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EDITO

Bonjour à toutes et à tous ! 

Le Nutri-Score est le logo adopté par la France le 31 octobre 2017 pour évaluer la qualité nutritive des aliments, notamment à partir de leur teneur en sucre, en graisse et en sel. Ce logo présente une échelle de valeur nutritionnelle sur cinq couleurs, chacune associée à une lettre allant du A sur fond vert pour les produits les plus sains au E sur fond rouge, pour les produits qu’il est préférable d’éviter. Le consommateur peut donc plus facilement comparer les produits au sein d’un même rayon et orienter ses choix vers des aliments de meilleure qualité nutritionnelle.

Le Nutri-Score, créé par un français, le professeur Serge Hercberg, peut maintenant apparaître sur tous les produits alimentaires vendus en France. Ses bienfaits ont été reconnus comme bénéfiques par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et validés scientifiquement par une vingtaine de publications internationales. Toutefois, lors de sa décision de mettre en place un système d’étiquetage en 2011, l’Europe n’a pas permis de rendre cette information obligatoire, bridant ainsi les effets de la mesure.
Cinq mois après la signature d’un arrêté fixant la mise en place du Nutri-score, seules une quarantaine d’entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution ont annoncé leur engagement de mettre le logo sur leurs produits, même si d’importants groupes en font partie. Citons pour mémoire Danone, Fleury-Michon, Auchan, Casino et Leclerc.

En revanche, de puissants lobbys alimentaires s’opposent encore aujourd’hui à l’adoption et à l’usage du Nutri-Score, à la tête desquels nous trouvons les « Big Six » : Mondelez (marques Milka, Lu), Nestlé, Coca-cola, Unilever (Marques Ben and Jerry’s, Miko) et PepsiCo. (Notons cependant l’annonce, le 1er mars dernier, du retrait de ce groupe de l’entreprise Mars) Il n’est pas surprenant de trouver ici des fabricants de produits particulièrement sucrés, gras ou salés.
N’ayant pu éviter l’adoption du logo par la France, les Big Six ont décidé, en 2017, d’allumer un contre-feu : la création et la mise en place par leurs membres du NutriCouleurs, code nutritionnel destiné à brouiller l’information en s’appuyant sur une analyse par portion (notion définie par l’entreprise elle-même) ainsi que sur un code couleurs différent (Par exemple, le Coca est classé rouge avec le Nutri-Score alors qu’avec le NutriCouleurs il est rouge (pour le sucre) mais aussi deux fois vert (pour le sel et les graisses) !

Aujourd’hui, nous invitons les consommateurs à profiter du NutriScore quand il est utilisé. En son absence, rappelons l’existence d’une application pour smartphones nommée Yuka, permettant notamment de définir le NutriScore à partir du scan d’un code-barres. Cette information nous avait été communiquée et détaillée par l’ADEIC Languedoc-Roussillon dans sa Feuille de chou 58. Notez également que Santé Publique France doit mettre en ligne prochainement un calculateur affichant le NutriScore. .

De nouvelles controverses entourent le déploiement du compteur Linky qui remplace les compteurs électriques traditionnels. Alors que la CNIL [1] vient de mettre en demeure Direct Energie [2] en raison d’une absence de consentement à la collecte des données personnelles via le dispositif, l’ancienne ministre de l’environnement, Corinne Lepage, et un groupe d’avocats ont lancé une action collective sollicitant un moratoire sur l’installation des compteurs intelligents. Ils estiment qu’en l’état actuel, les études réalisées sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques sont largement insuffisantes, et requièrent de suspendre le déploiement de Linky en vertu de l’application du principe de précaution.

Qui plus est, les bénéfices des compteurs nouvelle génération au profit des usagers ne seraient toujours pas avérés pour l’instant … Ce constat, ce n’est pas une association de consommateurs qui le dresse mais la très respectable Cour des comptes, chargée de contrôler les fonds publics. Décidément, la polémique autour du petit boîtier jaune n’est pas prête de s’éteindre !

[1] : CNIL : Commission nationale de l’informatique et des libertés.
[2] : Direct Energie est un fournisseur d’électricité.

Article : « Les compteurs électriques Linky dans le viseur de la Cour des comptes » <Cliquez).

La mobilité constitue une des grandes thématiques du 21e siècle, et la voiture qui, encore quelques années auparavant, suscitait l’attrait du plus grand nombre, tend à être détrônée par le vélo, les transports en commun, le scooter, la marche. En témoignent le développement de politiques cyclables de plus en plus efficaces et les nombreux travaux en matière d’aménagement et d’infrastructures, en vue d’une meilleure organisation du réseau de transport public et d’une accessibilité du territoire davantage soucieuse de l’environnement. D’ailleurs, il est même désormais question de la gratuité des transports publics, mesure déjà expérimentée dans plusieurs villes, à l’étranger ou en France et que, récemment, Madame Hidalgo a proposé pour la ville de Paris.
Alors faisons un rapide état des lieux de cette question :
« Gratuité des transports publics » <Cliquez).

Patrick Mercier

CAS PRATIQUE
Litige avec un garagiste.

Monsieur X s’est adressé à notre association pour résoudre son conflit avec un garagiste auquel il a acheté un véhicule d’occasion.

L’ADEIC étant une association agréée par l’Etat pour défendre et informer le consommateur en matière de contrats de consommation a accepté de prendre en charge le litige.

Monsieur X a acheté sa voiture à un concessionnaire Y. Cinq mois après l’achat, la voiture a présenté de nombreuses pannes successives (volant moteur, boîte de vitesses, etc.) entraînant l’immobilisation totale du véhicule. Ainsi, monsieur X s’est rendu dans l’un des autres garages agréés par le constructeur pour faire réparer le véhicule.

La facture de réparation s’est élevée à 16 000 euros. Peu de temps après cet achat, le concessionnaire a dû fermer pour cause de liquidation judiciaire.

Monsieur X dispose de deux garanties légales :

La garantie légale des vices cachés et la garantie légale de conformité ; cette dernière étant dédiée spécialement au consommateur.

Pour faire jouer la garantie légale des vices cachés (article 1641 du code civil), le défaut du bien doit.

  • être caché, c’est-à-dire non apparent lors de l’achat ;
  • rendre le bien impropre à l’usage auquel on le destine ou diminuer très fortement son usage ;
  • exister au moment de l’achat.

La garantie des vices cachés s’applique notamment aux biens immobiliers ou mobiliers achetés d’occasions ou neufs, quel que soit le vendeur (professionnel ou particulier). L’action en garantie des vices cachés se prescrit sur deux ans à compter de la découverte du vice.

D’autre part, le consommateur dispose de la garantie légale de conformité selon les articles L 211-1 et suivant du code de la consommation. Cette garantie s’applique uniquement aux contrats de vente de biens mobiliers corporels neufs ou d’occasion et aux contrats de fourniture de biens à fabriquer ou à produire.

On parle de défaut de conformité lorsque le bien est impropre à l’usage habituellement attendu d’un bien semblable, ou qu’il ne possède pas les qualités annoncées dans le contrat.

L’action en garantie de conformité se prescrit sur deux ans à compter de la délivrance du bien. Pour les biens d’occasions, il y a une présomption d’antériorité du défaut de 6 mois à compter de la livraison, c’est-à-dire que le défaut est d’office considéré comme existant lors de la livraison. En d’autres termes, l’acheteur n’a pas besoin d’apporter de preuve sur la date d’apparition du défaut.

Le concessionnaire ayant fermé son activité, nous avons préféré agir sur le terrain de la garantie légale des vices cachés car la possibilité de transfert de garantie est autorisée par la jurisprudence.

Selon la décision de la cour de cassation du 7 février 1986 <Cliquez).
et celle de la première chambre civile du 1er mars2017  <Cliquez).

Comme Monsieur X détient un devis de réparation qui constitue une preuve de l’existence d’un défaut, il peut donc agir directement contre le constructeur automobile.
En conséquence, nous avons contacté celui-ci pour lui demander de prendre en charge 80 % des réparations. Sa décision a été favorable et le litige résolu.

LE MONDE CONNECTE
La Sécurité sur Internet..

Les récentes révélations sur les fuites des données des utilisateurs de Facebook, qui ont défrayé la chronique, ne peuvent qu’inciter à redoubler de prudence. Quelques conseils s’imposent lorsque l’on souhaite utiliser les réseaux sociaux :

  • Tout d’abord, lors de l’inscription, utiliser une autre adresse Internet que son adresse habituelle. De nombreux fournisseurs en proposent, j’aurais tendance à privilégier, malgré ses récents problèmes techniques : laposte.net. La plupart des autres gmail, hotmail, yahoo, apple, etc sont proposées par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) qui ont une fâcheuse tendance à utiliser vos adresses pour de la prospection (au mieux) voire une utilisation plus intrusive. En outre dépendants de la loi américaine, ils sont tenus d’avoir à fournir les accès aux autorités dont ils dépendent. Jusqu’à présent, les internautes étaient assez protégés dans notre pays, les récentes lois sont au moins aussi intrusives voire plus.
  • Ne pas transmettre de données personnelles sur lieux, famille, travail car cela peut à terme se retourner contre vous.
  • Proscrire enfin toutes photos de vos enfants et de situations qui peuvent être très comiques lors de la prise de vue mais qui, sorties de leur contexte, devenir des moyens de pression.

Vous pourrez retrouver ces conseils et d’autres dans le remarquable document proposé par le Ministère de l’Economie à l’intention des entreprises mais dont les conseils sont tout aussi applicables aux particuliers. Il se nomme « Sécurité de vos données : les 7 méthodes de piratage les plus courantes. » (< Cliquez). Vous trouverez, pour chacune de ces méthodes dont la description est donnée ci-dessous, des conseils, voire des solutions.

Le phishing ou hameçonnage consiste à faire croire à la victime qu’elle communique avec un tiers de confiance dans le but de lui soutirer des informations personnelles telles que son numéro de carte bancaire ou son mot de passe.

Les rançongiciels sont des programmes informatiques malveillants de plus en plus répandus (ex : Wannacrypt, Jaff, Locky, TeslaCrypt, Cryptolocker, etc.). L’objectif : chiffrer des données puis demander à leur propriétaire d’envoyer de l’argent en échange de la clé qui permettra de les déchiffrer.

Le vol de mot de passe consiste à utiliser des logiciels destinés à tenter un maximum de combinaisons possibles dans le but de trouver votre mot de passe. Le vol de mot de passe peut également se faire en multipliant les essais d’après des informations obtenues par exemple sur les réseaux sociaux.

Le logiciel malveillant : il s’agit d’un programme développé dans le seul but de nuire à un système informatique. Il peut être caché dans des logiciels de téléchargement gratuits ou dans une clé USB.

Les faux sites internet (boutiques en ligne, sites web administratifs…) peuvent être des copies parfaites de l’original. Leur but : récupérer vos données de paiement ou mots de passe.

Les faux réseaux Wifi : lorsque vous êtes dans un lieu public, une multitude de connexions wifi ouvertes peuvent apparaître. Méfiez-vous, certains de ces réseaux sont piégés et destinés à voler vos informations.

Les clés USB piégées : Avez-vous déjà trouvé une clé USB ? Abstenez-vous de la connecter à votre ordinateur ! Celle-ci peut avoir été abandonnée dans le seul but de voler ou de chiffrer vos données contre rançon.

Si vous pensez être victime d’un acte de cybermalveillance ? Découvrez le programme de lutte contre la cybermalveillance «cybermalveillance.gouv.fr» (< Cliquez). Ce site peut vous accompagner, mais une visite préventive est également conseillée car on y trouve nombre de conseils aussi utiles que précieux.

Une des cybermalveillance les plus intrusives est le rancongiciel (voir significations plus haut). Sous l’égide d’Europol qui soutient les 28 États membres de l’Union européenne dans leur lutte contre la grande criminalité internationale et le terrorisme, un nouveau portail baptisé « No More Ransom » vient d’être mis en place pour aider les victimes d’un ransomware (ou rançongiciel). Le meilleur conseil que l’on peut donner, c’est de ne surtout pas céder à la tentation de payer les rançonneurs dans l’espoir d’obtenir une libération rapide des fichiers et des dossiers qui ont été bloqués sous l’action du logiciel malveillant.

« No More Ransom » (< Cliquez) est un site destiné à informer le public sur les dangers des rançongiciels, en leur donnant des conseils généraux de prudence et d’attitude à observer en cas et — surtout — en rassemblant en un seul et même lieu pas moins de 160 000 clés de déblocage pour ouvrir les documents qui auraient été cryptés par un logiciel malveillant.

En conclusion : Fidèles lecteurs de notre lettre bimestrielle, vous allez penser que la sécurité est une obsession. Vous aurez raison, elle l’est !
Pourquoi ? Un ordinateur infecté ou crypté se répare, voire se change. On peut réinstaller tous les logiciels, utilitaires etc., mais vos précieuses données sont dans les mains de pirates avec les conséquences que l’on peut imaginer ou/et perdues car cryptées, et ce sont des années de souvenirs, de lettres, de documents, factures, etc. qui disparaissent d’un seul coup. La dématérialisation aggrave ce risque plus que l’on ne dispose plus de support papier.
Alors au-delà de vous conseiller d’effectuer des sauvegardes régulières (au moins une fois par semaine), il faut plus que jamais rester vigilant à tout instant.


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Pour continuer à mener à bien ces missions et les étendre à de nouveaux champs, l’Adéic a un besoin continu de forces vives. Nous ne souhaitons pas seulement vous informer mais aussi vous écouter, et faire de cette écoute une dynamique et un mode d’action.

Nous recherchons des bénévoles prêts à donner de leur temps et à s’impliquer sur des dossiers, des thématiques, des actions et des campagnes ciblées de communication et d’information. Si les questions relatives à la consommation vous intéressent, si vous avez des compétences particulières dans un domaine (transports, énergies, relations commerciales, droit, nouvelles technologies, etc.), n’hésitez pas à nous rejoindre !

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