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EDITO

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Bonjour à toutes et à tous !
Nous sommes très heureux de vous retrouver après cette pause estivale et espérons que vous avez passé de bonnes vacances. La lettre d’information Adéic revient avec ses parutions bimestrielles et cette rentrée s’annonce particulièrement riche et dense.

Depuis peu, vos enfants ont repris le chemin de l’école mais, peut-être, avant les pleurs de la rentrée scolaire, il a fallu vous battre, jouer du coude à coude dans les magasins pour trouver les fournitures scolaires aux meilleurs prix.
Choisir le cartable adéquat pour vos enfants, prendre ou ne pas prendre une assurance scolaire, autant de choix qui sont compliqués à faire à l’heure de la crise. Tout cela pèse de plus en plus dans notre budget.

Voici donc quelques petits conseils et informations sur les réflexes à adopter. (cliquez >) La rentrée scolaire 2016 et ses coûts

Patrick Mercier

ACTUALITES

La Loi Hamon, entrée en vigueur en mars 2014, favorise, par son décret sur les pièces détachées, la réparation de biens. Mais dans quelle mesure, cette législation, en faveur d’une consommation durable et responsable, a-t-elle un impact sur la politique des entreprises ?. Loi Hamon : les entreprises et la réparation (< cliquez).

La loi prévoit la mise en place d’un étiquetage nutritionnel facultatif sur les aliments à partir de la fin de cette année. Quatre signalétiques sont expérimentées par le Ministère de la Santé depuis le début du mois de septembre 2016 et font polémique. L’étiquetage nutritionnel(< cliquez).

La place des DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) est renforcée par le décret du 29 juin 2016 (publication du Journal Officiel du 30 juin 2016). La place des DIRRECTE (< cliquez). 

Le secteur de l’agrochimie revient sur le devant de la scène et suscite de vives réactions après la fusion de Bayer et de Monsanto le 14 septembre dernier. L’étau se resserre encore un peu plus et l’agriculture mondiale est désormais sous l’emprise de multinationales toujours plus puissantes … La fusion Bayer-Monsanto (< Cliquez).

A l’horizon 2021, 80 millions de compteurs communicants ou « intelligents » seront installés dans toute la France. La loi du 18 août 2015, relative à la transition énergétique pour une croissance verte, prévoit en effet le recyclage de la totalité des anciens compteurs (35 millions pour l’électricité, 10 millions pour le gaz et 35 millions pour l’eau). Le déploiement des compteurs Linky (électricité) et Gazpar (gaz naturel) suscite toutefois de vives critiques et inquiétudes parmi les consommateurs. Faut-il pour autant se méfier des nouveaux compteurs intelligents ? . Les nouveaux compteurs communicants(< cliquez).

Comme vous le savez sans doute, les cas de maltraitance animale observés dans certains abattoirs (suite aux vidéos publiées par l’association L214 ont permis la constitution d’une commission d’enquête parlementaire. Cette commission vient de rendre ses conclusions, le mardi 20 septembre dernier. Les raisons des dérives constatées semblent être d’ordres divers. Elles peuvent être liées à l’organisation du travail, au rythme de l’abattage (non adapté au volume d’animaux à traiter) ou encore parfois à la vétusté du matériel. Un point sensible (quelque peu tabou et opaque jusqu’à présent) a également été identifié : la problématique de l’abattage rituel, qui interdit l’étourdissement préalable de l’animal. Tous les scientifiques consultés alertent en effet sur les fortes souffrances vécues par les animaux qui sont abattus ainsi. Les changements à opérer ne devraient pas a priori nécessiter une nouvelle loi mais ils vont en revanche exiger plus de dialogue et d’échanges entre les parties concernées car il faudra trouver des solutions adaptées, pour réduire la souffrance animale lors de l’abattage. Comme l’Adéic le soulignait dans un précédent article sur les abattoirs, au XXIe siècle, on devrait objectivement pouvoir tuer les animaux de boucherie sans souffrances inutiles. Dans ce contexte à la fois sensible politiquement et complexe à gérer sur le terrain, la commission parlementaire préconise diverses mesures. Elle propose notamment la pose de caméras de vidéosurveillance, une présence accrue des vétérinaires dans les abattoirs, des formations ciblées pour les salariés, et la création d’un comité national d’éthique. Il sera pertinent d’observer comment cela va concrètement être mis en œuvre, au cours des prochains mois.

CAS PRATIQUE
Annulation d’un contrat de déménagement.

Madame Gertrude signe le 10 juillet 2016 un contrat de déménagement avec une entreprise de déménagement en ligne (société A).

Ainsi que le contrat le prévoit, elle ne verse pas d’arrhes ou d’acompte pour ce déménagement dont la date est fixée au 31 juillet 2016.

La veille de son déménagement, la société A la contacte pour la prévenir que, faute de déménageurs disponibles, le déménagement ne pourra pas avoir lieu à la date prévue, ni les jours qui suivent !

Dans l’urgence, Madame Gertrude, fait appel à une autre société de déménagement (société B) mais le devis de cette dernière est supérieur au devis de la première entreprise. Madame Gertrude recontacte cette dernière pour exprimer son vif mécontentement et pour lui demander une réparation de la situation dans laquelle la rupture du contrat l’a placée. Celle-ci lui propose une indemnisation de 366 euros.

Madame Gertrude conteste ce montant car, d’après elle, il ne couvre pas le préjudice qu’elle a subi. La société de déménagement ne veut pas modifier sa position.

Madame Gertrude décide alors de contacter l’Adéic qui étudie les conditions générales de vente. Celles-ci prévoient des pénalités de 40 % pour les clients qui se désisteraient dans un délai de 15 jours avant le déménagement. Mais aucune réciprocité n’est prévue dans le cas d’une annulation de l’entreprise.

L’Adéic contacte l’entreprise A et fait valoir le caractère déséquilibré de cette clause. En se basant sur la réciprocité hypothétique de la clause, elle demande l’application de la même règle pour l’entreprise de déménagement, soit 40 % du montant du devis initial. Cette somme couvrirait la différence entre les deux devis.

La menace de l’Adéic de porter publiquement cette affaire devant les médias a été efficace, l’entreprise ayant remboursé la somme demandée sous une semaine.

Il est intéressant de se pencher sur les nouvelles conditions générales. En effet, elles ont été modifiées depuis l’intervention de l’Adeic puisqu’elles prévoient désormais :

« Si l’entreprise est amenée à annuler les prestations la veille du jour convenu, le Client peut alors prétendre à une indemnité d’un maximum de 200% du montant du contrat conclu et accepté par les deux parties. Cette compensation représente le remboursement de la différence entre le contrat annulé par l’entreprise, et celui conclu auprès d’une autre entreprise pour effectuer la prestation annulée. »

Avant de signer un contrat de déménagement, nous vous rappelons quelques conseils utiles :

–       Vérifier que l’entreprise de déménagement est inscrite au registre du commerce et des sociétés ou au registre des métiers, mais aussi au registre des transporteurs et des loueurs, tenu par les services préfectoraux ;
–       Faire établir plusieurs devis par diverses entreprises car les prix proposés peuvent varier de façon significative (entre 20 et 50 %) ;
–       Si c’est possible, éviter de déménager en fin de mois ou pendant les vacances scolaires car le coût est plus élevé ;
–       En cas de pertes ou d’avaries, vous devez inscrire des réserves sur le bulletin de livraison avant que les déménageurs ne partent. Si vous avez signé le bulletin de livraison sans remarques particulières vous pourrez toutefois effectuer une réclamation. Attention cependant, toute réclamation devra être impérativement faite dans les dix jours qui suivent la livraison, sinon vous n’aurez plus de recours possible.

LE MONDE CONNECTE
PREVENTION SUR INTERENET : SOYEZ PROACTIFS

Lors d’une de nos dernières lettres Adeic, nous vous proposions un lien vers le système Bloctel – Liste anti-démarchage téléphonique d’Opposetel => http://www.bloctel.gouv.fr/ . Ce service est gratuit, d’une efficacité qui reste à démontrer, mais très vite sont apparus des sites « pirates » avec l’apparence de ce site-là, mais vous proposant un service payant.

Ce préambule est destiné, d’une part à vous mettre en garde, mais d’autre part à vous rappeler une notion que nous ne cessons de répéter : L’INTERNET, C’EST LA RUE !!

Le câble qui devait remplacer la télévision hertzienne. C’est le bon vieux câble coaxial qui reste d’actualité. Il constitue même une alternative intéressante à l’ADSL car moins sujet aux perturbations. Bien plus rapide que l’ADSL dans les deux sens web abonné. Les câblo-opérateurs utilisent de la fibre pour relier des points de distribution de quartier, mais ensuite la distribution chez l’abonné utilise le câble coaxial.

Il ne viendrait à l’esprit de personne de sortir sans fermer sa porte, de confier ses clés ou des renseignements personnels au premier venu, de répondre à toutes les sollicitations sans vérifier, etc…

Et c’est pourtant ce que l’on fait tous, plus ou moins, tout d’abord en n’utilisant pas des mots de passe sécurisés. Un mot de passe sécurisé, ce n’est ni les premières lettres de son clavier : AZERTYU, ni 123456, ni son nom et son prénom (même abrégés), ni celui d’un proche, etc…. Cela vous semble être rabâché, mais pourtant, en allant sur ce site CENETFRANCE (<CLIQUEZ< a>< Cliquez) vous verrez que 123456 arrive en tête des mots de passe utilisés par 56% des internautes.

Un bon mot de passe, c’est 8 à 12 caractères, plus il est long, mieux c’est, composé de caractères spéciaux, de majuscules, de minuscules et de chiffres.

Et pour le retenir, il vous suffit de créer votre système de mémorisation. Le système le plus simple est de retenir une phrase que vous connaissez par cœur, exemple de saison : « Les sanglots longs des violons de l’automne ……….» Vous obtenez : lsldvdla et vous ajoutez des éléments propres comme le numéro dans votre rue, disons le 27, ce qui donne lsldvdla27. Mais vous pouvez compliquer en disant que chaque fois que vous avez un d vous le remplacez par #, un s par $ et un p par % ; dans notre cas, on aura ls#v#la27.

Si nous reprenons le concept L’INTERNET C’EST LA RUE !!, vous ne vous fiez pas à n’importe quel prospectus, en particulier les innombrables propositions de dépannage reçues dans votre boite de courrier postal. Pour les mails, c’est pareil et les règles de base sont simples et nous sont rappelées par l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), et avec quelques conseils de notre part :

Ne faites pas confiance de manière aveugle au nom de l’expéditeur : Surtout si ce message comprend une pièce jointe, des incohérences dans le texte ou d’une forme et/ou d’un thème différents que ce que l’interlocuteur légitime vous envoie habituellement. Une idée consiste à indiquer dans le corps du texte le nom de la pièce jointe en entier. Exemple vous envoyez un fichier recette en pdf qui se nomme tartetatin.pdf, indiquez-le dans le message.

Une autre idée est, lorsque vous communiquez avec vos proches et amis qui vous connaissent, d’ajouter dans l’objet de votre mail un code. Si le sujet est « vacances », ajoutez devant par exemple votre code de département (disons Paris) et cela devient « 75vacances ». Ainsi tous vos amis sauront que c’est bien vous. Mais tout autre code convenu ne pourra qu’être meilleur.

ATTENTION aux pièces jointes : d’où l’intérêt du conseil qui précède. Mais si c’est un fournisseur qui vous l’envoie, assurez-vous que votre Antivirus est à jour et actif (proscrire les antivirus gratuits). Mais une précaution supplémentaire s’impose, attendez au moins 24H avant d’essayer d’ouvrir une pièce jointe inconnue si vous voulez absolument le faire, en particulier les fichiers compressés du genre .ZIP ou .RAR. En effet, les virus et autres pièges ne peuvent pas être repérés par les antivirus dans les premières heures de leur envoi. C’est une des facettes de ce que l’on appelle les attaques ZERO DAY. Au bout de quelques heures, la plupart des distributeurs d’antivirus sérieux ont trouvé la parade et lors des mises à jour qui doivent être fréquentes, l’intègre à leur antivirus. Le lendemain, vous constaterez que juste en passant sur le mail celui-ci sera repéré par l’antivirus, alors qu’au moment de sa réception, il passe à travers les mailles du filet..

Une autre précaution, en particulier si vous recevez un mail avec une facture d’un fournisseur d’accès ou tout autre organisme, consiste à ne pas ouvrir et donc utiliser cette pièce jointe, mais d’aller sur le site de l’organisme en utilisant les favoris de son navigateur pour la récupérer. On est alors certain de la source.

Ne répondez jamais à une demande d’informations confidentielles Vous avez sûrement tous reçu des mails vous indiquant que votre compte était bloqué, que vous deviez compléter ou modifier vos données personnelles, le tout avec un lien dont le nom est celui d’une de vos banques ou d’un fournisseur d’énergie, etc.

La règle est simple : NE JAMAIS CLIQUER, ni bien sûr COMPLETER ET RENSEIGNER LE QUESTIONNAIRE. Un exercice simple consiste à survoler le lien indiqué dans le mail et vous verrez apparaître une adresse totalement différente de celle de votre organisme.

Un autre signe suspect est la mauvaise qualité du langage employé, des fautes d’orthographe grossières, des tournures de phrase bizarres, des accents absents ou mal placés, etc …

Une seule parade efficace : allez sur le site de l’organisme concerné en utilisant votre navigateur et ses favoris par exemple, et encore ils peuvent avoir été modifiés !! : le mieux est de saisir l’adresse manuellement.

Paramétrez correctement votre logiciel de messagerie surtout si vous n’utilisez pas le Webmail de votre adresse (si vous n’êtes pas expert, faites-vous aider). Vérifiez que les logiciels sont tous à jour, désactivez la prévisualisation automatique des mails, ce qui oblige à télécharger les images et pièces jointes, (mais a le mérite de passer par le filtre de l’antivirus), dans les paramètres de sécurité désactivez l’exécution automatique des Active X, des plug-ins et des téléchargements en imposant votre accord.

La lecture de ces lignes doivent vout sensibiliser sur le fait que les failles de sécurité exploitent votre sentiment de confort de navigation, confort d’un mot de passe simple, confort d’un clic pour télécharger tout, d’un autre clic pour aller sur le site de sa banque etc.

Ce confort vouspensez l’avoir car vous êtes chez vous ou au bureau dans un univers clos et connu, mais ce n’est plus le cas car L’INTERNET C’EST LA RUE !! et votre confort ouvre la porte béante à votre domicile ou à votre bureau et à vos informations les plus précieuses.

Robert Montori


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Rédacteur en chef – Le Président Patrick Mercier
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