Dérives sectaires : La Miviludes en danger ?

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), récemment rattachée au Ministère de l’intérieur, sous la responsabilité de la Ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, mène depuis des années un combat remarquable et reconnu contre les sectes, leurs emprises (le plus souvent peu visibles, parfois tentaculaires) et leurs multiples « gourous », toujours dangereux.

Elle est aujourd’hui menacée dans ses missions et activités (comme d’ailleurs l’INC et les associations de défense des consommateurs), en raison d’une baisse conséquente de ses moyens de fonctionnement.

Son dernier rapport d’activité publié en juillet dernier (pour la période 2018-2020) alertait pourtant sur une augmentation extrêmement importante des dossiers ouverts, notamment dans le domaine de la santé depuis les débuts de la crise sanitaire. Le rapport est alarmant, indiquant une augmentation de 40% des saisines depuis les cinq dernières années. Entre mars et décembre 2020, 120 signalements auraient été ainsi traités sur les catégories de saisine « Vaccination », « Covid19 » et « Complotisme », en lien direct avec la crise sanitaire.

https://www.derives-sectes.gouv.fr/publications-de-la-miviludes/rapports-annuels/rapport-annuel-dactivit%C3%A9-2018-2020

Dans ce contexte inquiétant et compte tenu des risques identifiés, tant pour la citoyenneté que pour la santé publique, il paraitrait logique et cohérent de renforcer les moyens financiers et humains de la Miviludes plutôt que de chercher à les réduire, en affaiblissant ainsi ses capacités futures d’action et de combat contre les dérives sectaires. Comme beaucoup d’associations citoyennes, l’Adéic – ULCC est inquiète de cette situation car elle connait l’action sans failles de la Miviludes sur le terrain, dès que des témoignages lui parviennent, et la valeur des services qu’elle rend ainsi, à travers ses missions, à nos valeurs républicaines et laïques.

Politique Agricole Commune – PAC Quelles perspectives pour répondre aux nouvelles problématiques environnementales et climatiques ?

Depuis des décennies, le nombre d’agriculteurs diminue chaque année en France. Ce sont 100 000 exploitations agricoles qui auraient disparu au cours des dix dernières années, ce qui montre à l’évidence l’importance considérable du phénomène dans notre pays (environ 20% des fermes).

Les PAT (Plans Alimentation Territoriaux) en cours de construction pointent tous les enjeux représentés dans les territoires régionaux par le renouvellement générationnel dans le secteur agricole.

Les raisons en sont connues : des métiers peu attractifs actuellement (à cause des nombreuses heures de travail notamment), des aides à l’installation des jeunes insuffisantes par rapport à l’augmentation du foncier et des matériels agricoles, des difficultés de gestion liées à des choix d’exploitation poussant à s’endetter pour produire toujours plus (logique d’exploitation intensive dominante), des prix bas (lait, viande) ne permettant pas une rémunération correcte, à la hauteur des investissements et du travail réalisés. À cela s’ajoute la question des assurances, destinées aux catastrophes climatiques, que tous les agriculteurs ne sont pas en mesure de payer. Les retraites des agriculteurs s’avèrent de plus souvent dérisoires dans notre pays, même quand ils ont travaillé jusqu’à 65 ou 67 ans.

Pas de prise en compte suffisante des enjeux sociétaux identifiés

La nouvelle mouture de la PAC (Politique Agricole Commune) en cours d’élaboration et les futures aides publiques envisagées dans ce cadre, qui devraient être mises en œuvre à partir de 2023, vont-t-elles pouvoir changer la situation ? C’est peu probable compte tenu des choix effectués, sous le poids des lobbyistes probablement.

On va ainsi continuer à distribuer les aides publiques à l’hectare, ce qui fait que 20% des agriculteurs les plus riches, ceux qui ont les plus grosses exploitations (qui ne sont pas en bio), vont toujours pouvoir bénéficier de 80% des aides, sans conditions d’ordre environnemental imposées, notamment en termes d’utilisation de produits phytosanitaires. Dans le contexte actuel, compte tenu des enjeux identifiés, c’est difficilement compréhensible !

D’autres préoccupations sont en effet apparues depuis plusieurs années et vont impacter désormais le monde agricole de façon durable : la problématique du réchauffement climatique, pour les vergers et les prairies notamment, les questions d’ordre environnemental, de plus en plus prégnantes aujourd’hui (l’utilisation accrue des fongicides et pesticides remise en cause).
La progression du bio dans ce contexte est un phénomène à prendre en considération.
Les achats de produits bio augmentent en effet en France depuis plusieurs années et se sont d’ailleurs accentués durant les périodes de confinement liées à la crise sanitaire (plus 5%, au cours de cette dernière année).

 

Une croisière qui tombe à l’eau…

Monsieur et Madame X ont effectué une réservation auprès d’une agence de croisière en décembre 2019 pour un séjour prévu en septembre 2020.

Toutefois, à la suite de la pandémie de covid-19, la croisière a été reportée une première fois au mois de mars 2021 puis annulée.

L’agence a envoyé un email à nos adhérents pour les informer du fait qu’ils disposaient d’un avoir conformément à l’ordonnance du 25 mars 2020.

Toutefois nos adhérents ont refusé cet avoir et demandé un remboursement immédiat des sommes engagées, la loi fixant le délai maximal de remboursement à 15 jours (art R211-10 du Code du tourisme). L’agence n’a pas procédé au remboursement dans le délai imparti.

Nous leur avons adressé une mise en demeure les enjoignant à rembourser les sommes perçues en leur rappelant que l’ordonnance du 25 mars 2020 n’était applicable qu’aux annulations notifiées entre le 1er mars et le 15 septembre 2020. Toute annulation effectuée en dehors de ces dates est soumise aux dispositions du Code du tourisme, à savoir l’article L.211-14 II et III, 2 et R211-10.

Dès lors, la croisière prévue entre le 13 et le 24 mars 2021 ayant été annulée postérieurement au 15 septembre 2020, l’agence était en droit de proposer un avoir valable 18 mois à ses clients mais pas de le leur imposer.

A la suite de notre mise en demeure, l’agence a donc remboursé les sommes perçues à nos adhérents.

Bon à savoir au plan juridique :

L’ordonnance n° 2020-315 du 25 mars 2020 prise par le gouvernement est venue limiter, à titre provisoire, le droit au remboursement en accordant aux agences de voyages la possibilité de proposer des avoirs d’une durée de validité de 18 mois. A l’issue de ce délai de 18 mois le professionnel doit rembourser l’avoir.

L’ordonnance concernait les voyages à forfait, tels que définis par l’art L211-2 du code du tourisme, et les contrats portant sur des services de voyage mais ne s’appliquait pas aux vols secs, toujours régis par le règlement européen n° 261/2004.

Dispositions applicables :

  • Article L. 211-14 II et III, 2° du code du tourisme
  •  Art R211-10 du Code du tourisme

Bien-être animal et abattage rituel : des évolutions à prévoir !

Cette question préoccupe depuis des décennies les services publics vétérinaires, les éleveurs, les professionnels de la viande (notamment des abattoirs), mais également les associations environnementales, de défense des consommateurs et de protection des animaux.

Les diverses problématiques posées ont été le plus souvent écartées par les gouvernements successifs car elles restent évidemment très sensibles, dans un contexte politique où les questions religieuses sont parfois exacerbées.

L’Adéic -ULCC souhaite vivement qu’à ce sujet on puisse enfin faire preuve de bon sens et d’humanité. Il parait légitime en effet en 2022, en dehors de toute considération religieuse, que les animaux destinés à l’alimentation puissent être abattus sans souffrances inutiles. C’est le cas dans de nombreux pays, y compris en matière d’abattage rituel, mais pas encore en France malheureusement.

Les personnes pratiquant les religions concernées sont-elles d’ailleurs pleinement informées ? Savent-elles que pour un bovin, par exemple, un abattage rituel sans engourdissement préalable peut provoquer une agonie extrêmement longue et douloureuse ?

Probablement pas assurément, sinon ces pratiques auraient sans doute évolué depuis longtemps, en prenant davantage en compte le bien-être animal.

Si on choisit de manger de la viande, on évite généralement de se poser la question de l’abattage des animaux, pourtant cruciale évidemment. Cette attitude d’évitement est d’ailleurs propre à tous les consommateurs, qu’ils soient religieux ou pas.

Suite aux dérives et maltraitances observées dans certains abattoirs (images vidéo chocs diffusées par l’association de protection animale L214), un Comité national d’éthique des abattoirs a été créé au sein du Conseil national de l’Alimentation (CNA). L’Adéic participe à ces travaux, depuis la création du Comité.

Pour la première fois, dans ce contexte privilégié, sans aucune tergiversation ni manœuvre de contournement, des échanges constructifs ont pu être menés de façon apaisée avec les représentants des cultes concernés. Des pistes d’évolutions ont été esquissées qui permettront sans doute d’améliorer les modalités d’abattage des animaux, grâce à un étourdissement préalable, ne provoquant pas la mort mais évitant à l’avenir les souffrances inutiles.

Nous espérons que la réglementation viendra rapidement confirmer et harmoniser ces nouvelles pratiques, dans les abattoirs comme dans les abattages extérieurs autorisés à titre exceptionnel, lors de certaines fêtes religieuses.

Les interdictions se poursuivent en France pour les plastiques à usage unique

C’est une nouvelle étape de la loi anti-gaspillage (https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Document_LoiAntiGaspillage%20_2020.pdf) pour une économie circulaire (AGEC), qui prévoit la fin de mise sur le marché des emballages à usage unique d’ici 2040. Si cette loi vise à interdire l’usage des plastiques jetables à usage unique, elle entend aussi agir contre l’obsolescence programmée (Patrick Mercier était rapporteur, pour l’Adeic,du groupe de travail du CNC sur la durabilité des produits. Consultez l’avis avec le lien : https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/cnc/avis/2015/avis-durabilite-produits.pdf)  et prévoit d’obliger les entreprises à recycler ou réutiliser leurs invendus non alimentaires.

L’objectif premier de cette loi AGEC est d’accélérer les changements de modèles de production et de consommation dans notre pays, afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.

Dans le cadre de la loi AGEC, depuis le 1er janvier 2022, sont désormais interdits :

  • le suremballage plastique des fruits et légumes frais de moins de 1,5 kilos ;
  • l’emballage plastique, lors de l’expédition de publications presse et publicités ;
  • les emballages plastiques non biodégradables pour les sachets de thé et tisane proposés à la vente ;
  • les jouets en plastique proposés gratuitement aux enfants dans le cadre de menus (Mac Donalds doit changer ses pratiques) ;
  • le collage direct d’étiquettes non biodégradables et non compostables, sur les fruits et légumes.

Par ailleurs, les établissements recevant du public doivent être équipés d’au moins une fontaine d’eau potable afin de limiter, voir éviter, l’utilisation de bouteilles en plastique.

Les professionnels des fruits et légumes sont évidemment « vent debout » contre ces décisions qui les obligent à changer leurs Process d’emballage et d’étiquetage, ce qui va représenter pour eux des coûts importants. Mais objectivement, il existait d’autres alternatives pour les emballages, depuis longtemps déjà. Des emballages en matières biodégradables (carton, amidon de maïs, etc..) étaient disponibles sur le marché. Mais tant que la loi n’impose pas de changer les pratiques, il est difficile généralement de réformer les méthodes et usages en vigueur, même quand c’est pour une bonne cause. Les aspects économiques priment toujours. Une bonne gouvernance exige pourtant d’anticiper et de prendre en compte les évolutions sociétales et environnementales que l’on voit progressivement devenir prégnantes, au fil des années.

On ne peut que se réjouir aujourd’hui de ces choix d’évolutions et d’interdictions, impopulaires parfois, mais à l’Adéic, compte tenu des enjeux énormes pour l’environnement, nous considérons qu’Ils restent malheureusement très lents (des interdictions étalées en effet jusqu’en 2040). Il faut espérer que, partout dans le monde, d’autres états prendront rapidement des mesures identiques. Les risques que représentent aujourd’hui les plastiques au niveau planétaire sont en effet gravissimes. Le traitement des déchets n’est pas efficient, chacun le sait, et la grande majorité des plastiques se retrouvent dans la nature et dans l’eau, où ils se décomposent progressivement en microparticules dangereuses pour la santé des hommes comme des animaux. Aucun océan, aucun cours d’eau, aucun espace désertique ou glaciaire n’est aujourd’hui épargné !

LE CPF EN QUESTION

Nous souhaitons vous présenter le témoignage d’une jeune étudiante, qui a essayé récemment de s’engager dans une formation, avec une partie du financement envisagée dans le cadre du CPF. Il est touchant et montre bien objectivement les dérives actuelles du système du CPF. Certes on peut acheter seul(e) désormais sa formation (alors qu’auparavant des procédures préalables de contrôle s’avéraient nécessaires) mais du coup on est contraint ensuite à assumer seul(e), sans aide, ses choix d’orientation professionnelle. Et quand on est isolé(e), sans soutien ni conseil approprié, on peut parfois se tromper. Il est souvent difficile alors de faire face seul(e) aux difficultés rencontrées. Face aux organismes privés de formation, un individu isolé, qui n’est pas juriste, ne sait pas toujours comment opérer. Nous avons engagé des échanges à ce sujet avec la Caisse des Dépôts et Consignations qui a été chargée par l’Etat de la gestion de ce dispositif. La démarche qualité affichée (certification Qualiopi), qui sera normalement mise en œuvre en 2022, pour toutes les formations susceptibles d’être financées par le CPF, ne permettra pas à notre avis de régler tous les problèmes actuellement rencontrés. Il y a aussi l’Humain à gérer, une aide personnalisée s’avère le plus souvent nécessaire quand des difficultés apparaissent avec des organismes de formation professionnelle, qui sont avant tout des entreprises positionnées sur un marché concurrentiel, ne l’oublions pas !

Et si je devenais sophrologue ?

Après des études de théâtre à l’université et dans le contexte sanitaire et social compliqué de 2021, je décide de laisser le théâtre de côté, pour un moment, et je commence à chercher une formation. A cette période, je suis un peu perdue et je cherche une formation courte. J’entends parler du CPF, le Compte professionnel de formation.

Il s’agit d’un dispositif de l’état grâce auquel je peux payer (en partie) une formation qui figure dans une liste de formations disponibles. Je tombe alors sur une formation pour devenir sophrologue. Jusqu’ici, je n’avais jamais envisagé ce métier, mais la discipline m’est familière et j’aime assez l’idée d’accompagner des personnes grâce à des pratiques de “médecine douce”, de les aider à aller mieux dans les moments difficiles.

Je trouve une école dans ma ville à Toulouse, à deux pas de chez moi. L’école propose une formation qui se déroule au choix sous trois mois ou six mois. Le coût total de la formation s’élève tout de même à 3500 euros. Je dois alors trouver un financement et je pense à faire un prêt à la banque. Après quelques jours, une amie me propose de l’aide pour financer la formation. J’hésite, puis je finis par accepter. La somme est tout de même conséquente pour moi qui suis en fin d’études et qui n’ai qu’un petit boulot alimentaire. Je contacte l’école. L’appel se déroule bien et l’on me certifie le sérieux de l’école et celui du diplôme reconnu par l’état délivré au bout de la formation. La personne que j’ai au téléphone m’incite fortement à me positionner sur la prochaine session, car il n’y a presque plus de places disponibles. Finalement, je rappelle l’école quelques jours plus tard et, la session étant complète, je me positionne sur celle qui débute en janvier 2022. Je signe ainsi le contrat (électroniquement) dans la matinée qui suit l’échange. Je prélève donc l’intégralité de la somme disponible sur mon compte CPF, qui sera transmise à l’école une fois la formation terminée. Je viens d’engager une somme de 3500 euros et pour mon petit budget, c’est énorme.

Et puis, il y a un moment de bascule. Je commence à douter sérieusement de l’orientation choisie et je me rends compte que la discipline de la sophrologie est problématique à bien des égards. La méthodologie de la sophrologie est inexacte, les preuves de son efficacité sont introuvables. Pire, la sophrologie, comme tant d’autres médecines alternatives ou pseudo-médecines, se retrouve sur le site de la Miviludes pour des raisons de dérives sectaires. Je me rends sur le site du CPF pour regarder les modalités d’annulation. Il est précisé sur le site que je peux annuler la formation jusqu’à sept jours avant le début de la formation, pour être remboursée intégralement. Je précise que la formation ne débute qu’en janvier 2022 et que nous sommes alors en septembre 2021. Puisque le délai est assez conséquent, je tarde quelques jours avant de contacter l’école. Je n’ai pas envie de me précipiter, je préfère prendre le temps de bien réfléchir. En réalité, il y a une ambiguïté : Le CPF a ses propres modalités d’annulation qui n’ont rien à voir avec les modalités d’annulation du contrat signé en parallèle avec l’école. En effet, le contrat que j’ai signé avec l’école m’empêche de me rétracter après un délai d’une dizaine de jours. Ainsi, peu importe les modalités d’annulation du CPF, si le délai de rétractation mentionné dans le contrat signé avec l’école est dépassé, il n’y a pas de retour en arrière possible. Je contacte l’école par mail pour leur expliquer la situation et pour tenter de trouver une solution avec eux. L’école me recontacte par téléphone et m’informe que je dois payer l’intégralité de la somme et qu’aucune autre solution n’est envisageable. Aussi, l’école ajoute que le tarif a augmenté et que je dois donc m’acquitter de 1000 euros supplémentaires, tandis que j’insiste longuement sur le fait que cette somme représente beaucoup d’argent et que je me suis mise en difficulté. Dans l’indifférence la plus totale, l’école me laisse deux choix : soit je fais la formation et je paie, soit je ne fais pas la formation et je paie. Je suis atterrée. Dépassée par les événements, et un peu honteuse vis-à-vis de la tournure que prennent les choses, je contacte d’abord une avocate qui n’est pas spécialisée dans ce domaine mais qui me fait comprendre que tout n’est pas perdu. En revanche, elle ne peut pas m’aider et payer un avocat m’est impossible. En cherchant sur internet, je trouve le site de l’ADEIC et j’envoie un premier mail. Je paie ensuite 35 euros l’année pour avoir un suivi juridique. Le juriste qui réceptionne ma demande me contacte très vite et prend en charge les futurs mails à envoyer à l’école. Lui, est très présent et me renseigne sur les étapes d’une éventuelle procédure avec l’école. Après quelques mails, aucune réponse de l’école ne se fait savoir puis, après une énième relance, l’école répond. D’abord, l’école est étonnée de ma position et de mon choix et dit ne pas bien comprendre la situation ainsi que la relance de mails. Finalement, l’avocat de l’école de sophrologie, qui a visiblement l’habitude de ce genre de conflit, accepte l’accord à l’amiable proposé par le juriste de l’ADEIC. L’école me propose alors de régler les frais de dossier qui s’élève à 990 euros. C’est une grosse somme mais je préfère accepter plutôt que d’engager une procédure qui serait potentiellement longue et dont la fin est incertaine.

D’une manière générale, il me semble que le CPF facilite et incite à se former, grâce à l’argent disponible sur notre compte. Mais les formations privées proposées peuvent être parfois problématiques et je crois qu’il faut bien être au clair à la fois avec les conditions de l’école et celles du CPF, d’autant qu’essayer de contacter le CPF est chose compliquée, voire impossible. Dans un tel emmêlement, et avec pour seuls conseils ceux des personnes de l’école chargées de vendre la formation, mieux vaut être pleinement lucide sur la formation, ce qui n’est pas toujours chose aisée, lorsqu’en fin d’étude et sans emploi fixe, une nouvelle formation diplômante rapide semble attrayante.

Quels sont les changements en vigueur depuis le 1 janvier 2022 ?

De nombreux changements sont entrés en vigueur le 1 janvier 2022, modifiant différents aspects de la vie des Français.

  • SMIC

Notons d’abord une revalorisation du Smic qui augmente de 0,9% passant ainsi à 1 603 euros brut mensuels, sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires. https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15379

  • Pension de retraite

Les pensions de retraite augmentent également de 1,1% depuis le 1 janvier 2022, cette revalorisation concerne les retraites de base à l’exception de celle des avocats. https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15325

  • Contraception

Dans le domaine de la santé les frais de contraception sont désormais gratuits pour les femmes de moins de 25 ans.  Les contraceptifs concernés sont les pilules de 1ère et 2e génération, les stérilets, les diaphragmes, les implants hormonaux, et la pilule du lendemain. Mais les préservatifs masculins et féminins, les crèmes spermicides, les patchs, les anneaux vaginaux et les pilules de 3e et 4e générations n’entrent pas dans le dispositif. L’assurance maladie prendra en charge les frais de contraception à 100 % et en tiers payant. Ainsi qu’une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme, et éventuellement les examens biologiques.

https://www.gouvernement.fr/des-2022-la-contraception-sera-gratuite-pour-les-femmes-de-moins-de-25-ans

  • Impôt sur le revenu

Les tranches du barème de l’impôt sur le revenu seront revalorisées de 1,4 %. Le barème du taux neutre (non personnalisé) pour le prélèvement à la source sera donc également revalorisé. https://www.legifiscal.fr/actualites-fiscales/3030-impot-revenu-bareme-2022.html

  • Taxe d’habitation

La suppression progressive de la taxe d’habitation se poursuit en 2022. Les ménages les plus aisés bénéficieront d’une exonération de 65 % de leur taxe. Celle-ci sera définitivement supprimée pour tous les contribuables en 2023. https://www.impots.gouv.fr/portail/simulateur-de-la-reforme-de-la-taxe-dhabitation-pour-2022

  • Location

Le dispositif « louer abordable »/ Cosse est prorogé jusqu’en 2024. Il permet de bénéficier d’avantages fiscaux sur des revenus locatifs à la condition de louer un logement avec un niveau de loyer abordable. Vous trouverez plus de détails en cliquant sur ce lien : https://www.economie.gouv.fr/cedef/dispositif-cosse-louer-abordable

  • Rénovation de l’habitat

France Rénov’ est le nouveau nom du service public de la rénovation de l’habitat piloté par l’ANAH. Les Espaces Conseil FAIRE et les Points rénovation information service de l’Anah (PRIS) deviennent les Espaces Conseil France Rénov’ dès le 1er janvier 2022 le point d’entrée unique pour guider les Français dans leurs travaux de rénovation. Ce service de référence délivre des informations et conseils neutres, gratuits et indépendants. Il accompagne également les ménages tout au long de leur parcours à travers l’offre spécifique « Mon accompagnateur Rénov’ ».

Le réseau France Rénov’ est présent sur l’ensemble du territoire avec près de 450 guichets et est disponible via la plateforme france-renov.gouv.fr et au 0808 80 0700.

  • Culture

Le « pass culture » est, à compter du 1er janvier, étendu aux jeunes âgés de 15 à 17 ans. Il permet d’accéder à un crédit de 20 euros pour ceux âgés de 15 ans et de 30 euros pour les jeunes âgés de 16 et 17 ans. https://pass.culture.fr/

  • Véhicule

Un nouveau barème du malus sur les émissions de CO2 des automobiles s’applique aux véhicules neufs. Il s’applique à partir de de 128 grammes de CO2/km au lieu de 133 grammes de CO2/km en 2021.  Pour ce niveau de pollution, la taxation sera de 50 €. Le seuil de 1000 € sera atteint dès 151 grammes de CO2/km (1074 €), au lieu de 156 grammes de CO2/km en 2021. La dernière tranche du barème s’élève à 40 000 € pour les véhicules ayant un taux de CO2 supérieur à 223 grammes de CO2/km (au lieu de 30 000 € en 2021 pour les plus de 218 grammes de CO2/km).

Le barème du bonus écologique, subventionnant l’acquisition de véhicules propres, est maintenu à son niveau actuel pour une durée supplémentaire de 6 mois. Les particuliers pourront ainsi continuer de bénéficier, par exemple, d’une aide de 6 000€ pour l’acquisition d’une voiture électrique ou hydrogène neuve de moins de 45 000€.

https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A14391

  • Garantie légale de conformité

La garantie légale de conformité pour les produits d’occasion est allongée de 6 mois. Désormais, un défaut de conformité apparu dans les 12 mois sur un produit acheté de seconde main est présumé exister au moment de l’achat, sauf preuve contraire.

Une extension de 6 mois est également appliquée à la garantie légale de conformité pour un appareil réparé dans le cadre de la garantie légale de conformité. Concrètement, si un appareil électroménager neuve tombe en panne pendant sa durée de garantie légale de conformité de deux ans et qu’il est réparé, la garantie est alors étendue de six mois. Le consommateur dispose ainsi de 24 mois de garantie auxquels s’ajoutent 6 mois supplémentaires. Cette mesure doit permettre au consommateur de garder son produit plus longtemps, d’inciter à la réparation et de faire des économies. https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15167

  • Mesures anti-gaspillage

Plusieurs mesures sont entrées en vigueur dans le cadre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire :

– Fin des emballages en plastique autour de certains fruits et légumes non transformés (poireaux, courgettes, aubergines, poivrons)

– Interdiction des jouets en plastique offerts dans les menus pour enfants

-Obligation pour les établissements recevant du public (gares, bibliothèques, écoles, universités, hôpitaux…) de permettre l’accès libre et sans frais à un ou plusieurs points d’eau potable

– Interdiction des emballages en plastique pour la livraison des journaux, magazines et publicités

– Fin des achats par l’État de produits en plastique à usage unique pour une utilisation sur les lieux de travail ou lors des événements qu’il organise.

– Interdiction d’éliminer les invendus non alimentaires. Cette interdiction concerne les produits couverts par les filières à responsabilité élargie des producteurs (vêtements, meubles, produits électriques et électroniques…), les produits d’hygiène et de puériculture, les produits d’éveil et de loisirs, les livres et fournitures scolaires, les équipements de conservation et de cuisson des aliments. Les entreprises doivent désormais donner ou recycler leurs produits invendus.

Les EcoGestes

De tous petits gestes du quotidien peuvent avoir de grands bénéfices, ils sont porteurs de bienfaits tant pour la planète que pour notre portemonnaie. Multipliés à grande échelle, leur impact est certain.

A la maison

  • Éteignez la lumière quand vous quittez une pièce.
  • Optez pour les lampes LED : elles durent plus longtemps, sont plus performantes, et plus économes, 10 lampes LED (équ. 60W) représentent environ 20€ d’économies par an.
  • Purgez vos radiateurs à l’automne pour chasser les bulles d’air du circuit d’eau chaude. La purge permet d’assurer le bon fonctionnement du chauffage et d’éviter les pertes d’énergie.
  • Fermez vos volets et rideaux pour isoler votre logement et le protéger des écarts de température.
  • Nettoyez la poussière régulièrement et à enlever les objets posés dessus et devant vos radiateurs. Vos radiateurs chauffent plus facilement tout en consommant moins.
  • Faites entretenir au moins une fois par an votre chaudière par un professionnel afin de vérifier son bon fonctionnement. Vous pourrez économiser ainsi jusqu’à 10% d’énergie par an.
  • Faites installer un thermostat programmable, vous pourrez choisir la température des pièces de votre logement, en fonction de vos besoins et de votre présence. De plus, certains sont connectés et peuvent être pilotés depuis une appli. Vous pouvez réaliser jusque 15% d’économie d’énergie de chauffage, soit jusqu’à 270 €/ an (pour une facture moyenne de 1 800 €/an), pour une maison chauffée à l’électricité.
  • Pour éviter que votre cumulus surproduise de la chaleur, isolez-le, surtout s’il est dans une pièce non chauffée. Un ballon d’eau chaude entreposé dans une pièce non chauffée consommera plus d’énergie. L’isoler, c’est assurer une économie d’énergie.
  • Éteignez votre ballon d’eau chaude en cas d’absence prolongée. Vous évitez ainsi de produire de l’eau chaude alors que vous n’en avez pas besoin.
  • Privilégiez une température de rafraîchissement à 26 °C minimum en cas de forte chaleur et pas plus de 5 à 7 °C de différence entre intérieur et extérieur. Si vous réglez votre climatiseur de 22 °C à 26 °C, cela permet de diviser par deux la consommation électrique de la climatisation.
  • Réalisez un diagnostic avant de changer votre système de chauffage pour vérifier que vos besoins sont couverts. Le chauffage représente en moyenne 62% de votre consommation énergétique. Un système de chauffage adapté, c’est un moyen de faire des économies à long terme.

Dans la cuisine et la buanderie

  • Faites tourner la machine à laver ou le lave-vaisselle pendant les heures creuses (consulter votre fournisseur d’électricité).
  • Utilisez le mode Eco du lave-vaisselle, ce qui permet d’économiser jusqu’à 45% d’électricité par rapport aux programmes intensifs.
  • Utilisez une bouilloire au lieu d’une casserole avec couvercle pour faire bouillir l’eau.
  • Utilisez des casseroles, poêles, faitouts, ou autres ustensiles, adaptés à votre type de plaques de cuisson (gaz, vitrocéramique, électrique).
  • Couvrez vos casseroles lorsque vous cuisinez et adaptez leur taille à celles de vos plaques de cuisson, c’est 4 fois moins d’énergie consommée.
  • Profitez de la chaleur résiduelle des plaques électriques ou vitrocéramiques pour finir la cuisson (éteindre aux 2/3 du temps de cuisson). C’est également valable pour votre four électrique.
  • Investissez dans un four combiné, les fours combinés qui utilisent chaleur tournante et micro-ondes cuisent plus rapidement les aliments par rapport à un four classique. Ils consomment 66 à 75 % d’électricité en moins.
  • Attendez que les plats cuisinés aient refroidi avant de les ranger dans votre réfrigérateur, cela diminue la consommation d’électricité du réfrigérateur.
  • Réglez la température du réfrigérateur entre +4 et +5°C et jusqu’à -18°C pour le congélateur. Évitez d’ouvrir sa porte souvent et/ou trop longtemps.
  • Dégivrez votre réfrigérateur dès que le givre atteint 2 à 3 mm d’épaisseur, cela permet une meilleure répartition du froid et de moins consommer.
  • Placez le réfrigérateur à 10cm du mur et laissez 10cm d’espace libre au-dessus, cela permet d’éviter de surconsommer l’électricité et la surchauffe de votre réfrigérateur.
  • Éloignez le réfrigérateur d’une source de chaleur. Plus il est éloigné d’une source de chaleur (soleil, four) moins il devra produire de froid.
  • Remplacez, dès que vous pouvez le faire financièrement, l’ancien équipement électroménager par des appareils récents à faible consommation d’énergie (évitez les appareils de catégorie A+ présents dans le commerce car généralement ils consomment plus).

Au bureau

  • Débranchez téléphones et ordinateurs portables lorsqu’ils sont rechargés. Maîtriser la recharge de vos appareils vous permet de faire des économies sur votre facture et prolonge leur durée de vie.
  • Débranchez la prise de votre ordinateur en cas de non-utilisation. Pensez à éteindre l’écran de votre ordinateur.
  • Optimisez vos recherches sur internet.
  • Favorisez le partage de documents plutôt que les envois de fichiers lourds.
  • Imprimez que si nécessaire et prendre le réflexe d’imprimer en recto/verso.
  • Limitez l’usage du papier, qui représente 75% des déchets au bureau et n’est finalement qu’assez peu recyclé.
  • Amenez votre propre tasse au bureau et bannissez à jamais les gobelets en plastique.
  • Buvez l’eau du robinet (quand c’est possible) plutôt que l’eau en bouteilles (qui est 100 fois plus chère avec un impact environnemental 1000 fois supérieur).
  • Prévenez le service technique si le bureau est régulièrement surchauffé ou sous-chauffé.
  • Prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur, quand c’est possible.
  • Éteignez les lumières quand vous quittez le bureau ainsi que tous les éclairages non nécessaires.

Tous les « écogestes » de la maison peuvent être poursuivis au bureau et vice-versa.

Voici un lien vers un article de l’ADEME (Agence de la transition écologique) : https://www.ademe.fr/entreprises-monde-agricole/performance-energetique-energies-renouvelables/lenergie-bureaux/bons-gestes-entreprises-economiser-lelectricite-hiver

Avec les « écogestes » nous devenons tous au quotidien acteurs de la protection de l’environnement et nous consommons de manière responsable. Nous changeons la donne en abandonnant nos mauvaises habitudes. Nous œuvrons pour un mode de vie durable et nous prenons en compte les conséquences sociales et environnementales de nos actions.

DEUX DISPOSITIFS Pour aider les particuliers

« Dossierfacile », un nouveau télé service pour aider les locataires !

L’État met en place un nouveau télé service destiné à faciliter les démarches pour la location : « Dossierfacile ». https://www.dossierfacile.fr/

Ce service gratuit aux particuliers permet de constituer un dossier de location en ligne et de le faire vérifier par les services de l’État. Une fois l’authenticité des pièces certifiée et le dossier approuvé, les documents enregistrés sont ainsi protégés contre la fraude (par l’apposition d’un filigrane) et le dossier reçoit un label étatique. Cette mesure permet de rassurer les bailleurs et de sécuriser les données afin de lutter contre l’usurpation d’identité et la falsification des pièces, des types d’escroqueries qui augmentent malheureusement !

Pour l’Adéic, il est pertinent effectivement de prévenir ces risques, en mettant en place au niveau national des procédures appropriées. Mais il nous parait tout aussi urgent de penser aux victimes, en prévoyant notamment des mesures d’accompagnement adaptées et surtout personnalisées, leur permettant de gérer au plus vite les conséquences des escroqueries subies.

Dispositif « CICLADE », ou comment les particuliers peuvent rechercher et récupérer les sommes leur appartenant, ayant été transférées à la Caisse des Dépôts et Consignations ?

Ciclade est un service d’intérêt général créé en application de la loi « Eckert » du 13 juin 2014. Ce service, confié par l’État à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), est censé permettre aux particuliers de rechercher et récupérer gratuitement (mais à l’évidence pas si facilement que cela) les sommes issues de comptes bancaires, de livrets de Caisse d’Épargne, de comptes d’épargne salariale et de contrats d’assurance vie, inactifs ou en déshérence, ayant été transférés à la CDC.

Les personnes concernées peuvent donc être à la fois des titulaires, souscripteurs, adhérents, bénéficiaires, mais aussi des « ayant-droit » (problématiques d’ordre successoral).

L’Adéic-ULCC a demandé récemment à la médiatrice de la CDC de bien vouloir organiser un rendez-vous avec le service en charge de Ciclade. Les démarches se faisant essentiellement par la voie numérique, beaucoup de consommateurs rencontrent en effet de grandes difficultés pour récupérer les sommes leur appartenant. Pour l’Adéic, la recherche individuelle ne doit pas devenir évidemment un « parcours du combattant ». Ce n’était pas en tout cas la logique initiale de la mission confiée par l’État à la CDC !

Nous souhaitons demander, à l’occasion de cette réunion, un meilleur accompagnement des particuliers : des conseils personnalisés et un suivi téléphonique approprié, en cas de difficultés rencontrées. Si un service d’intérêt général est créé, il parait en effet important qu’il soit efficace et à la portée de tous les citoyens, y compris pour ceux qui ne sont pas vraiment à l’aise avec l’outil numérique. Ils sont encore nombreux dans notre pays, ne l’oublions pas.

Un rendez-vous est d’ores et déjà prévu avec la CDC, en mars prochain. Nous ne manquerons pas de vous faire un compte rendu de cette réunion et des solutions d’aide envisageables dans ce domaine.