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EDITO

Bonjour à toutes et à tous ! 

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a entamé cette rentrée 2017 avec dynamisme. De nombreux chantiers sont en branle : la réglementation relative à la moralisation de la vie politique, l’adoption des ordonnances sur la loi travail, la relance du projet européen, les assises de la mobilité depuis le 19 septembre, et les États généraux de l’alimentation ouverts depuis le 20 juillet par le ministre de l’agriculture.

Ces derniers s’organisent en quatorze ateliers répartis en deux gros chantiers. Le premier porte sur la création et la répartition de la valeur, le second sur la promotion d’une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous.

Notre participation à l’atelier 1 du chantier 1 sur la façon de « Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualités nutritionnelles et environnementales, d’ancrage territorial, de bien-être animal et d’innovations » met notamment en exergue l’importance de transmettre une information fiable et de qualité, de soutenir l’éducation à la consommation, de disposer d’un cadre interministériel tout en prenant en compte la nécessité d’une harmonisation européenne. Néanmoins, plusieurs pierres d’achoppement persistent (contexte de déflation, distorsions de concurrence entre pays européens, guerre des prix, dérégulation des cours) qui complexifieront certainement la mise en œuvre d’une nouvelle politique alimentaire.
Ce sentiment se trouve d’ailleurs conforté par de récentes prises de position comme le montre l’article intitulé : « Entre États généraux de l’alimentation et scandale du glyphosate : quelle politique alimentaire pour la France ? »* (< cliquez)

Pour ce nouveau quinquennat, le gouvernement fait notamment de la prévention le pivot de sa politique santé.

Dans le cadre de la lutte contre le tabagisme, les pouvoirs publics prévoient d’augmenter le prix du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici 2020. Cette mesure forte reste impopulaire auprès des buralistes et de certains usagers mais elle est à remettre en perspective, au vu du coût financier et humain que représente le tabac (78 000 morts par an). Cependant, il est permis de douter de l’efficacité des hausses de prix sur la consommation réelle, puisqu’il semblerait bien qu’elle favorise davantage les ventes transfrontalières et le trafic.

A partir de 2018, les parents seront tenus de vacciner leurs enfants contre onze maladies potentielles. Aujourd’hui seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires, le DTP : diphtérie, tétanos et poliomyélite. Cette nouvelle mesure vise principalement à enrayer l’affaiblissement de la couverture vaccinale et la recrudescence de maladies comme la rougeole. Pourtant, celle-ci a suscité une véritable fronde des anti-vaccins, vent debout contre son caractère obligatoire et le risque de survenue d’effets indésirables. Pour l’heure, les discours alarmistes sur la prétendue dangerosité des adjuvants ne sont pas toujours fondés. Selon de nombreuses organisations médicales (OMS, EFSA (1), etc.), l’aluminium présent dans les vaccins ne serait pas en quantité assez importante pour être nocif pour notre santé.

La nouvelle annonce de la hausse des taxes sur le diesel – soit une hausse de 10% – n’a pas non plus laissé les consommateurs indifférents. Un choix autant industriel – notamment pour donner un coup de pouce aux constructeurs français, parmi les plus avancés sur la motorisation diesel – qu’environnemental. En effet, la pollution de l’air aux particules fines, principalement émises par les véhicules diesel, provoque pas moins de 48 000 morts chaque année. Même si cette réorientation fiscale s’inscrit pleinement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air, est-ce pour autant la fin de l’hégémonie du diesel en France ? Nous tenterons, par conséquent, de répondre à cette problématique si complexe dans l’article qui lui est consacré : « Le diesel » (< cliquez).

*Autorité européenne de sécurité des aliments

Patrick Mercier

CAS PRATIQUE
Achat d’un mobil-home d’occasion par Internet

Notre adhérent, que nous appellerons Monsieur Durand, a des difficultés à se loger et ses moyens financiers sont réduits. Il opte donc pour une solution originale : louer un emplacement de camping en région parisienne et acheter un mobil-home d’occasion pour se loger. Il identifie un site internet spécialisé dans la revente de ce type de produit et choisit un bien « en très bon état », daté de 1994, avec l’aide d’un descriptif ainsi que des photos publiées.

Le vendeur lui adresse un bon de commande qu’il remplit et retourne au vendeur. Le mobil-home est livré, un soir, la nuit tombée, trois semaines plus tard. Notre adhérent réceptionne le bien en omettant d’effectuer un contrôle rigoureux de l’intérieur du mobil-home. L’éclairage est insuffisant.

Le lendemain, il réalise que le mobil-home est dans un état fortement dégradé et que les béquilles de soutien sont très rouillées. Il écrit donc au vendeur et demande l’échange du bien.

La réponse de ce dernier est laconique : il indique que l’échange n’est pas possible car il ne peut être effectué à l’identique (le bien est une occasion) et il propose de faire revenir ultérieurement son représentant pour une mise en conformité, manifestement impossible.

C’est dans ce contexte que Monsieur Durand nous sollicite, un mois plus tard, ne sachant comment faire valoir ses droits.

Dans un premier temps, nous appelons le vendeur espérant trouver une conciliation. L’échange téléphonique, difficile, n’aboutit pas. De plus, le professionnel n’adhère pas à un dispositif de médiation, comme l’impose la loi depuis le 1er janvier 2016.

L’analyse juridique du dossier nous donne deux ouvertures : soit avancer un défaut de conformité du produit, soit faire valoir le droit à se rétracter du consommateur. La première option est écartée car elle nécessiterait la mise en place d’une expertise, coûteuse, à la charge du client (afin d’apporter la démonstration du défaut de conformité).

La seconde option peut apparaître impossible au premier abord : le délai de rétractation est de 14 jours et court à compter de la livraison du bien. Ce délai est dépassé lorsque nous sommes saisis du dossier.

Toutefois, Monsieur Durand n’a pas eu l’information d’une possible rétractation, droit accordé ici car la vente a été réalisée à distance, hors du site de commercialisation du vendeur. La sanction de cette omission est claire : le délai se prolonge jusqu’à ce que l’information soit délivrée par le professionnel, dans la limite de 12 mois.

De plus, le coût de la restitution du bien (s’agissant d’un mobil-home à transporter sur plusieurs centaines de kilomètres, il peut être conséquent !) est à la charge du professionnel car l’information sur cette éventuelle prise en charge financière n’a pas été communiquée à Monsieur Durand (et pour cause puisqu’aucune information sur une possible restitution ne lui a été donnée).

Ainsi, nous faisons un courrier de mise en demeure au professionnel lui demandant la reprise du mobil-home ainsi que la restitution du prix. Le commerçant, après quelques réticences finit par accepter la reprise avec remboursement. La solution est trouvée.

Voici les articles du Code de la consommation à consulter pour ce cas pratique :
– pour le défaut de conformité : articles L 217-4 à L 217-12 ;
– pour le délai de rétractation : articles L 218 à L 229 ;
– pour l’obligation par le professionnel de recourir à un médiateur : L 111-1.

LE MONDE CONNECTE
Doit-on passer au gratuit ?2eme partie : Les applications.

Il y a quelques mois, nous nous étions penchés sur les systèmes d’exploitation. Passons maintenant aux applications, c’est ce que l’on appelle l’Open source.

Nous ferons une seule exception : l’antivirus. Notre expérience ne peut que vous inciter à utiliser un antivirus payant, en délaissant toutes les solutions gratuites qui n’ont pas fait leurs preuves. Et ceci s’applique encore plus à tous les utilisateurs de smartphones et de tablettes utilisant Android qui sont désormais les principales cibles des pirates en tous genres. Ainsi, si 1,2 million d’attaques par mois ont été identifiées entre avril et juin 2016, 1,7 million l’ont été cette année (soit une augmentation de 40% environ sur un an). Google Play est malheureusement un vecteur majeur via les applications dont toutes sont loin d’être propres. Le but est bien sûr essentiellement l’obtention de données confidentielles et personnelles. L’Ios d’Apple, pourtant réputé pour sa sécurité, commence à présenter quelques failles.

De même, nous vous déconseillons l’utilisation de logiciels piratés, car, outre l’aspect illégal (chacun l’appréciera selon son approche de la chose), ils sont souvent des nids de troyens, botnets, rootkits et autres petites « bêtes » virtuelles destinées à prendre la main sur vos postes et récupérer vos données personnelles.

Ce préambule achevé, une fois notre ordinateur acheté, installé et connecté, il faut pouvoir l’utiliser pour écrire des courriers, gérer ses comptes, ses images, ses vidéos, sa bibliothèque numérique, etc. On s’aperçoit vite que le budget nécessaire pour acquérir les logiciels classiques va rapidement dépasser le montant investi dans le matériel.

Afin de moins effrayer les utilisateurs et surtout combattre le piratage, les principaux acteurs comme Microsoft, Adobe, proposent désormais leurs solutions logiciels, soit en achat unique, soit sous forme d’abonnement (annuel ou mensuel) et pour certains uniquement sous forme d’abonnement.

Bien que Microsoft ait fait un réel effort en proposant la suite Office 365 pour un montant annuel de 99€ installable sur cinq postes, d’autres sont moins « généreux » et, de toutes manières, ceci s’ajoute à la longue liste des abonnements divers qui grèvent les budgets des ménages.

Alors des solutions existent, elles ne sont pas toutes parfaites, mais la plupart assure une compatibilité nécessaire et suffisante pour un usage familial. Certaines entreprises ont elles-mêmes franchi le pas et n’utilisent pratiquement plus que des applications gratuites. Nous allons donc vous proposer pour chaque fonctionnalité principale, celle ou celles qui actuellement semble(nt) donner la plus grande satisfaction chez les nombreux utilisateurs avec lesquels nous sommes en contact. Cependant tout n’étant pas parfait dans le meilleur des mondes, elles ont toutes des limitations quant à la compatibilité avec leurs homologues commerciales et nous ne saurions vous garantir un fonctionnement parfait.

Nous nous bornerons à vous indiquer le nom (et un lien vérifié le jour de la rédaction de cette note) pour les différentes applications qui, selon nous, fonctionnent correctement. De nombreux sites vous donneront de plus amples informations et avis. Attention cependant dans le choix des applications qui pourraient être vantées par l’un et l’autre, essayez dans la mesure du possible de choisir les plus utilisées et les plus pérennes, même si cet aspect « mouton de panurge » peut déplaire à certains.

NB : pour aller sur le site de l’application, cliquer sur son nom.

Tout d’abord la bureautique, la suite incontestable est Libreoffice, successeur optimisé d’OpenOffice.

Ensuite la messagerie Thunderbird, leader incontesté, ou l’application courrier de Windows10 ou d’Apple selon votre plateforme.

Vient ensuite la gestion des PDF. S’il s’agit uniquement de les lire, Acrobat reader s’impose mais pour les gérer, les créer, Libreoffice le permet dans ses dernières versions, mais on peut aussi utiliser PdfCreator ou PdfSplitandmerge, ce qui nous permet d’avoir une « imprimante PDF » pour convertir directement un document quelconque (image, page Web, etc.) en PDF.

Vos fichiers arrivent parfois sous forme compressé et/ou vous souhaitez archiver et transmette vos données, Winrar est connu, mais payant (des versions d’essai existent, mais avec de nombreuses limitations). Il y a 7-zip, un de plus connus dans les gratuits.

Vous souhaitez modifier, retouchez vos images, Photoshop et Lightroom d’Adobe sont les références. Cet éditeur propose des solutions d’abonnement, mais le ticket d’entrée est de l’ordre de +/- 60 euros…..par mois !! Alors pour la création d’image, la référence open source (gratuite) est Gimp qui « remplace » Photoshop et pour la retouche d’image, déjà possible avec Gimp, Photofiltre.

Vous pouvez enfin avoir besoin d’assistance à distance, ou vous souhaitez vous connecter à un autre poste. Une des références dans le domaine est Teamviewer que vous pouvez utiliser gratuitement, mais avec certaines limitations. Son « équivalent » open source est Ultraviewer.

En complément, bien que ce soit de moins en moins utilisé, un logiciel de gravure Infrarecorder, équivalent de Néro (payant), un logiciel de téléchargement Free Download Manager, un logiciel de stockage sécurisé des mots de passe Keepass qui remplace le logiciel gratuit/payant Dashlane.

Nous vous avons proposé un ensemble de logiciels qui couvrent pratiquement la totalité des besoins d’un utilisateur averti.

Les liens qui sont fournis sont validés et vérifiés au jour de l’écriture de ce billet, nous ne pouvons cependant que vous recommander d’être vigilant lors du téléchargement de ces logiciels, en vérifiant bien que vous êtes sur le site original. Nous ne saurions être tenus responsables de l’utilisation que vous en ferez. Enfin, nous vous rappelons qu’il est interdit, voire dangereux, de télécharger des logiciels pirates et/ou des cracks de numéro de série.

Nous développerons lors d’une prochaine lettre la « dégooglelisation » de votre poste, comme l’alternative au moteur de recherche Google et les logiciels proposés par cette organisation. 


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