LETTRE OUVERTE AUX SÉNATRICES ET SÉNATEURS :  100 produits sains à prix coûtant : le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile et votez cette proposition de loi

LETTRE OUVERTE AUX SÉNATRICES ET SÉNATEURS :

100 produits sains à prix coûtant : le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile et votez cette proposition de loi

Santé publique, pouvoir d’achat et liberté du commerce : une réponse concrète pour les concilier

 Paris, le 21 octobre 2026

Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

Ce jeudi 22 octobre, vous examinerez la proposition de loi portée au Sénat visant à garantir l’accès à un panier diversifié de produits favorables à la santé vendus à prix coûtant.

Cette initiative est née de la mobilisation de 42 associations issues de tous les horizons de la société civile : consommateurs, patients, médecins et professionnels de santé, étudiants, acteurs de la solidarité, de la lutte contre la précarité, de l’alimentation, de la restauration collective et de la protection de l’environnement. Elle répond à une préoccupation commune : comment répondre au problème urgent de pouvoir d’achat et lever une partie des obstacles économiques qui empêchent tant de ménages de suivre les recommandations nutritionnelles de santé publique ?

Dès 2023, 43 % des Français déclaraient avoir déjà renoncé à certains achats alimentaires pour des raisons financières. Depuis 2015, le prix des fruits frais a augmenté de 54 % et celui des légumes frais de 62 %, contre 21 % pour l’inflation générale. Face au poids des dépenses contraintes, l’alimentation devient trop souvent une variable d’ajustement.

C’est précisément pour répondre à cette réalité que la proposition de loi entend rendre économiquement plus accessibles les aliments dont les autorités sanitaires recommandent la consommation. Elle ne prétend pas résoudre à elle seule la précarité alimentaire, mais apporte une réponse concrète, ciblée et équilibrée, qui ne coûte rien au budget de l’Etat, ni ne fait      peser son coût sur les producteurs agricoles ou intermédiaires.

Rejetée en commission des affaires économiques le 14 octobre, elle a suscité plusieurs objections auxquelles le texte apporte pourtant des  réponses.

 La première concerne le calcul et le contrôle du prix coûtant. Or le texte définit les coûts pouvant être intégrés au prix de vente, en exclut la marge bénéficiaire, prévoit qu’un décret en Conseil d’État précise les méthodes de calcul et organise les contrôles et les sanctions. Le prix coûtant n’est donc pas une notion laissée sans encadrement.

 La seconde concerne la liberté du commerce et la proportionnalité du dispositif. La liberté d’entreprendre est constitutionnellement protégée, mais elle doit aussi être conciliée avec l’objectif constitutionnel de protection de la santé. Le Conseil constitutionnel reconnaît expressément cette possibilité, sous réserve que les limitations apportées soient proportionnées.

Or, de quelle ampleur parle-t-on ? Un panier permanent composé d’au moins 80 références distinctes sur l’année, alors que certains hypermarchés commercialisent jusqu’à 50 000 à 60 000 références et que les supermarchés en proposent plusieurs milliers. La mesure est ciblée sur une partie limitée de l’offre, tout en permettant aux distributeurs de couvrir les coûts nécessaires à la commercialisation des produits concernés. On est loin du risque de “prix administrés” soulevé par certains.

Des garde-fous ont également été prévus pour protéger les acteurs en amont : agriculteurs et agricultrices, intermédiaires et entreprises de transformation, notamment les PME agroalimentaires. Le texte interdit expressément de transférer le coût du dispositif aux producteurs et fournisseurs, notamment par des baisses de prix imposées, des remises supplémentaires ou une dégradation de leurs conditions commerciales. Des règles d’application spécifiques sont également prévues pour les réseaux composés de commerçants juridiquement indépendants.

La question des marges mérite, elle aussi, d’être replacée dans son contexte. En 2024, le rayon fruits et légumes de la grande distribution a dégagé environ 200 millions d’euros de résultat net, tandis que d’autres rayons étaient déficitaires comme celui de la boulangerie – viennoiserie – pâtisserie (-65 millions d’euros).

Nous ne demandons pas à la grande distribution de renoncer à sa rentabilité, mais de la construire autrement qu’au détriment des aliments dont les autorités sanitaires recommandent précisément d’augmenter la consommation. Les produits sains et durables ne doivent pas être leur variable d’ajustement alors même que les maladies chroniques liées à une alimentation déséquilibrée explosent et que notre système de solidarité peine à faire face aux conséquences sanitaires et financières de cette situation.

Cette exigence rejoint celle de la Commission nationale consultative des droits de l’homme qui, dans son avis adopté à l’unanimité le 19 mars 2026, appelle à rendre effectif le droit à une alimentation saine, durable et choisie et recommande notamment de mieux réguler les acteurs privés pour rendre ces aliments économiquement plus accessibles.

 Cette proposition de loi apporte une réponse concrète à la double urgence du pouvoir d’achat et de la santé : elle facilite l’accès aux aliments recommandés, protège les producteurs et fournisseurs contre tout transfert de coût et concilie ces objectifs avec les libertés économiques. Le tout sans mobiliser d’argent public pour financer le panier, alors que la prévention nutritionnelle constitue un enjeu majeur pour notre système de santé.

 Dans un contexte où la vie chère fragilise les budgets des ménages et où l’alimentation devient trop souvent une variable d’ajustement, le pouvoir d’achat et l’accès à une alimentation favorable à la santé constituent des enjeux qui dépassent les clivages politiques.

Le 22 octobre, entendez l’appel de la société civile : adoptez  cette mesure concrète et urgente de pouvoir d’achat et de santé publique  et votez cette proposition de loi d’intérêt général.

Découvrez ci-dessous la liste des signataires de cette lettre ouverte :

 

Lettre ouverte des associations engagées contre le surendettement des consommateurs

Notre association l,’Adéic, au sein de l’ACLC,  signe avec d’autres associations consuméristes, associations de lutte contre la pauvreté et associations familiales,  un communiqué de presse appelant « le Gouvernement à agir avec responsabilité sur deux dispositions clés de la Directive européenne des contrats de crédits aux consommateurs (CCD2): la mise en œuvre des services de conseil aux personnes endettées et les conditions d’octroi des découverts bancaires autorisés. »

Image: Pixabay Géralt

L’INC, éditeur de 60 millions de consommateurs, victime du budget 2026

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 27 janvier 2026

 L’ADEIC condamne la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) actée par le gouvernement Lecornu dans la loi de finances 2026.

Malgré la mobilisation des associations de consommateurs parmi lesquelles l’ADEIC, celle de nombreux élus et des salariés de l’institut, cette liquidation est un coup terrible porté à la défense et à la protection des consommateurs.

Alors que les scandales sanitaires s’enchainent, que l’arrivée de produits et de vêtements dangereux pour la santé et l’environnement inonde les marchés… le maintien d’une information indépendante du consommateur est remise en cause.

L’ADEIC dénonce le mécanisme de cette liquidation, dont le coût très important sera prélevé, en partie, sur les subventions versées aux associations de consommateurs.

Une nouvelle fois, ce sont les corps intermédiaires et la société civile qui seront victimes de ces choix.

L’ADEIC apporte son soutien aux salariés de l’INC, victimes de cette décision injuste encouragée par les services de Bercy depuis plusieurs mois et validée au plus haut niveau politique.

 

 

Pesticides : 114 organisations dont l’ADEIC exigent le retrait immédiat du projt « omnibus VII » de la Commission européenne qui accorderait des autorisations illimitées à la grande majorité des pesticides

Pesticides : 114 organisations dont l’ADEIC exigent le retrait immédiat du projet « omnibus VII » de la Commission européenne qui accorderait des autorisations illimitées à la grande majorité des pesticides

Paris, le 1er décembre 2025

Dans une tribune parue dans Le Monde du 1er décembre  plus de 110 organisations de défense de l’environnement, de la santé publique, de l’agriculture paysanne, des associations de patients et d’usagers dénoncent la tentative de la Commission européenne de déréguler massivement les pesticides via le projet dit « omnibus VII » sur la sécurité des aliments.

De nombreuses mesures inquiétantes sont proposées dans ce texte à paraître officiellement le 16 décembre, mais un point a particulièrement suscité notre inquiétude : la suppression du réexamen systématique et périodique (tous les 10 ou 15 ans) des autorisations de mise sur le marché pour la très grande majorité des substances pesticides. Concrètement, si cette mesure était adoptée, des centaines de pesticides chimiques bénéficieraient d’une autorisation à vie, et il sera très difficile de prendre en compte les nouvelles données scientifiques démontrant leur dangerosité.

« Sans cette procédure de réexamen, des substances aujourd’hui interdites comme le chlorpyriphos (neurotoxique), le mancozèbe (perturbateur endocrinien et toxique pour la reproduction), le chlorothalonil (qui contamine massivement les eaux) ou le phosmet seraient toujours autorisées en Europe », alertent les signataires. Générations Futures a recensé au moins 23 substances non classées « candidates à la substitution » qui n’ont été interdites que grâce à ces réexamens depuis 2011.

Cette proposition va à l’encontre de plusieurs décisions de justice récentes, dont un arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025 qui pointe déjà le caractère lacunaire des évaluations actuelles des pesticides par les agences sanitaires.

Les signataires appellent à une mobilisation citoyenne massive et demandent à la Commission européenne de retirer immédiatement ce projet qui « ferait reculer l’Europe de plus de 30 ans en matière de protection de la santé et de l’environnement ».

Notes : Les citoyennes et citoyens qui le souhaitent peuvent également signer cette tribune en cliquant sur ce lien : https://shaketonpolitique.org/petitions/pesticides-omnibus/ Ils pourront ainsi être également tenus informés des actions à venir portées par nos ONG sur ce dossier.

Nous invitons également les internautes à interpeller les décideurs grâce à notre outil Shake ton politique en se rendant sur ce lien.

Lettre ouverte : Renforçons la lutte contre la précarité énergétique : il y a urgence !

L’ACLC, dont l’ADEIC fait partie, signe avec d’autres associations de consommateurs une lettre ouverte à destination du Gouvernement et des parlementaires afin qu’ils mettent en place, en urgence, des mesures pour renforcer la lutte contre la précarité énergétique.

La conquête sans limite du géant Shein

Les associations de consommateurs comme la nôtre, en France et en Europe, dénoncent depuis de nombreuses années les dérives du modèle de l’ultra fast fashion qui pousse à consommer et à polluer toujours plus. Nous agissons au quotidien pour faire prendre conscience aux consommateurs des enjeux de la surconsommation, du jetable, du futile, de l’accessoire. L’information, l’éducation des consommateurs à une consommation éclairée, durable, responsable, c’est pour nous essentiel.

Ainsi, nous nous opposons fermement à l’ouverture par l’entreprise chinoise SHEIN d’une boutique physique en partenariat avec le BHV et nous dénonçons les dérives du modèle de l’ultra fast fashion incarné par cette enseigne.

Lire le communiqué de presse

 

Non à la suppression des Consomag

Le gouvernement impose l’arrêt immédiat des consomag.

Les organisations des consommateurs s’y opposent et défendent le droit à l’information.

Retrouver le communiqué de presse signé par l’ACLC, L’ADEIC, le CNAFC, l’AFOC,l’ALLDC, le CNAFAL, la CNL, la CSF, Familles de France, la FNAUT et l’UNAF.

Pour la protection des consommateurs, NON à la suppression de l’Institut National de la Consommation!

L’Adéic est cosignataire d’un communiqué de presse qui s’oppose à la fermeture de l’Institut National de la Consommation (INC) et de son magazine 60 millions de consommateurs par le gouvernement.

Ce projet est selon nous « dangereux et rétrograde pour les consommateurs et leurs organisations. »

Pour retrouver la totalité du communiqué de presse, c’est ici ⬇️: