L’importance de lire l’étiquette avant d’acheter un vêtement

L’Adéic a pour mission l’information des consommateurs afin de leur permettre de faire des choix éclairés et responsables en matière de consommation. Nous souhaitons les aider à comprendre les conséquences de leurs choix.

Au quotidien, notre association s’engage pour défendre ses idées et ses valeurs et les partager avec le plus grand nombre. Nous avons ainsi organisé l’an dernier des ateliers de sensibilisation à une consommation durable et responsable auprès de différents publics pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la surconsommation du textile et pour promouvoir un usage plus sobre du numérique.

https://www.adeic.fr/sensibilisation-et-accessibilite-a-la-consommation-durable-le-rapport-de-laclc/

Nous avons aussi cosigné un communiqué de presse contre l’ultra-fastfashion avec d’autres associations de consommateurs

https://www.adeic.fr/la-conquete-sans-limite-du-geant-shein/

Aujourd’hui, notre objectif est de vous guider dans vos achats en vous proposant un petit guide pratique des éléments/labels auquel vous reporter. Il est en effet possible que les nombreux scandales récents concernant Shein (conditions de fabrication, toxicité des tissus pour la peau, pollution) vous aient incité à vous tourner vers d’autres enseignes mais que vous ne sachiez pas comment choisir vos vêtements pour être sûrs qu’ils soient produits de manière plus éthique, plus durable et en respectant les normes sanitaires.

L’Adéic vous éclaire :

  • Concernant la sûreté du vêtement : Le label STANDARD 100 par OEKO TEX atteste de l’absence de substances chimiques nocives pour l’Homme et pour la planète.
  • Concernant l’éco-conception du produit : le label Global Recycled Standard certifie que le produit a été conçu à partir de matériaux recyclés mais respecte aussi des exigences environnementales et sociales.

  • Concernant l’éthique des conditions de fabrication : un vêtement fabriqué dans un pays européen garantit une conformité au droit du travail européen et donc le respect des minimas sociaux. En Asie, les conditions de fabrication pour les travailleurs sont souvent dégradées. Il existe toutefois des usines respectueuses de ses salariés. Elles sont certifiées par des labels comme FAIRTRADE, FAIR WEAR Foundation (s’appuie sur les standards de l’organisation internationale du travail), SA 8000, GOTS, WFTO. Si vous souhaitez vous assurez que la personne qui a fabriqué votre vêtement a été payée décemment, qu’elle n’est pas un enfant et/ou n’a pas été forcée de travailler, le plus sûr est d’acheter un vêtement fabriqué dans l’Union européenne ou de chercher l’un de ces labels sur les étiquettes.
  • Label rassemblant tous les critères : -le label GOTS (global organic textile standard) certifie une matière biologique à 95% minimum (donc sans pesticide pouvant contenir des perturbateurs endocriniens) et le respect d’exigences sociales (interdiction du travail des enfants et du travail forcé) et environnementales (interdiction de certains intrants dangereux).

-Le label bluesign interdit les substances toxiques pour l’Homme et l’environnement et pose aussi des règles en matière d’optimisation des ressources, de transparence et de traçabilité.

A l’ADEIC, nous revendiquons la transparence des conditions de fabrication, la production raisonnée, la sécurité pour l’acheteur des vêtements, mais aussi pour les travailleurs du textile. Nous pensons que cette transparence devrait également s’appliquer aux produits commandés en ligne et à ceux promus par les influenceurs.

Si vous souhaitez plus d’informations sur les labels textiles, n’hésitez pas à consulter le blog de WeDressFair. https://www.wedressfair.fr/blog/3-etapes-pour-reconnaitre-un-vetement-eco-responsable?oc=nav (bien que WeDressFair soit un site marchand, sa partie « information » est très détaillée et c’est cette partie que nous vous invitons à lire).

 

Pour un « contre-pouvoir » éducatif

Les dérives de la fast fashion et ses effets néfastes sur l’environnement, la santé, les conditions de travail ont défrayé la chronique dans l’actualité récente.

L’ADEIC condamne les pratiques de ces entreprises et plateformes sans foi, ni loi et réclame une action plus vigoureuse des pouvoirs publics français et européens.

Mais pour une association crée il y a quarante ans par une Fédération syndicale enseignante (la FEN aujourd’hui UNSA éducation), dont de nombreux militants et adhérents sont issus de ce secteur professionnel, l’éducation à la consommation doit être également une réponse prioritaire.

Sans ignorer la problématique de pouvoir d’achat qui pousse les consommateurs vers ces plateformes (24% des Français achètent des vêtements issus de l’ultra fast fashion et les 18–35 ans en sont les plus grands consommateurs), l’éducation peut-être un moyen de sensibiliser les futures générations sur les conséquences désastreuses de ce type de commerce.

Face à la puissance sans limites des réseaux sociaux consultés dès le plus jeune âge, la propagande des influenceurs en tous genres, c’est un véritable contre-pouvoir éducatif qu’il faut développer.

La pression commerciale intensifiée ces dernières années par l’explosion du numérique a changé d’échelle, ciblant par tous les canaux possibles des jeunes pour qui la mode a toujours été un vecteur identitaire, l’expression d’une recherche de nouveauté parfois de transgression.

La sensibilisation dès le plus jeune âge à la nécessité d’une consommation responsable, éthique est donc un impératif.

L’éducation à la consommation participe en effet dans une démarche plus large à l’éducation du citoyen, comme celle dédiée aux médias, à la solidarité nationale et internationale, au développement durable…

A cet égard, l’éducation nationale a un rôle majeur à jouer en mettant en valeur les programmes concernés, en formant les enseignants.

Les associations comme la nôtre y prennent toute leur part mais les menaces sur les subventions esquissées dans le projet de budget 2026 pourraient remettre en cause les actions conduites auprès des jeunes publics.

L’Institut national de la consommation ( INC ) est également dans le collimateur du gouvernement, sa publication « 60 millions junior » a été malheureusement arrêtée en mars 2025, privant les acteurs de l’éducation d’un outil pédagogique précieux.

Devant ces défis majeurs, l’ADEIC continuera sans relâche son action auprès des enfants et des jeunes, avec ses adhérents, ses militants, ses bénévoles investis sur le terrain.

Alors que selon un récent sondage 84 % des 6-18 ans seraient prêts à changer leurs comportements de consommation, que l’achat de seconde main est une pratique en essor chez les jeunes, le combat est loin d’être perdu, à condition bien sûr qu’il soit mené…

Patrice BEDOURET

Président de l’ADEIC

Toi aussi, opte pour un look écoresponsable!

En 2025, un projet expérimental financé par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)  a été mené par l’Association citoyenne et laïque des consommateurs (ACLC) avec pour objectif de sensibiliser des consommateurs (enfants, adolescents, adultes) à la consommation durable, au gaspillage alimentaire, à l’impact du numérique et de la mode sur l’environnement.

Au cours de cette expérimentation, l’ACLC a réussi à collecter beaucoup de contenus, d’abord lors des webinaires de formation des bénévoles, puis lors de la préparation des ateliers de sensibilisation à destination des consommateurs, et enfin lors de la mise en œuvre des ateliers. A la suite de ce projet, l’ACLC a souhaité réutiliser ces apports en les retravaillant pour les mettre à disposition des consommateurs, du grand public. Pour cela, elle s’est entourée de l’Association Française de Normalisation (AFNOR). 

A partir des contenus diffusés lors des webinaires de janvier, l’ACLC, en partenariat avec AFNOR, a donc rédigé quatre fiches pratiques de sensibilisation des consommateurs sur la consommation durable, le gaspillage alimentaire, l’impact de la mode sur l’environnement et enfin, l’impact du numérique sur l’environnement.

Retrouvez ici la troisième fiche: « TOI AUSSI, OPTE POUR UN LOOK ÉCORESPONSABLE »

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Toi aussi, réinterroge tes usages numériques!

En 2025, un projet expérimental financé par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)  a été mené par l’Association citoyenne et laïque des consommateurs (ACLC) avec pour objectif de sensibiliser des consommateurs (enfants, adolescents, adultes) à la consommation durable, au gaspillage alimentaire, à l’impact du numérique et de la mode sur l’environnement.

Au cours de cette expérimentation, l’ACLC a réussi à collecter beaucoup de contenus, d’abord lors des webinaires de formation des bénévoles, puis lors de la préparation des ateliers de sensibilisation à destination des consommateurs, et enfin lors de la mise en œuvre des ateliers. A la suite de ce projet, l’ACLC a souhaité réutiliser ces apports en les retravaillant pour les mettre à disposition des consommateurs, du grand public. Pour cela, elle s’est entourée de l’Association Française de Normalisation (AFNOR). 

A partir des contenus diffusés lors des webinaires de janvier, l’ACLC, en partenariat avec AFNOR, a donc rédigé quatre fiches pratiques de sensibilisation des consommateurs sur la consommation durable, le gaspillage alimentaire, l’impact de la mode sur l’environnement et enfin, l’impact du numérique sur l’environnement.

Retrouvez ici la quatrième fiche: »TOI AUSSI, RÉINTERROGE TES USAGES NUMÉRIQUES »

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