Alors que le déconfinement approche, nul doute que les Français souhaiteront se doter d’un masque afin de se protéger contre le Covid-19. Il est également possible que le port du masque soit rendu obligatoire dans certains lieux, comme les transports en commun ou les collèges et lycées, bien qu’à ce jour nous restons en attente des déclarations du gouvernement. Mais le terme de « masque » renvoie à une réalité protéiforme, si bien que l’on devrait plutôt utiliser le terme au pluriel.

PRESENTATION SCHEMATIQUE DES DIFFERENTS MASQUES DE PROTECTION

         Schématiquement on distingue plusieurs catégories de masques :

  1. Les masques assurant la meilleure protection : les masques sanitaires

Il s’agit de masques pour la plupart réservés aux personnels de santé en contact avec les patients :

  • Les masques de protection respiratoire (FFP) il s’agit d’équipement qui protège le porteur du masque contre l’inhalation de gouttelettes ; ils peuvent être réutilisables à certaines conditions.
  • Les masques à usage médical : il s’agit d’un dispositif médical qui, en évitant la projection de gouttelettes émises par le porteur du masque, limite la contamination de l’environnement extérieur et des autres personnes. Il s’agit de masques souples à usage unique.
  1. Les masques assurant une protection réduite : les masques non sanitaires

Ces masques, souvent fabriqués par les professionnels du textile, sont là aussi multiples, et peuvent être à usage unique ou réutilisables, notamment ceux en tissu. Ils ne sont pas aussi efficaces que les masques sanitaires qui eux obéissent à des normes précises, mais peuvent être utiles en complément de l’adoption des gestes barrières.

  1. Les masques « fait maison »

Ces derniers peuvent être également à usage unique ou réutilisables s’ils sont en tissu, mais ils ne sont pas normés et ne sont en aucun cas sanitaires.

LES MASQUES REUTILISABLES EN TISSU

         Les masques en tissu à usage non sanitaire et réutilisables devraient rapidement se développer. A côté des masques faits maison, de nombreux masques fabriqués par les industriels seront bientôt disponibles pour le grand public. Ces masques, qui ne protègent pas véritablement leur porteur mais permettent d’éviter tant bien que mal la contamination, seront vendus entre 3 et 9 euros dans certains lieux, non encore déterminés à ce jour ; il pourrait s’agir notamment des pharmacies, bureaux de tabac, et magasins. A noter qu’il reste possible de créer soi-même ces masques en tissu en respectant les normes applicables : pour cela, vous pouvez suivre le guide de l’AFNOR (Association française de normalisation).

Il faut d’emblée préciser que si ces masques sont dits « réutilisables », ils ne le sont pas indéfiniment et leur usage doit satisfaire à certaines conditions. De plus, si certains seront réutilisables une quinzaine de fois, d’autres ne le seront que trois fois : le fabricant indiquera le nombre maximal d’utilisations.

Pour être convenablement utilisés, ces masques en tissu doivent respecter des conditions de manipulation d’une part, et des conditions de traitement – le lavage et le séchage – d’autre part.

Les conditions de manipulation selon le Ministère du travail (https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/faq-masques-_31_mars_2020.pdf) :

  • Avant de mettre un masque, se laver les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro- alcoolique
  • Appliquer le masque de façon à recouvrir le nez et la bouche et veillez à l’ajuster au mieux sur votre visage ; vérifier l’absence de jet d’air dans les yeux lors d’une expiration forte ;
  • Lorsque l’on porte un masque, éviter de le toucher ; ne pas déplacer le masque ; chaque fois que l’on touche un masque usagé, se laver les mains à l’aide à l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique
  • Si besoin de boire ou de manger, changer de masque
  • Lorsqu’il s’humidifie, le remplacer par un nouveau masque et ne pas réutiliser des masques à usage unique.
  • Pour retirer le masque : si port de gants, les retirer et se laver les mains avec de l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique.
  • Puis, enlever le masque par derrière (ne pas toucher le devant du masque); le jeter immédiatement dans une poubelle fermée; se laver les mains avec de l’eau et au savon ou à l’aide d’une solution hydro-alcoolique.

Les conditions de traitement à domicile selon l’ANSM (https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/home/Avis_ANSM_protocole_nettoyage-21_avril_2020.pdf) :

  • Lavage en machine avec un produit lessiviel adapté au tissu dont le cycle comprendra au minimum un plateau de 30 minutes à 60°C ;
  • Séchage mécanique ou séchage conventionnel, suivi dans les 2 cas d’un repassage à la vapeur à une température compatible avec la composition du masque.