• L’arrêt de l’exploitation des énergies fossiles en France – pétrole, gaz, et énergies non conventionnelles – d’ici 2040. De plus, le gouvernement veut cesser, à l’horizon 2022, la production d’électricité à partir du charbon. Même si les associations de défense de l’environnement signalent des avancées réelles, le projet de loi relatif à la fin des hydrocarbures, dont les députés ont achevé l’examen en octobre 2017, prévoit toutefois des exemptions qui en limitent la portée. Ainsi, le gouvernement va autoriser, la prolongation des concessions existantes sur le territoire français, sous réserve que leur échéance n’excède pas 2040. Ce dernier a donc bien du mal à s’affranchir de la mainmise des puissants lobbies industriels des énergies fossiles, alors même que cette production couvre à peine 6% de la consommation nationale.
  • Une réduction à hauteur de 50% de la part du nucléaire dans le « mix énergétique », d’ici 2025. De nombreuses centrales nucléaires devront être ainsi mises à l’arrêt définitivement, en se basant à la fois sur des critères de sécurité, des critères sociaux et économiques. Pourtant, cette mesure est aujourd’hui remise en question, le gouvernement ayant déjà annoncé qu’il sera impossible de tenir l’objectif des 50% dans les délais prescrits.
  • L’augmentation de la part des énergies renouvelables en vue d’atteindre 40 % de la consommation électrique à l’horizon 2030. Pour accélérer le développement de la croissance verte, la production décarbonée va bénéficier d’un avantage fiscal. Le montant exact dépendra de la future loi de finances 2018, mais l’objectif de 100 €/t CO2 en 2030 n’est pas remis en cause.

 

  • La fin de l’importation des produits forestiers ou agricoles issus du déboisement (huile de palme, soja, etc.). Le gouvernement s’est aussi fixé comme objectif de « diviser par deux la déforestation en 2020 et d’y mettre fin en 2030 ».