On parle souvent de manque d’informations ou de la nécessité d’apporter de nouvelles mentions concernant l’étiquetage alimentaire. Or les informations déjà données aujourd’hui sont parfois mal comprises ou interprétées. Voici un petit tour d’horizon de l’étiquetage des denrées alimentaires. Celui-ci a pour but principal d’informer le consommateur sur le contenu alimentaire et de le protéger. Selon la Directive européenne 2000/13/CE, on entend par étiquetage « les mentions, indications de fabrique ou de commerce, images ou signes se rapportant à une denrée alimentaire et figurant sur tout emballage […] ». Certaines mentions sont obligatoires, d’autres facultatives.

Les mentions obligatoires désignent, entre autres, la dénomination de vente (exemple : lait), la liste des ingrédients, la quantité nette et les dates de consommation. Sur la liste  des ingrédients, les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) ou les aliments allergènes doivent être spécifiés. Ce qu’il faut savoir, c’est que les dates de consommation sont sous la responsabilité du fabricant. Elles indiquent la période pendant laquelle le produit conserve ses propriétés spécifiques dans les conditions normales de conservation. Deux dates sont à distinguer : la  Date Limite de Consommation (DLC), et la Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO). La DLC concerne les denrées très périssables, telles que les viandes, poissons, produits laitiers…, dont la consommation au-delà de la date mentionnée présente un danger pour la santé. La DLUO indique, quant à elle, la date à laquelle les qualités gustatives ou nutritionnelles du produit sont susceptibles de s’altérer. Sans pour autant mettre la santé du consommateur en danger.

Il faut savoir décrypter les dates de péremption. En effet, concernant tous les produits sensibles, le respect de la DLC reste primordial. Par contre, pour les autres aliments type riz, pâtes ou céréales, le débat est ouvert. En temps de crise économique et face au gaspillage alimentaire entraîné par notre société de consommation, l’option peut s’avérer intéressante. En Angleterre par exemple, le gouvernement envisagerait de retirer ces dates de certains produits. Un exemple à suivre pour la France ?

 

 

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