Recyclage

Consommons mieux pour gérer nos déchets

La société dans laquelle nous vivons est telle que, si nous voulons laisser une planète accueillante à nos enfants, nous devons rapidement et efficacement changer nos habitudes de vie. La société de consommation doit s’adapter aux effets irréversibles de cette surconsommation générale. Un site dédié à la gestion des déchets et au respect de l’environnement a été créé après le Grenelle de l’Environnement, à l’initiative du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des transports et du logement et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie. Cette campagne de prévention et de sensibilisation autour de la réduction de déchets est à destination à la fois du grand public, des entreprises et collectivités locales.

Le site donne de nombreux conseils pratiques pour le recyclage, du type limiter les emballages, faire du compost quand c’est possible, limiter les impressions de documents, mettre une vignette « Stop Pub », louer ses outils etc. Assortis de jeux et d’un questionnaire à remplir, le site peut être amusant à consulter avec ses enfants dans un but pédagogique. Il n’en reste pas moins que nous devons faire d’une activité ludique un réflexe au quotidien. C’est une nécessité aujourd’hui.

Voici une liste de quelques « éco-gestes » non exhaustifs ou conseils à suivre pour la gestion des déchets et le recyclage:

– utiliser des ampoules fluocompactes ou à basse consommation d’énergie ;

– acheter d’occasion ;

– donner ses affaires au lieu de les jeter ;

– recycler ;

– acheter des appareils moins énergivores ;

– utiliser des sacs en tissu, réutilisables ;

– éteindre les appareils et les lumières ;

– prendre les transports en commun ou marcher ;

– veiller aux emballages lors des achats et privilégier leur absence ;

– manger local c’est-à-dire des denrées produites dans la région (limite les moyens de transport pour l’acheminement) ;

– isoler au maximum son logement pour limiter les pertes d’énergie: isolation des murs, doubles vitrages etc ;

– ne pas laisser couler sans fin le robinet ;

– utiliser des produits de ménage non toxiques ;

– autoproduire : faire soi-même son jus, ses compotes etc ;

– lors de nos achats, privilégier les objets de qualité et doté d’une longue durée de vie ;

– choisir une voiture en fonction de son émission de CO2 ;

– prendre des douches plutôt que des bains ;

– boire de l’eau du robinet ;

– au bureau : ne pas imprimer systématiquement tous ses mails, utiliser les papiers imprimés comme brouillon au verso ;

– trier ses ordures.

Quelques sites sources : www.fr.ekopedia.org, www.tri-recyclage.ecoemballages.fr, www.reduisonsnosdechets.fr, www.preservonslaplanete.com

 

Comment recycler ses médicaments ?

La France étant l’un des premiers consommateurs au monde de médicaments, leur recyclage est donc essentiel. Deux sortes de médicaments peuvent être recyclés : ceux qui restent après un traitement et dont la date est encore valable, et ceux dont la date est dépassée. Pour les premiers et les seconds, les déposer dans sa pharmacie est la meilleure solution. Depuis 2007, une loi oblige les pharmacies à collecter gratuitement les médicaments.

L’association Cyclamed regroupe les professionnels de l’industrie pharmaceutique et se charge du recyclage : comprimés, sirops, pommades, aérosols… Selon son site internet (www.cyclamed.org), les médicaments donnés à recycler sont incinérés de manière conforme aux normes environnementales, puis transformés en énergie pour éclairer et chauffer des logements.

 

Le tri sélectif, mode d’emploi

Le tri sélectif ne s’effectue pas de la même manière selon les villes. La plupart des municipalités s’impliquent dans cette action, au prix d’un budget conséquent. L’article qui suit est valable uniquement pour Paris. Ces gestes sont simples, citoyens, à la portée de tous et essentiels au regard de la surconsommation générale. Ne faisons pas de la Terre une vaste poubelle.

A titre d’exemple, à Paris, pour le tri sélectif de ses ordures ménagères puis le recyclage, il faut prévoir trois poubelles :

– une poubelle pour le verre : bouteilles en verre (vin, jus de fruits, huiles, sauces tomate), bocaux, pots de yaourts en verre, vaisselle…).

Ces détritus sont destinés à la poubelle à couvercle blanc.

– une poubelle pour le plastique, les boîtes de conserves nettoyées, le papier (tickets de caisses, feuilles, carton, magazines …), les cannettes en aluminium type boissons gazeuses, les bouteilles type sirop ou lait, les aérosols, emballages de produits cosmétiques (gels douche, shampoings, après-shampoings, crèmes etc), emballages de produits ménagers, les articles électroménagers (sèches cheveux, robots ménagers, DVD , télévisions)

Ces détritus sont destinés à la poubelle à couvercle jaune.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, attention à ne pas y mettre de sacs plastiques !

– une poubelle domestique pour les autres types de détritus: aliments, épluchures, emballages sales…

Ces détritus sont destinés à la poubelle à couvercle vert.

N’hésitez pas à consulter le site de votre ville ou de votre mairie pour plus de renseignements.

Attention aux erreurs de débutant !

Il y a souvent méprise sur le logo suivant :

En effet, ce logo « point vert » ne signifie pas que l’article est recyclable et destiné à la poubelle jaune, mais que l’entreprise verse une contribution à l’une des trois sociétés suivantes : Eco-emballages, Adelphe ou Cyclamed. Il s’agit d’un label de portée européenne.

Voici le logo officiel signifiant que l’article est recyclable :

 

Recycler son portable

Depuis avril 2011, 3 500 lieux de collecte »Ici je recycle »ont vu le jour dans une trentaine d’enseignes en France.

Ce dispositif imaginé par Eco-systèmes est déjà testé depuis juillet 2010 dans une soixantaine de magasins (Carrefour, Auchan, Darty, Fnac, etc.).

Selon une enquête TNS Sofres, 98 % des consommateurs interrogés jugent que l’information est facile à comprendre et 93 % affirment avoir envie d’y déposer leurs objets hors d’usage.

Cette initiative est un nouveau pas vers une consommation responsable. Si seulement tous les utilisateurs de téléphones portables pouvaient participer…

Affichage environnemental

L’affichage environnemental : pour quoi faire ?

Dans quelle mesure l’affichage environnemental sur les produits de consommation courante pourrait influer sur le comportement des consommateurs ou des industriels ? La question se pose actuellement avec la première expérimentation dans le domaine, initiée par le Grenelle I de l’environnement en 2008. Elle sera lancée en juillet prochain auprès de 163 entreprises pour une durée d’un an, sur les produits alimentaires, cosmétiques ou d’entretien. Un rapport au parlement devrait décider d’une généralisation en 2013.

L’impact environnemental prendra en compte la lutte contre l’effet de serre, l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, la pollution ou encore le respect de la biodiversité. Si en période de crise les consommateurs se préoccupent surtout des prix, une harmonisation semble nécessaire au regard des allégations fantaisistes et non contrôlées en matière d’affichage. Avec un affichage plus transparent, le consommateur, informé et éclairé, disposera de critères de comparaison entre les produits.

L’affichage peut constituer un pari pour l’avenir, une éducation pour demain. Il ne doit plus être un outil de marketing seulement, mais aussi un outil d’information avec des critères plus objectifs. Par ce biais, les industriels rendent des comptes aux consommateurs. Ces derniers pourront se sentir ainsi davantage concernés par l’aspect environnemental mais aussi par l’aspect qualitatif des produits.

Sur le long terme, l’affichage pourrait recouvrir un large éventail de données : informations environnementales sur le produit (de sa production à sa fin de vie) ou encore données sociales du produit (condition de travail de l’entreprise). Encore faut-il que l’affichage soit contrôlé, et ne se contente pas de faire apparaître des données brutes et sans explications, auquel cas il ne ferait qu’ajouter à la confusion du consommateur.

Pour la généralisation de l’affichage environnemental, mais …

26 novembre 2012

Sept associations nationales de consommateurs (ADEIC, AFOC, ASSECO-CDFT, CNAFC, Familles de France, Familles Rurales et UNAF) se sont regroupées pour évaluer l’expérimentation sur l’affichage environnemental et viennent de remettre leur rapport et avis à Delphine Batho.

Nous préconisons la généralisation de cet affichage mais émettons des conditions.

Après avoir analysé les attentes des consommateurs à partir d’une sélection d’exemples multicritères délivrés par les professionnels sur leurs produits ou services, nous demandons un affichage environnemental rendu obligatoire pour tous, établi sur la base d’un modèle-type et rendant compte des principaux impacts portés à l’environnement.

Afin de garantir l’adhésion des consommateurs à cette nouvelle forme d’information et donc sa réussite, l’affichage environnemental doit :

  • être de proximité, c’est-à-dire se trouver sur le produit ou le lieu de vente avec éventuellement un complément disponible sur un site Internet dédié indépendant
  • permettre l’appropriation par tous les consommateurs des messages fournis, notamment en utilisant un vocabulaire simple et compréhensible
  • assurer la fiabilité et la transparence des données affichées par un suivi, une évaluation et un contrôle publics.

Nous attendons que la mise en place de cet affichage se fasse graduellement dans le temps mais de manière déterminée en fixant les échéances par familles ou catégories de produits.

Nous entendons prendre toute notre place dans l’avancée en faveur d’un choix plus éclairé des consommateurs ainsi que dans la gouvernance du dispositif.

Le rapport final est dorénavant accessible sur le site de l’Adéic :

Rapport expérimentation affichage environnemental