224-10 du code de la consommation).

– Certains fournisseurs alternatifs souhaitent faire résilier aux clients leur contrat à prix fixes. En effet, ce type de contrat n’étant pas impacté par la hausse actuelle du prix de l’énergie, cela représente une perte pour le fournisseur. Vous êtes en droit de refuser, le fournisseur est tenu d’honorer son contrat et de vous fournir l’énergie au prix fixé.

Si le fournisseur quitte le marché, il doit vous verser une indemnité couvrant au minimum la différence entre l’offre actuelle et une offre équivalente chez un autre fournisseur. N’hésitez pas à négocier !