EDITO

Bonjour à toutes et à tous ! 

« En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Le dicton dit vrai, on ne s’y attendait pas mais le froid fait son grand retour sur l’hexagone. Alors dans ce climat frileux où d’importantes échéances arrivent, n’oubliez pas d’aller voter dimanche !

Par ailleurs, la saison des brocantes, des marchés artisanaux revient dans nos villes et villages. Profitez-en pour revendre des produits dont vous n’avez plus l’utilité, dégoter la perle rare ou acheter à un prix moindre des objets encore en bon état.
D’ailleurs, toujours dans le domaine de l’économie collaborative, nous souhaitons mettre à l’honneur l’association, Lulu dans ma rue. Celle-ci donne à des gens en situation de grande fragilité la possibilité d’offrir leurs services (arroser les fleurs, changer un joint, promener son chien, etc.) moyennant rétribution. Mais surtout cette conciergerie, en redynamisant une vie de quartier, redonne une place à des personnes qui sont souvent en dehors de la société. Lulu dans ma rue, initiative parisienne jusqu’à présent, possède une plate-forme mais reprend également les kiosques à journaux qui ferment pour avoir un échange physique. Nous avions rédigé une brève sur ce beau projet mais si vous ne l’aviez pas lue, voici le lien vers la vidéo : Lulu dans ma Rue (< cliquez)

Patrick Mercier

ACTUALITES

Après la mise en place de la médiation au 1er janvier 2016, nous dressons un état des lieux de la médiation de la consommation. La médiation (< cliquez).

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2017, il est possible de divorcer sans l’intervention d’un juge. En effet, le décret du 28 décembre 2016 permet aux couples désirant divorcer par consentement mutuel de ne plus faire appel au Juge des affaires familiales (JAF). Comment cela se passe-t-il dans les faits ? Le divorce par consentement mutuel extra-judiciaire (< cliquez).

Nous revenons également sur le scandale du glyphosate dont l’usage vient d’être réautorisé en Europe alors qu’il a été reconnu cancérigène par l’Organisation mondiale de la Santé. Le glyphosate (< cliquez). 

Enfin, le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a décidé lundi 17 avril 2017, de prolonger pour six semaines supplémentaires la fermeture des élevages. Fin février, des mesures avaient déjà été prises (abattage de 360 000 canards et vide sanitaire dans quatre départements du sud-ouest) mais l’épidémie H5N1 n’étant pas stabilisée, le gouvernement a mis en place un nouveau vide sanitaire. Il touche désormais cinq départements (Haute-Garonne, Gers, Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) et implique de nettoyer et de désinfecter tous les bâtiments abritant des canards ainsi que les véhicules servant à leurs transports. Cette mesure s’accompagnera d’une révision en profondeur des méthodes de production et de transport de la filière avicole. Il s’agira d’assurer le respect des règles de biosécurité chez les éleveurs, de surveiller étroitement le transport et les déplacements d’animaux pour réduire les risques de propagations virales. Ces dispositions phares laissent certains éleveurs dubitatifs, pourtant elles s’inscrivent dans un contexte épidémiologique grave : le virus H5N1 en 2015-2016 et désormais le H5N8 qui a déjà entraîné l’abattage de quatre millions de volatiles.

CAS PRATIQUE
Litige sur une facture de gaz

Madame S. est cliente d’EDF. Ce prestataire alimente en gaz et en électricité son appartement parisien depuis 2012. La facturation de l’électricité consommée ne pose pas de difficulté. En revanche, la consommation de gaz reste nulle durant quatre ans et seul l’abonnement est pris en compte. Cette anomalie n’est pas remarquée car les factures transmises au client présentent un montant constant qui totalise les deux prestations (gaz et électricité).

Fin mai 2016, deux factures parviennent au client. Madame S. est redevable de 407, 86 € et de … 7 042, 84 €, affichant une régularisation effectuée par EDF sur ses factures de gaz depuis le 22 septembre 2013. Madame S. conteste à plusieurs reprises, demande des explications avec l’appui de son assistante sociale, mais sans succès. Seul un plan d’apurement lui est accordé pour étaler sa dette, soit le versement de 600 € par mois jusqu’à apurement du solde.

C’est alors que Madame S. nous sollicite. Nous analysons les factures depuis 2012 et constatons que la facturation du gaz est assise sur un indice évoluant avec le chiffrage d’un compteur individuel. Cet indice est de 777 en 2012. L’indice ne varie pas jusqu’au relevé du 23 mars 2016 où il « bondit » à 11664, ce qui représente une consommation de 10887 m3 à régulariser !
Ainsi, il apparaît qu’EDF et son prestataire ont « oublié » de suivre le compteur et la facturation du gaz de Madame S. EDF demande à son client de payer immédiatement la régularisation qui s’élève à 7 450,70 €.
Pourtant, l’article L 224-11 du Code de la consommation énonce que « Le fournisseur d’électricité ou de gaz naturel facture, au moins une fois par an, en fonction de l’énergie consommée. Aucune consommation d’électricité ou de gaz naturel antérieure de plus de quatorze mois au dernier relevé ou auto relevé ne peut être facturée, sauf en cas de défaut d’accès au compteur, d’absence de transmission par le consommateur d’un index relatif à sa consommation réelle, après un courrier adressé au client par le gestionnaire de réseau par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou de fraude. »

Ainsi, la facturation d’EDF, n’avait pas été réalisée « en fonction de l’énergie consommée », car l’indice de relevé du compteur était resté invariablement noté à « 777 » de 2012 à 2016. Cet indice avait été qualifié d’« indice relevé » puis d’« indice estimé » alors que GRDF, le prestataire, ne s’était manifestement jamais déplacé pour relever le compteur.

Surtout, l’article L224-11 indique qu’aucune consommation antérieure à quatorze mois ne peut être facturée sauf à ce que le client interdise au prestataire l’accès à son compteur, refuse de lui transmettre un relevé après une demande par lettre recommandée ou en cas de fraude de sa part.
Le 26 septembre 2016, nous adressons une lettre recommandée au service client d’EDF et lui rappelons ses obligations. Nous lui proposons une régularisation de l’arriéré plafonné à 14 mois (à partir du 22 mars 2016). Nous demandons également la suppression des pénalités ainsi que la mise en place d’un plan amiable de remboursement pour le solde.

En décembre 2016, EDF réagit et accepte de réviser ses facturations. Après régularisation, une réduction de 6 292,38 € est accordée à Madame S.

LE MONDE CONNECTE
Un outil fidèle que l’on néglige.

Vous trouvez normal, bien que coûteux, de faire réviser votre véhicule. Et votre ordinateur, celui que vous utilisez quasi quotidiennement pour certains et plus … si affinités ?

Au « mieux » il devient lent, au pire, un jour, plus rien ne marche, et vous avez tout perdu. Alors quelques conseils simples et vitaux devraient vous permettre d’éviter cela (sans pour autant éviter la panne éventuelle).

Tout d’abord, faites une sauvegarde. Sur un autre appareil, sur un disque dur externe, sur un site de sauvegarde, voire sur un ou plusieurs DVD. Un rappel : une clé USB n’est jamais une sauvegarde fiable. Le plus accessible reste le disque dur externe, on en trouve à partir de 60/70 euros et même si cela reste un budget, vos documents et photos méritent bien l’investissement.

Une fois vos précieuses données à l’abri, vous pouvez procéder au nettoyage interne en commençant par les infections éventuelles.

Si vous avez un antivirus (ce qui est indispensable), mettez-le à jour. Si vous n’en avez pas, achetez-en un (NB : un antivirus gratuit représente une sécurité trompeuse), de nombreux sites vous proposent des comparatifs.

Ensuite faites un nettoyage plus approfondi des malwares, troyens et autres petites « vermines » collectés pendant la navigation. Vous trouverez sur ce site http://www.nettoyerpc.fr/, (qui a priori n’est pas commercial), différentes solutions.

Passons au nettoyage « logiciel ».

Commencez par supprimer tous les programmes installés et inutiles, voire néfastes ; cela permet de libérer de l’espace sur le disque dur et d’améliorer la sécurité de l’appareil.

Une fois le disque sain débarrassé de virus (et autres), des logiciels inutiles, mettez à jour votre système et tous vos logiciels car les mises à jour corrigent, entre autres, des trous de sécurité.

Ensuite : il ne faut pas répondre aux appels anonymes, voire aux inconnus en ne réservant vos réponses qu’aux numéros de votre carnet d’adresses.

Ensuite videz la corbeille, puis nettoyez le disque dur. Une fonctionnalité native est disponible chez Microsoft® (saisir « nettoyage disque » dans la zone ‘rechercher’), elle permet de gagner de l’espace sur le disque dur en supprimant les fichiers inutiles (dont les cookies, fichiers temporaires, …).

Tout étant propre, passez à la défragmentation du disque dur. Elle permet de ranger les fichiers les uns à la suite des autres afin d’optimiser l’espace disponible sur le disque dur et la rapidité d’accès.
Votre outil fidèle vous remerciera en travaillant plus vite.

Passons au nettoyage « matériel».

Il nettoyer physiquement ses appareils. Ceci vaut surtout pour les unités centrales qui s’encrassent rapidement : les ventilateurs qui permettent de refroidir la machine aspirent de l’air extérieur. L’accumulation de poussières perturbe le refroidissement et peut entraîner une surchauffe, voire le plantage de la machine. Pour cela, il est recommandé de dépoussiérer l’appareil 1 à 2 fois par an avec un petit compresseur à air, sinon avec une bombe à air sec. Il est conseillé de faire de même avec l’ordinateur portable et de nettoyer également clavier, souris, écran (notamment ceux des téléphones et des tablettes). Les téléphones portables contiendraient 500 fois plus de bactéries que la cuvette des toilettes.

Conseil iconoclaste.

Je terminerai par un conseil qui risque de faire bondir nombre d’écologistes : n’arrêtez pas votre PC systématiquement. L’idéal serait d’ailleurs de le laisser fonctionner en permanence.

Ce conseil va à l’encontre de la doxa. En effet l’arrêt total d’un PC, à condition de le débrancher physiquement, conduit à une économie d’énergie substantielle. Si on ne l’arrête pas, au bout d’un moment, il se met en veille (mode économie) et la consommation en veille est de l’ordre de 2/3 euros par mois (au coût actuel du kWh). Si on l’arrête et ne le débranche pas, la consommation tombe à 1 euro/mois. La conclusion serait donc qu’il faut le débrancher.

Par contre, des études ont démontré qu’un appareil que l’on arrête quotidiennement a un taux de panne beaucoup plus important qu’un appareil laissé en marche en permanence. Dans un PC, le disque dur est d’ailleurs particulièrement sensible à cela puisque cela affecte directement son MTBF (acronyme anglais signifiant : durée moyenne de fonctionnement d’un appareil avant la première panne).

Alors à raison d’une consommation de 25 euros par an par rapport à un risque de panne d’un poste qui coûte plusieurs centaines d’euros, on a le choix : protéger la planète ou son portefeuille !!!


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